Repos

À quoi bon enfoncer des portes ouvertes ? Les choses sont simples. Il n’y a que deux états. l’action ou le repos. Quand tu dors, tes cellules s’activent, et cela te repose. Quand tu t’actives, tes cellules se reposent-elles ? Ce n’est sans doute pas le cas, elles subissent une sorte d’épuisement selon tes activités, qu’elles vont essayer de réparer pendant ton sommeil, pendant que tu les laisses agit à leur guise parce qu’elle savent mieux que toi ce qu’elles ont à faire, pour leur existence propre et les relations qu’elles entretiennent entre elles. Mais elles forment un tout cohérent et vivant, obéissant à une harmonie quasiment absolue, et infaillible. C’est pour cela que le sommeil est absolument vital, et que la perte du sommeil est mortelle. Du moins, cette perte du repos profond, de la sérénité intérieure, psychique, ou de l’âme. Les tourments, les angoisses, les peurs, les chocs de toutes sortes, les mots violents, les désordres verbaux, les doutes, tout cela te mine, et affecte ton corps, cet ensemble ayant son autonomie et son signe unique. Sa vérité propre et sa raison d’être, de même que sa finalité ou son évolution, sa loi. À un autre niveau, nous serions comme les cellules d’un corps plus grand, un Nous qui fait société, et auquel nous donnons de l’existence par nos efforts. Existence n’est pas le mot juste. Serait-ce l’harmonie le mot ou la fonction ? Mais comment rendre cette « accord » au monde s’il n’existe pas en ce que chacun d’entre nous est censé posséder ? Si je suis chaotique, ou destructeur ? C’est là le point crucial de toute orientation négative ou positive du monde, l’importance du sujet en quête de lui-même, en ignorance du « je suis ». Autre question : quel serait ce « grand Sujet » qui mine les petits sujets et qui les oppresse ?

Si je dois ma vie à « nous », nous devons notre vie à un sujet plus grand qui se trouve en chacun d’entre nous, à condition de le trouver et de le servir, de le connaître donc, ce qui est impossible dans le coma de notre esprit. Ou dans la seule matérialité des choses. Dans le mensonge générant toutes sortes d’illusions et d’oublis. d’où l’importance de ne pas se tromper de Sujet dans nos propos. De quel sujet s’agit-il à ce sujet ?
Nous avons perdu beaucoup en nous encombrant d’objets inutiles et de concepts ou de mots, dans une confusion sans joie véritable. Tout cela a pour effet que le « nous » est oppresseur, et que nous courrons courant à notre perte.
Faire peuple ne suffit pas. Si le peuple ne sait pas Ce pourquoi chaque homme doit savoir de lui-même. Et qui se trouve dans le repos en phase avec le mouvement.

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