Trash test

Se tenir au plus près de la vérité, sans se mentir, sans faire semblant, sans se penser détenteur mais simple ouvrier à l’heure imposée, agir en conscience, et constater à la fois le bien et le mal, le pire et le meilleur, la souffrance et la joie. C’est un grand jeu de cartes que nous avons entre les mains, où chacune porte la marque des plans divins, de ces énigmes que nous avons à résoudre, et qui nous édifient, non sans peine.
Prends une seule pièce de l’étoffe dont nous sommes tissés, une seule pierre de l’édifice, tu auras l’ensemble, de même quelques lignes dans un roman, ou quelques vers révèlent l’esprit du poème. Il fut une époque où je me levais très tôt pour écrire dans le silence du matin, et réfléchissant à toutes ces situations impossibles, je m’échinais à en percer le mystère, ou les secrets, partant donc d’ici, je me retrouvais à toujours retomber et buter sur la question et la raison d’ordre divin, comme la partie me questionnait sur le tout. Bien et mal sont de Dieu, comme l’être et le néant. Mais vois-tu si nous sommes en vie, non ce n’est pas pour la perdre, ou retourner dans un néant sans être. Peu importe la façon dont nous avons échoués sur terre dans cette condition très approximative et contingente, enserrés dans ce corps si minimal.
Il est porteur des choses les plus sublimes, comme il a pu être facteur d’atrocités. Il faudra bien que cela cesse, si nous voulons vivre et mourir en paix. Que cesse cette merde. Cette décomposition du monde qu’on bétonne et enferme. De même que les esprits qu’on emprisonne.
Qui donc est facteur actuel de ce merdier mondial ? Des anges révoltés contre leur condition ? Et qui s’amusent dans leurs expériences à jouer avec le feu. Pensées perverses d’hommes ou de femmes qui partent d’un principe simple : dans le néant, tout est égal. Il n’y a là plus aucun bien ni aucun mal. La souffrance s’achève avec l’inconscience. De même la mémoire.
Tout cela procède d’une erreur de logique et d’une ignorance. Nous croyons pouvoir nous anéantir ou sombrer dans l’oubli. Dans le noir le plus profond du non-être. Mais alors c’est là que la souffrance est totale, comme la source de l’angoisse. Pauvre dieu ayant perdu tous ses corps, absolument comme un fantôme réduit à l’impuissance. Dans une matrice ne pouvant plus rien pour nous.
C’est pour cela que nombre d’œuvres d’art disent des papillons, comme une résurrection de l’âme, délivrée du néant.
Bon, la vérité, vous me demanderez ce qu’elle peut bien être… ce à quoi je vous dirai qu’elle est selon notre vie. Notre reconnaissance. Et même dans mes erreurs.

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2 réflexions sur « Trash test »

  1. A vrai dire le non être est une hypothèse issue de l’intelligence tronquée des humains, seul l’Etre existe, et il n’y a rien d’autre. C’est logiquement impossible…Nier l’être, le vivant véritable, c’est déjà l’enfer, (la souffrance principielle, cause de toutes les autres ) même pour celui qui semble jouir de condition paradisiaque, et cette souffrance cet enfer n’a pas de fond, mais nulle condition n’est éternelle . Se tenir au plus près de la vérité ( en supposant qu’elle soit connue ) est une exigence personnelle vraiment très difficile, le demander aux autres……Cultiver un « bon cœur » (certain diraient la compassion, l’altruisme) et faire de son mieux, même si c’est chute sur chute, erreur sur erreur, vous maintient sur la Voie .

  2. Non ce n’est pas hypothèse, le Néant. Benoîtement parce que l’être peut avoir besoin d’un supplément d’être qu’il n’emprunte pas à ce qui est déjà, mais à tout ce qui n’est pas encore, comme on produit des œuvres, et ne se limite pas à la transformation. Ainsi, il y a croissance sans épuiser les univers, ou les esprits.
    Mais bon, si le néant est symboliquement comme une matière, ce n’est pas grave si elle se met à exister et naître, si elle devient créée, non ex nihilo, mais à partir de ce qui est et s’y rénove. Comme pour y jouer, logiques et folies confondues…

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