Du relatif absolu ?

Exister pour rien, n’être qu’un débris, soupçonné de nuire, inutile en quelque sorte, né pour rien. Quand ton auréole est noire, ton âme comme du charbon, et que tu te penses maudit, vaincu, qu’est-ce donc qui fait défaut, à ce moment là ? Tu vois le monde comme il est méchant. Impitoyable, indifférent. Tes raisons, tes œuvres, tout cela n’est que fumée. Tu es englouti dans la cendre. Observe bien, combien les morts sont oubliés, et que tu n’as que cela comme seul horizon, te retrouver ou te perdre dans ce fleuve sombre parmi les défunts. Ce n’est pas à proprement dit une source de désespoir. C’est le passage obligé. Il est entendu que ce monde ne repose que sur du mensonge, proféré par la bouche des hommes et des doctes. Que seul le silence dit vraiment l’ombre ou la lumière. Et que ceci est absolu. Il n’est plus question de roches qui te broient de souffrances ou de caresses qui soulagent tes os, il n’est question que de ton aura de lumière. Ce que certains nomment Esprit. Non seulement ce monde est méchant, mais il est aussi fou et malade. Empoisonné par je ne sais quels endoctrinements, comme des pièges affreux, théologiques, diaboliques, carcans policiers et politiques, armées en blouse blanche qui t’éviscèrent, où tu n’es plus qu’un objet sans existence propre. Vois, c’est à ce moment là qu’il est urgent de saisir le bâton du Maître en Esprit. Parce qu’il sait. Que tout cela est en toi. Et qu’il est mauvais de mourir.

Il nous reste quelle existence ?

1

2 réflexions sur « Du relatif absolu ? »

  1. Il nous reste quelle existence ? Je ne vais pas contester le bilan noir de ce monde conditionné par l’opacité mentale d’ou émerge avidité et haine plus ou moins intense. En fait notre seule liberté c’est d’instant en instant par le discernement de se sortir de cette gangue, accomplir notre devoir et aider les autres comme on peut, leur donner un peu d’amour. Le Monde est beau, beau de la beauté première, mais tout dépend ne notre vision (de notre conditionnement). Plusieurs personnes marchent dans une foret, l’une sera ivre de lumière, l’autre de la beauté des arbres des fleurs des animaux, l’autre trouve que la nature c’est sale il y a plein de feuilles par terre et même des crottes de furet ou…… une autre est en entrain de calculer combien cette foret pourrait rapportée une fois coupée, l’autre y cherche un bon poison qui fait bien souffrir pour assumer une vengeance qui lui ronge le coeur, l’autre est à New York ou à Shanghai etc……..leurs traces se mélangent sur le sol, mais sont elles dans la même foret ? Voilà , la liberté est là

    • ça dépend…
      Dix mille gentils peuvent faire un monde méchant. Cent mille intelligents un monde bête. La beauté du monde se trouve-t-elle aussi dans ses horribles maux ? Peut-être, mais il me semble qu’il faille fouiller encore un peu plus profondément, jusqu’où ?
      Vois, c’est comme un corps, que serait-il si nous l’abandonnons ? Ce monde a quelque peu perdu la boule… s’il l’a eue un jour, s’il fût sensé une fois. c’est à dire s’il fût illuminé de Sa présence.
      Comment donc pourrions-nous nous élever aux lieux sublimes si les lieux sublimes ne viennent pas jusqu’à nous ?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.