Reprenons notre Esprit

Je vous l’ai dit, reprenons nos esprits. Ce qui se passe est trop grave. Si nous perdons nos esprits, nous serons perdus. Qu’est-ce qui pourrait nous sauver ? Quels instruments de l’univers viendrait donc nous porter secours ? Ce ne sont pas les intelligences, savantes, techniques, ces ensembles de machines calculatrices qui vont nous faire voir, voir ou vivre, entendre ou avoir l’idée d’un bien indéfinissable. Ceux qui veulent dicter la conduite à suivre dans le bal des événements sont ignares. Mettons qu’ils savent tout de même quelques choses, précisons. Ou qu’ils cherchent quelque chose qu’ils savent avoir perdu, mais s’égarent non sur les méthodes, sur les logiques, mais sur un autre niveau à préciser ou définir. De quoi s’agit-il ?
Si vous allez dans les bars, vous voyez des serveurs se servir des machines informatiques pour passer commande. C’est très rapide. Tous les objets sont connectés, de même que nous pourrions être connectés, à la fois pour passer commande, grâce à des puces intégrées, et pour nous débiter de façon quasi immédiate des points de vie sur notre compte bancaire, imputée à notre nom. On pourrait même concevoir une machine intelligente qui anticipe nos besoins, et calcule de façon extrêmement fulgurante les boissons que nous avons envie de boire à la fin de notre repas. Sorte de machine dotée des outils de la science qui prévoit le futur. Comme la physique anticipe le mouvement d’atomes et dans ces espaces de probabilités sait où la particule va se situer, à un temps donné. Tout cela suppose des montagnes de calculs, des tonnes de paramètres à faire entrer dans les données. C’est l’esprit de la science contemporaine capable d’intégrer les probables mouvements d’objet, en fonction des flux passés. Science qui se fonde sur le mouvement des électrons et des photons, et sur la vitesse, Mais ne peut rien savoir en dehors de cela. De la libre détermination de notre esprit. De toute cette irrationalité, de nos amours, de nos désirs et des images, des formes invisibles qui nous traversent, et qui se tiennent dans les profondeurs insondables des univers. Là, dans ces lieux où tout naît, ces lieux de notre âme et de notre éternité transcendante endormie, en ces endroits le Mystère est lumière, attirante. Les électrons et les atomes, les éons, les photons, tous ces objets savent de quoi il s’agit, mais ne aucun cas ne peuvent reconstituer notre destinée, située dans ces plans supérieurs incluant tous les plans de l’univers, de même que la fourmi ne nous connaît pas vraiment mais ne suit que son programme existentiel en phase avec son univers. Bref, la fourmi obéit, et ne choisit pas. Pas plus que l’atome.
Nous, nous sommes censés choisir, mais cela ne se peut si nous ne savons pas de quoi nous sommes faits, pourquoi nous sommes, et où nous voulons nous rendre. Nous devons aussi obéir à quelque chose que nous avons choisi initialement, au début, afin de nous retrouver, en phase ou en harmonie avec nos choix. Comme on dit « to be or not to be ».
Notre esprit fait « un » avec notre être. Nous ne pouvons obéir à une machine qui ne tient pas compte de notre être, de ce que nous sommes, malgré toute l’intelligence artificielle de la machine , qui n’est que le résultat des bêtises accumulées de l’histoire ou du passé : Violences, vols, peurs, appétits grossiers, avarices, mépris des uns et des autres, morsures en tous lieux des corps, ruses tromperies, tout cela mélangé avec des bontés et des douceurs.
De façon absolue, universelle, il y a la nuit et le jour, qui se mélangent à peine.
Tout ceci est hélas compliqué par les mots. Ce qui fait un mélange affreux où nous ne nous retrouvons pas. La nuit se mélangeant avec le jour, dans une grande confusion. Nous demeurons pris dans notre corps, la proie de tous les maux.

La proie du bas, qui nous dicte tout ce que nous devons exécuter, sans discussion possible, et ce serait affreux.
Comment avons-nous pu confondre le bas et le haut ?

Toutes ces choses relèvent de la synchronicité, des temps, des espaces, des ruptures, ou des liens , et pour s’y retrouver, ce n’est pas de la tarte.

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