Échouer près du but

Exposer en quelques lignes l’essentiel de sa philosophie, ou de sa sagesse, incluant défauts, et maux divers, cela n’a guère d’importance, cela ne pèse rien. Ce qui importe tient au vécu intérieur réel ayant un pouvoir sur son propre corps, et donc sur tout ce qui l’anime, dans le bien comme dans le mal, le noir et le blanc, la profondeur du passé et la vie future. Le corps, cette étoile à cinq branches, n’a pas besoin d’être parfaite pour vivre et évoluer, et renvoyer de la connaissance à son être intérieur réel, celui qui nous apparaît comme fantomatique, ou éthéré.

Mais en vérité, cette unité se forme dans le pur et se déforme dans l’impur. Il y a transition, passage. Il est souhaitable que ce passage se fasse vers le pur, ou le bon. Allant vers le mauvais, il faudra accepter l’existence douloureuse, des corps maladifs en proie à tous les maux possibles, dans un milieu devenu hostile, nous affectant. Songez aux radiations de l’atome, à la chimie qui détruit, à tout ce qui est insalubre, et vous comprendrez la crise globale du vivant. Nous sommes sur la sellette, prêts à être éjectés de cet habitat moribond par notre faute à tous. 

Ce n’est pas la quantité d’hommes qui fait l’homme. La quantité aggrave les défauts ou amplifie la qualité s’il y en a. La qualité de l’homme s’appelle sa divinité. Sinon, c’est son démon qui le suicide. Un échec est possible dans ce jeu cosmologique. Une mauvaise répétition pour un scénario trop bête.

Alors le but, où est -il ? que nous dit -il ? Non ce n’est pas prendre le pouvoir d’un état, non. Ce serait peut-être se reconnaître les uns les autres, et pouvoir se rassembler comme un seul dans cet ensemble de voix diverses. Même les plus horribles des hommes ont un salut à accomplir, un saut vers le meilleur. Il ne faut rien céder au mal (réfléchir)

Être un et multiple, un multiplié conscient. Ça change tout.

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