La vie à ses débuts.

On ne sait que dans sa chair. La science n’est pas dans les livres, ni dans l’expérience du laboratoire, elle ne peut être que dans la conscience, et la conscience dans la chair éprouvant les événements. Nous ne sommes pas des objets entre les mains des docteurs. Si nous le sommes, c’est au prix d’une aliénation du monde. De ceux qui prétendent savoir comme de ceux qui se livrent à ce mauvais jeu. Pour pouvoir savoir un peu en quoi consiste l’existence, on ne récolte pas de connaissance par le discours sans expérimenter soi-même. Les mots servent à cela, comme on suit une recette de cuisine, une fois le plat fait, on le consomme, on sait. Il y a une somme infinie de plats à consommer, de même tous les visages de gens aimables avec lesquels on forme une société. Ignorant ou délaissant les indigestes. On fait « monde » aussi avec le jardin. Il nous soutient, il autorise notre élévation. La progression de notre savoir avec le temps. l’amélioration de notre regard et par conséquent la métamorphose du monde.

Dès lors qu’on sait, alors on commence à exister.

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