Chaîne brisée

Comment savoir ce qui est juste ? Distinguer le vrai du faux ? Par les mots, non on ne peut pas, les mots ayant des sens cachés, ce qui fait que des propos semblant faux peuvent contenir une vérité secrète, de même que des paroles qui paraissent vraies peuvent nous induire en erreur. Le vrai, le juste ne sont vrais et justes que s’ils sont bons. Cela pour le monde, pas seulement pour un seul.
Il y a tellement de théories douteuses. À propos de tout. Tellement de complications que nous avons du mal à comprendre quelque chose dans ce monde si chaotique.
Nous ne pouvons vivre heureux en dehors de la vérité ; hors de celle-ci nous ne pouvons qu’en souffrir. Vivre ou penser, nous tenir hors de la pensée de vérité, de son esprit. Comme si le fil qui nous reliait était rompu. Comme si nous nous tenions hors de l’arbre de Vie. Bon, c’est quasiment impossible de se tenir à ce point en dehors. Nous serions fous ou littéralement broyés, sans aucun secours possible. Ce qui fait que l’arbre de vie ne vit que si nous le faisons vivre. Et ce faisant, il nous fait vivre, et ainsi comprendre ce que nous sommes, ce que nous devons être. Nous acquérons notre identité sans mensonge. Disons que nous progressons dans cette identité comme si nous reconstituions de jours en jours l’entité que nous fûmes. Notre réalité oubliée.
Non, nous ne provenons pas d’un assemblage de bactéries, de virus ou de cellules porteuses de chromosomes, d’un œuf ou d’une poule, non, nous sommes nés depuis toujours en dehors de cette terre.
Vous me direz, alors pourquoi la terre existe-t-elle ? Seule et qui semble perdue dans le vide.

Las de répéter les mêmes choses, je redis quand même qu’il fallait bien que nous quittions les cieux pour pouvoir les recréer en nous-mêmes, selon notre expérience, en conscience, en souffrance, en amour, et même en haine comme un poison à vaincre. Tout cela signifie que les dieux mêmes ont besoin de notre humanité sur cette terre, que nous faisons partie d’eux, depuis toujours et que nous sommes simplement éloignés d’eux à un point douloureux presque impensable, et pour eux et pour nous, un point très dangereux pour tout, s’il y a rupture entre la terre et les cieux, ou les dieux. Chaîne brisée. Déchaînement des forces chaotiques.

Sur terre, il y aura toujours du mal. Mais il peut s’alléger, et ne plus dominer sur le bien, étouffant tout le bien et le bon, nous faisant perdre espoir et nous suicider.
Les paroles ne suffisent pas à rendre cela effectif, il faut qu’elles soient suivies d’actes. La vérité se mesure dans l’acte.

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