Qui

Qui est ma mère, qui sont mes frères et sœurs. Cela nous a été déjà posé. C’est mystère, Mister. Comme celui de l’Amour. Comme celui des Mythes et des Images. De notre Âme. Non de la mort. La mort, c’est autre chose, c’est le passage obligé, l’opération qui transforme les corps, jusqu’à leur nudité d’un face à face avec l’âme reliant les corps. Nous ne saurons jamais ce qu’est la mort, nous ne ferons jamais connaissance avec cette force, ce serait notre mort.

Non, nous n’avons qu’à vivre et faire vivre les âmes et les corps. Nous trouvons là notre place parmi les vivants. La mort s’efface. Nous vivons, et parce que nous vivons la mort n’a plus de prise sur nous.

Bon, on peut le dire ou l’écrire, c’est assez facile, mais plus difficile est son application quotidienne, dans ce monde violent, qui a cette fâcheuse tendance à faire succomber les hommes et les femmes dans la tombe. Vois, ce n’est pas qu’une question d’oubli ou de mémoire, cela compte certainement, mais savoir Qui ou quoi nous devrions ne pas oublier. Ce que nous devons chercher, ce qui est haut et grand, ce qui élève les gens, comme les chants, les danses nous élèvent et nous délivrent.

Ceux qui sont tombés dans les tréfonds savent bien de quelle muse il s’agit, la nuit. Quelle déesse ranime la flamme.

 

 

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