Où il s’agit de ne pas perdre la boule

Ceux, bien malins qui occupent les premières places ne voulant pas laisser les autres gouverner leurs vies, détournent leur attention vers des choses pénibles, nuisibles et contraignantes qui les polarisent et les obsèdent, de telle sorte qu’ils ne savent plus quoi faire ou penser, sont forcés de ronger cet os sinistre qu’on leur met dans la bouche, comme un bâillon ou un masque.

Finies ces questions de sens, de métaphysique, de réflexions sur le temps futur, ou le destin, finies ces interrogations éclairantes sur la mort, sur l’immortalité, sur l’amour éternel. Par ces poids posés sur notre esprit, sur la psyché et la mémoire, nous succombons dans l’oubli, ou le vide. Pendant ces temps perdus, les opérations continuent, la machine à fabriquer une terre artificielle se poursuivent, à notre insu.
Nous ne sommes plus rien dans le Jeu. Absolument plus rien. Nous sommes poussières.
Nous sommes jouets entre des mains qui font de nous ce qu’ils veulent. Ce n’est pas tout à fait « normal ».

Alors, de mon côté, pour ne pas perdre le fil, je divertis ce qui nous divertit et nous égare, avec cette pensée du Temps. Le futur est pour toujours futur, idem pour le passé. Seul le présent se modifie, varie en fonction du futur. Mais non en fonction du passé. Le présent dans le temps est pratiquement rien si nous ne sommes pas dans le Présent éternel, essentiel.
Comment faire pour rendre le présent éternel, ainsi se pose la question, au sujet de l’être, pour rendre l’Éternel présent ?
Voyez, tout est fait pour nous détourner de cette question là. Ou pour que nous en mesurions l’importance par nos seules ressources, que nous nous retrouvions sans qu’un étranger nous le révèle, ou nous le dicte. Et paradoxalement, tout est fait pour nous faire croire que la question est résolue, close, et que nous n’avons plus qu’à suivre et obéir à nos maîtres. Les malins… 

Pensez donc, si nous ne perdons pas la boule, qui donc pourra nous imposer ce que nous n’aurions pas choisi ?
Ce qui règne en ces moments pénibles tient des forces barbares et brutales, des impuissances de démons déchaînés. Et c’est de là que sortent les effrois nous paralysant. 

 

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