les maux

Comme c’est embêtant, toutes ces contradictions. Tu approuves un jour certains mots porteurs d’un sens, tu crois avoir trouvé une certaine vérité, puis une autre arrive et te plonge dans le doute ou l’embarras, étant contraire, se situant complètement à l’opposé, effaçant les premiers. Cela veut dire qu’il n’y a pas d’énoncés définitifs de la vérité. Qu’il est pratiquement impossible de prononcer de jugements définitifs ou dans l’abstraction, d’autant plus si nous ignorons les fins, les raisons, le pourquoi des passions. De quelle flamme chacun d’entre nous brûle.
Mais voyez, malgré ce prétexte des contradictions flagrantes, nous ne pouvons renoncer à nos vérités. Ou même à la Vérité pure. Cependant nous ne tenons pas à l’imposer et nous imposer selon ses énoncés, ce serait quelque part une erreur profonde, pour autrui. Et pour soi.
Prenez l’Amour, chacun en a sa définition, qui coïncide avec sa personne, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a personne dans l’amour. Mais au contraire qu’il nous ouvre vers quelqu’un, ou quelqu’une, à laquelle nous nous soumettons et que nous servons. La recherche d’unité n’est pas du tout une volonté d’uniformisation du genre. Mon dieu n’est pas le tien, mon dieu n’efface pas le tien. Le mien ne peut pas faire vivre le tien si tu ne le fais pas vivre toi-même. Par contre ils peuvent se reconnaître, et former une unité plus grande, une foule de dieux, cet ensemble organique des êtres et des âmes qui composent Dieu, incluant la présence des myriades d’anges.

La lumière surgit de la Nuit, mais ce n’est pas la nuit qui crée cette lumière. Elle est utile à la lumière ; elle luit dans la nuit. Elle l’illumine. Là, il n’y a plus de contradiction possible. Dans un sens il n’y a plus de mal. Mais il a fallu passer par de nombreux maux. Sans y succomber.

Biens comme maux nous sont nécessaires pour trouver la Vérité pure. ( Ceci est d’un trivial affligeant dès qu’on le dit )

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