Bas les masques

Quel choc, quelle sidération ! On n’en revient pas. Il y a un gouffre, que dis-je, des constellations qui séparent les hommes entre eux, et des hommes en eux. Certains sont plongés dans la bêtise et la violence, d’autres planent sur des sommets de connaissances, n’ayant guère de lien, s’ignorant respectivement. Abrutis de savoirs ou d’instincts, cela fait un ensemble sourd. Les opposés sont irréconciliables.

L’ange de la Tempérance, loin d’être tiède, verse son eau sur le monde malgré les forces adverses. Ça fait quel effet ? Ça donne quelle certitude ? Quel remue méninge !

Tout ceux qui à force de doutes en arrivent à douter de leurs convictions et perdre leur sommeil confortable, peut-on dire d’eux qu’ils ont fait des progrès ? S’ils renoncent aux vieilles lunes. Aux astres morts.

Je songe à ce qui nous fait grandir, nous remplit d’amour, et de gratitude les uns envers les autres à qui nous devons toujours quelque chose. Ce qui fait que tout vit au lieu de mourir. Tout nous réjouit au lieu de nous affliger de malheurs. Pourquoi donc les enfants ont ce besoin impérieux de jouer, et de rire, si ce n’est que c’est la base du vivant, du bonheur et du divin qui s’élabore en eux et les prépare à devenir grands ?

Bas les masques, l’ignoble et scandaleux masque posé sur leurs sourires, comme un assassinat.

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