Se reposer

Quand le monde est lassant, pour se distraire et songer à autre chose qu’à ce chaos bien douloureux, il est amusant de se pencher sur des objets plus simples et des spéculations gratuites, des questions ou des images, dont on sait qu’on n’aura jamais la réponse définitive, ni la vision totale, mais c’est plaisant, comme quand on se promène sur un océan et qu’il n’y a pas de tempête.

Je relisais un livre sur l’origine physique de l’univers. L’auteur, entre autres choses, parle de Hubble, et des galaxies qui s’éloignent de l’observateur terrestre. Plus elles sont lointaines plus leur vitesse d’éloignement est rapide jusqu’à atteindre la moitié de la vitesse de la lumière, autant dire que ces corps célestes sont fulgurants dans leurs mouvements. Tout ceci, c’est grosso modo.

Je trouvais cela absurde. L’absurde est utile.

Je repris mon idée d’une Lumière « une » et pratiquement immobile. Je songeais à ce phénomène lumineux, comme à celui de l’onde qui se déplace sur un champ de blé. Les grains de blés sur leurs épis ne se déplacent pas, mais modifient la couleur et la texture du champ, avec cette impression de mouvement, de même que le son n’est qu’une variation de l’air arrivant à nos sens, mais  que son essence reste énigmatique.

La lumière, si l’on en croit Einstein, le photon est sans masse. Il n’appartient pas à la masse, ou à la matière à proprement dit, il n’est qu’une expression de la matière. Il décolle à peine de la matière, de façon minimale.
Bref, je pensais, à tort ou à raison que le photon ne se déplace pas. Qu’il n’y a pas d’objet en mouvement, mais onde. Comme les ondes sur l’eau, font du noir et du blanc. Que seule l’onde se déplace, comme on se bouscule dans une foule d’automobiles arrêtées au feu rouge et démarrant au vert.
Si la lumière ne se déplace pas, son passage du violet au rouge, visible dans les galaxies les plus éloignées, signe de l’accroissement apparent du mouvement des galaxies, cela veut dire autre chose que ce que nous percevons, avec nos yeux ou nos lunettes, cela veut dire que la lumière se déplace au sein de son spectre, au sein d’un Univers stationnaire, et non en expansion. Cela veut dire aussi que la lumière est ce qui jaillit de la matière Noire. La Lumière s’allume, puis passe par toutes les couleurs du spectre et retourne à la nuit. La lumière s’allume puis s’éteint. 

Ma femme me faisait remarquer que ceci n’était pas de la lumière spirituelle. J’en convins.

La Mère donne le Fils, la Matière engendre la Lumière,
Il a fallu tout de même quelque chose ou acte pour déclencher la mise à feu.

Bon, tout cela, nous repose.
Et nous Re-pose.

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