Un échange fructueux de fruits différents

Un peu comme la vérité se prouve par l’absurde, Dieu se prouve par le néant. Néant auquel on est confronté, soit au cours de cette existence, et cela de façon douloureuse, soit dans une perspective future redoutée. Puisque Tout existe, nous existons dans cette totalité et par cette totalité, c’est à dire que notre existence même porte son regard sur l’existence, par la conscience que nous en avons, nous lui donnons son sens, nous embrassons la totalité, selon nos limites.
L’idée de Dieu se confond avec celle du fini ou de l’infini.


Si Lavoiser disait qu’il n’avait pas besoin de l’hypothèse Dieu, c’est comme si nous en avions besoin pour réparer, ou produire nos automobiles, ou effectuer nos propres expériences. Rien ne nous en empêche. Tout est possible, même ce Rien. Dans ce sens là nous sommes libres de nous diriger vers l’un ou l’autre.
Mais juste une question, à savoir s’il est possible pour un existant quelconque de s’anéantir. Se dissoudre, se pulvériser, disparaître du repère spatio-temporel, certainement mais aller remplir le Néant de quelque chose, ce serait à la fois échapper au temps, et à l’espace. Cela doit être assez difficile techniquement.
Si du néant rien ne sort, qu’est-ce qui pourrait bien y entrer ?

Bref, le néant est éternel, hors du temps. Cela ne veut pas dire que dans l’éternel il n’y a pas plusieurs temps.

Dieu en tant que Verbe, aussi est une idée lumineuse. Regarde combien les échanges verbaux peuvent être fructueux, et donnent à la fois à penser, à rire, à pleurer, nous abordons des dimensions assez fulgurantes dans ces moments d’échanges de mots. Le verbe nous reliant à quelque chose de supérieur à toi et à moi.

Bon, qu’on se passe de Dieu quand tout est assez en ordre. Cela se conçoit facilement, parce qu’il y a assez d’ordre nous précédant, par l’ordre de la Nature naturante les choses de ce monde, et donnant les objets naturés du monde. Par l’ordre social aussi s’il est juste. Et par ses autorités, qui sont comme des entités nous surplombant, un peu à l’image des dieux organisateurs, ceux là plus facilement acceptés que cette entité abstraite et indéfinie nommée Dieu.

Bien sûr, dans un sens, la nature n’existe pas en tant qu’entité, elle n’existe qu’en tant que concept, ou verbe englobant des objets. Elle serait d’ordre subjective.
Mais au même titre que nous, ce sujet permanent traversant les formes divers de nos corps, du bébé au vieillard.
Comment pourrais-tu dire que tu, toi, ou lui, n’existent pas en plus de leurs corps ? Nous ne serions que des corps, nous y serions enfermés. Nous n’aurions dans ce cas nulle existence.

Voilà bien quelques éléments qui me sont venus à la suite de notre échange de ce matin.

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