L’illusion du bonheur, ou le pourquoi de la liberté


Il n’est pas possible de retrouver en nous cette dimension de l’esprit, si nous devions nous tenir aux condition fixées par des hommes, aussi acceptables soient-elle en apparence, selon des plans et des visées strictement matérielles, confortables ou sécurisantes, nous passerions à côté du champ de toutes les expériences, nécessaires à la vie, autant en bien qu’en mal, en peines ou en joies. Nous serions incapables de faire naître en nous la sensibilité et par conséquent la lucidité avec ses émotions. En quelque sorte nous serions perdus dans la platitude insignifiante des non-événements, ignorant des sommets et des profondeurs, animaux satisfaits dans leurs étables satisfaits de leur pitance. Bref, des entités strictement terriennes et rien que cela.
Nulle divinité ne pourrait plus habiter les hommes, séparé à jamais de cet état de l’être, de ses origines, et de son esprit.
Celui-ci, le royaume, le lieu où l’homme est censé régner ne pouvant qu’être extérieur à cette existence, aux choses manifestées visibles et invisibles, ou dans la profondeur de sa psyché et de sa mémoire, c’est à dire hors des limites strictes de l’existant, nous serions retenus dans ces limites sans moyens pour pouvoir redécouvrir ce divin en nous.
Sans cette liberté causant du bien et du mal, et nous mettant face à des choix, face à nous -mêmes en quelque sorte, rien ne peut susciter une prise de conscience ou un éveil.
Nous serions prisonniers de l’illusion du bonheur, mais cet état ne saurait être qu’un vrai malheur.

Je songe à l’âme. L’âme n’est pas dans le corps. Il faut au corps ce vécu pour rejoindre son âme. Ce vécu ne peut pas être canalisé, tout comme un fleuve pour être vivant ne peut l’être.

les maux

Comme c’est embêtant, toutes ces contradictions. Tu approuves un jour certains mots porteurs d’un sens, tu crois avoir trouvé une certaine vérité, puis une autre arrive et te plonge dans le doute ou l’embarras, étant contraire, se situant complètement à l’opposé, effaçant les premiers. Cela veut dire qu’il n’y a pas d’énoncés définitifs de la vérité. Qu’il est pratiquement impossible de prononcer de jugements définitifs ou dans l’abstraction, d’autant plus si nous ignorons les fins, les raisons, le pourquoi des passions. De quelle flamme chacun d’entre nous brûle.
Mais voyez, malgré ce prétexte des contradictions flagrantes, nous ne pouvons renoncer à nos vérités. Ou même à la Vérité pure. Cependant nous ne tenons pas à l’imposer et nous imposer selon ses énoncés, ce serait quelque part une erreur profonde, pour autrui. Et pour soi.
Prenez l’Amour, chacun en a sa définition, qui coïncide avec sa personne, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a personne dans l’amour. Mais au contraire qu’il nous ouvre vers quelqu’un, ou quelqu’une, à laquelle nous nous soumettons et que nous servons. La recherche d’unité n’est pas du tout une volonté d’uniformisation du genre. Mon dieu n’est pas le tien, mon dieu n’efface pas le tien. Le mien ne peut pas faire vivre le tien si tu ne le fais pas vivre toi-même. Par contre ils peuvent se reconnaître, et former une unité plus grande, une foule de dieux, cet ensemble organique des êtres et des âmes qui composent Dieu, incluant la présence des myriades d’anges.

La lumière surgit de la Nuit, mais ce n’est pas la nuit qui crée cette lumière. Elle est utile à la lumière ; elle luit dans la nuit. Elle l’illumine. Là, il n’y a plus de contradiction possible. Dans un sens il n’y a plus de mal. Mais il a fallu passer par de nombreux maux. Sans y succomber.

Biens comme maux nous sont nécessaires pour trouver la Vérité pure. ( Ceci est d’un trivial affligeant dès qu’on le dit )

Où il s’agit de ne pas perdre la boule

Ceux, bien malins qui occupent les premières places ne voulant pas laisser les autres gouverner leurs vies, détournent leur attention vers des choses pénibles, nuisibles et contraignantes qui les polarisent et les obsèdent, de telle sorte qu’ils ne savent plus quoi faire ou penser, sont forcés de ronger cet os sinistre qu’on leur met dans la bouche, comme un bâillon ou un masque.

Finies ces questions de sens, de métaphysique, de réflexions sur le temps futur, ou le destin, finies ces interrogations éclairantes sur la mort, sur l’immortalité, sur l’amour éternel. Par ces poids posés sur notre esprit, sur la psyché et la mémoire, nous succombons dans l’oubli, ou le vide. Pendant ces temps perdus, les opérations continuent, la machine à fabriquer une terre artificielle se poursuivent, à notre insu.
Nous ne sommes plus rien dans le Jeu. Absolument plus rien. Nous sommes poussières.
Nous sommes jouets entre des mains qui font de nous ce qu’ils veulent. Ce n’est pas tout à fait « normal ».

Alors, de mon côté, pour ne pas perdre le fil, je divertis ce qui nous divertit et nous égare, avec cette pensée du Temps. Le futur est pour toujours futur, idem pour le passé. Seul le présent se modifie, varie en fonction du futur. Mais non en fonction du passé. Le présent dans le temps est pratiquement rien si nous ne sommes pas dans le Présent éternel, essentiel.
Comment faire pour rendre le présent éternel, ainsi se pose la question, au sujet de l’être, pour rendre l’Éternel présent ?
Voyez, tout est fait pour nous détourner de cette question là. Ou pour que nous en mesurions l’importance par nos seules ressources, que nous nous retrouvions sans qu’un étranger nous le révèle, ou nous le dicte. Et paradoxalement, tout est fait pour nous faire croire que la question est résolue, close, et que nous n’avons plus qu’à suivre et obéir à nos maîtres. Les malins… 

Pensez donc, si nous ne perdons pas la boule, qui donc pourra nous imposer ce que nous n’aurions pas choisi ?
Ce qui règne en ces moments pénibles tient des forces barbares et brutales, des impuissances de démons déchaînés. Et c’est de là que sortent les effrois nous paralysant. 

 

Vive la France

La France c’est un peuple, une voix parmi les peuples. Peuple debout, à l’écoute des battements du Cœur de la terre universelle.

Vive l’Arbre de Vie qui seul donne à vivre. Étendant ses racines dans les profondeurs du passé, ses rameaux vers sa destinée, soutenant tous ses fruits vers leur maturité. Arbre solaire. Relié à tous les arbres. Unifiant l’homme et la femme dans un seul être, une seule et même conscience d’être, de dire et de faire. Là où tous peuvent retrouver leur liberté, leur égalité et fraternité perdues. Leur vérité oubliée. Il n’y a plus que du bien, les maux n’ont plus prise sur nous. Lieu du bonheur simple où tout coule de source, tout se met en place sans forcer. Tout être, toutes choses trouvent leur utilité et leur place. Il n’y a plus rien souillant les corps et les âmes.

Ça tombe tout seul

Nous voudrions savoir ce qui se passe. À quoi rime tout cela ? Nous nous interrogeons. Cela nous paraît très maléfique. Insoluble piège. Voie sans issue. Nous ne sommes plus rien. Réduits à n’être que des numéros dans un ensemble de données qui composent la carte, la géographie, la table des opérations et des mouvements inscrits sur des tableaux informatisés, scannés en une multitude de feuillets superposés, les hommes n’ont plus d’existence propre, ils sont sujets d’un plan, d’un modèle en cours d’élaboration sous leurs yeux, contributeurs volontaires d’un projet non défini, n’ayant pas de sens défini, excepté cette impression de pouvoir y vivre. À la différence des premiers hommes naïfs jetés dans la nature sauvage, qui n’avaient que leur imaginaire pour restituer les modèles existentiels, puiser par les mythes tout le mystère, ainsi que ce sentiment d’exister et de pouvoir jouer dans le monde, et donc d’y vivre pleinement, fusionné ou en osmose avec la totalité perceptible, il est possible de dire qu’il vivaient vraiment sous l’autorité de la nature ou de ce qui l’a produite. Les hommes vivaient par la tribu, la terre, la nature, le sacré en face d’eux.

Ici, désormais, dans ce nouveau monde, il n’y a plus rien de tout cela. Il n’y a plus que des théories et des concepts, donnant lieu à des idéologies et des systèmes dans lesquels nous devons nous mouler et nous conformer pour pouvoir y subsister sans trop de dégâts, et si nous nous y plions pas en récusant leurs principes, nous sommes exclus du jeu. Ce n’est plus la nature qui dicte le jeu mais une sorte de machine implacable, et sans pitié. D’une nature « bonne »nous sommes passés à une nature mauvaise, une machine infernale. D’une lumineuse nous sommes passés dans une ténébreuse. D’une nature paisible à une machine de guerre contre nature.
Malgré tout cela les hommes continuent, ils complexifient leurs lois, ils améliorent les systèmes et affinent leurs techniques, économiques, marchandes, séduisantes, hypnotisant les foules, contraignant en privant ou récompensant. Du plus riche au plus pauvre, ils servent cette machine inhumaine. Insensée. Ce qui fait qu’il n’y a plus personne sur terre. Plus personne pour pouvoir dire « moi» et conserver son « moi » inviolable. Tous les sujets étant dissous dans une insignifiance globale, mondiale, qui passe pour transcendante, mais est une inversion de la vérité, ou sa preuve par le manque, ou par l’absurde.

Il existe une nécessité faisant loi. C’est de devoir se conformer à quelque chose, à un « plan », ou un modèle sur lequel nous calquons nos modes de vie. À des archétypes ? C’est le fondement de l’esprit religieux. Source de nombreux conflits. Jésus ne t’a jamais demandé de vivre comme lui, il t’a juste demandé de chercher ta loi, de la vivre, ce qui ne peut être que juste si la loi est juste.

Plus simple tout de même que toutes ces modélisations qui nous tombent du Ciel pire que la foudre de Jupiter.

Universel

J’aimerais qu’on m’explique comment les hommes vont pouvoir atteindre l’Universel en envoyant des fusées sur Mars. L’espace est si vaste et si vide. il n’y aura rien que du gaspillage de plus, des déchets supplémentaires sur la terre, invivable. Et rien sur Mars.

Notre temps est celui de la fin. La disparition des baleines et des orangs-outangs, l’autoritarisme délirant des puissants détenteurs des machines, les campagnes vidées de leurs habitants, les villes grouillant de monde et de solitudes, les illusions du progrès des robots, qui décident à notre place, et dictent leur loi.

La Terre ne supporte plus ce parasite, cela la met dans tous ses états, pour évacuer ce qui la mine. Elle est vivante. Et spirituelle.

 

Qui

Qui est ma mère, qui sont mes frères et sœurs. Cela nous a été déjà posé. C’est mystère, Mister. Comme celui de l’Amour. Comme celui des Mythes et des Images. De notre Âme. Non de la mort. La mort, c’est autre chose, c’est le passage obligé, l’opération qui transforme les corps, jusqu’à leur nudité d’un face à face avec l’âme reliant les corps. Nous ne saurons jamais ce qu’est la mort, nous ne ferons jamais connaissance avec cette force, ce serait notre mort.

Non, nous n’avons qu’à vivre et faire vivre les âmes et les corps. Nous trouvons là notre place parmi les vivants. La mort s’efface. Nous vivons, et parce que nous vivons la mort n’a plus de prise sur nous.

Bon, on peut le dire ou l’écrire, c’est assez facile, mais plus difficile est son application quotidienne, dans ce monde violent, qui a cette fâcheuse tendance à faire succomber les hommes et les femmes dans la tombe. Vois, ce n’est pas qu’une question d’oubli ou de mémoire, cela compte certainement, mais savoir Qui ou quoi nous devrions ne pas oublier. Ce que nous devons chercher, ce qui est haut et grand, ce qui élève les gens, comme les chants, les danses nous élèvent et nous délivrent.

Ceux qui sont tombés dans les tréfonds savent bien de quelle muse il s’agit, la nuit. Quelle déesse ranime la flamme.

 

 

La vie ruse

Ce matin, je me disais ceci : Les hommes se lèvent en masse, partout sur la terre, pour retrouver leur liberté, comme si elle avait été perdue, comme si on les avait trompé, et que cela se révèle enfin, quand nous sommes rendus au bord du précipice, au bout de toutes ces impasses, qui sont le résultat de tous les mensonges accumulés au cours des siècles, nous enfermant, nous isolant du reste de l’univers, comme si dans ces univers, il n’y avait nulle voix, nulle parole, donc nulle issue autre que la mort, l’extinction, un univers de cendres.

Alors on dit non, on veut entendre ce que nous dit l’au-delà, exactement comme dans nos amours nous voulons entendre la voix de l’autre.

Signe des temps

Signe des temps, c’est comme la fin. Un temps s’achève, pour qu’un autre arrive. Le passage entre les deux est difficile. Ce n’est pas dans les exoplanètes que nous risquons de découvrir plus de vérité que sur terre, ou bien retrouver le royaume perdu. Au contraire, ces recherches par leurs violences ne peuvent qu’aggraver la situation très fragile de la vie terrestre, et amplifier les désastres, aussi bien pour notre santé que pour celle des formes vivantes, toutes affectées. Ce n’est pas non plus sous le microscope que nous découvrirons l’amour ou la pureté des désirs. Non tout cela , tout ce vrai se tient dans votre demeure en harmonie, dans votre foyer. Entretenir la flamme, qui donc le pourrait à ta place ?  Cette flamme ne tient pas toute seule. Cela suppose de la cultiver, un peu. Sans trop souffler sur les braises, sans trop se brûler les ailes,ou la noyer sous des montagnes d’eaux.

Si un jour, vous voyez le ciel s’ouvrir, ne vous inquiétez pas, ne vous effrayez pas, même si cela secoue. Les dieux – si je puis dire – et les anges, savent très bien ce qu’ils font.

Juste une chose, laissez les morts tranquilles. Laissez les où ils sont.

Chaîne brisée

Comment savoir ce qui est juste ? Distinguer le vrai du faux ? Par les mots, non on ne peut pas, les mots ayant des sens cachés, ce qui fait que des propos semblant faux peuvent contenir une vérité secrète, de même que des paroles qui paraissent vraies peuvent nous induire en erreur. Le vrai, le juste ne sont vrais et justes que s’ils sont bons. Cela pour le monde, pas seulement pour un seul.
Il y a tellement de théories douteuses. À propos de tout. Tellement de complications que nous avons du mal à comprendre quelque chose dans ce monde si chaotique.
Nous ne pouvons vivre heureux en dehors de la vérité ; hors de celle-ci nous ne pouvons qu’en souffrir. Vivre ou penser, nous tenir hors de la pensée de vérité, de son esprit. Comme si le fil qui nous reliait était rompu. Comme si nous nous tenions hors de l’arbre de Vie. Bon, c’est quasiment impossible de se tenir à ce point en dehors. Nous serions fous ou littéralement broyés, sans aucun secours possible. Ce qui fait que l’arbre de vie ne vit que si nous le faisons vivre. Et ce faisant, il nous fait vivre, et ainsi comprendre ce que nous sommes, ce que nous devons être. Nous acquérons notre identité sans mensonge. Disons que nous progressons dans cette identité comme si nous reconstituions de jours en jours l’entité que nous fûmes. Notre réalité oubliée.
Non, nous ne provenons pas d’un assemblage de bactéries, de virus ou de cellules porteuses de chromosomes, d’un œuf ou d’une poule, non, nous sommes nés depuis toujours en dehors de cette terre.
Vous me direz, alors pourquoi la terre existe-t-elle ? Seule et qui semble perdue dans le vide.

Las de répéter les mêmes choses, je redis quand même qu’il fallait bien que nous quittions les cieux pour pouvoir les recréer en nous-mêmes, selon notre expérience, en conscience, en souffrance, en amour, et même en haine comme un poison à vaincre. Tout cela signifie que les dieux mêmes ont besoin de notre humanité sur cette terre, que nous faisons partie d’eux, depuis toujours et que nous sommes simplement éloignés d’eux à un point douloureux presque impensable, et pour eux et pour nous, un point très dangereux pour tout, s’il y a rupture entre la terre et les cieux, ou les dieux. Chaîne brisée. Déchaînement des forces chaotiques.

Sur terre, il y aura toujours du mal. Mais il peut s’alléger, et ne plus dominer sur le bien, étouffant tout le bien et le bon, nous faisant perdre espoir et nous suicider.
Les paroles ne suffisent pas à rendre cela effectif, il faut qu’elles soient suivies d’actes. La vérité se mesure dans l’acte.