Se gouverner, orienter sa conscience

Il n’y a qu’une terre et il n’y a qu’une vie, une seule Humanité comme une seule conscience propre à cette humanité, et nous, adaptés à ce conscient. Ou non. En équilibre ou en déséquilibre.

Nous sommes gouvernés, soit par les forces brutes des gens armés et subissons leurs violences, soit par les forces rusées et nous subissons leurs mensonges. Mais jamais nous ne sommes gouvernés par la sagesse, la mesure, ou par simple enseignement transmis, nous éclairant et nous laissant le choix.
Idéalement, il ne peut y avoir qu’une seule façon de (nous) gouverner. Mettons que ce soit le cas. La conscience éveillée, la lucidité, la bonté, l’harmonie, la bonne volonté, toutes ces vertus existent en nous, inhérentes à ce que nous sommes censés pouvoir faire fleurir à chaque moment. Là, rien ne s’impose de façon violente, ou façon sournoise. Chacun y trouve et connaît sa place sans prendre celle des autres.
Ce qui n’est pas le cas, effectivement. Le monde ne fonctionne pas selon cet équilibre, de savoir ce que nous faisons, et de croire ce que nous allons pouvoir découvrir. On nous impose des actes et nous impose de croire ceci ou cela. Les deux pouvoirs, sabre et goupillon (caricature des pouvoirs respectifs) non seulement luttent pour nous dicter leurs lois, ou leurs visions des choses, mais ces deux entités luttent entre elles depuis toujours, générant dans le monde une scission infecte, et rendent la vie infernale. Les guerres de l’esprit n’ayant rien à envier aux guerres tout court.
Lesquelles suscitent lesquelles ? Persécutés, les gens se vengent et persécutent à leur tour. Dominés par tel clergé et obligation de croire, le renversement s’opère et la dictature revient, imposant des normes contraires aussi aberrantes et violentes au fond.

Tout cela engendre une Terre morte et une Vie mourante qui n’y peut rien, que de nous abandonner.

L’homme, ce roi si brillant déchu, reste seul avec ses malheurs et son désordre mental, sa conscience désemparée. Il n’a plus face à lui que des installations. Des choses n’ayant aucun sens. Certains, à juste titre, disent des machines qui gouvernent les hommes mécaniquement. L’humain a disparu. Pensez au Roi et l’oiseau, voyez le robot géant qui détruit tout sur son passage et reste éprouvé de constater la désolation des ruines qu’il engendre. Nous n’en sommes pas si loin. Si nous réfléchissons, à l’état de la nature, des dangers des installations qui envahissent les espaces naturels, et nous enferment dans des impasses. Les politiciens se glorifient des victoires sur leurs ennemis et triomphent sur des ruines et des pauvretés, sans honte ni remord. De l’autre bord, du coté des spiritualistes, on fait succomber sous les coups du soporifique, comme lors d’une opération où l’on endort la conscience pour que le patient ne souffre pas. Et sous ceux du fanatique qui se réveille et prend la mesure des indignités, qui agit alors violemment. Ce n’est jamais « bien ».

Nous sommes pris en tenaille par ces deux « pouvoirs » en lutte. De façon récurrente, et maladive, monde fêlé. La Science entre les deux balance. Le monde scientifique étant lui-même pris, soit par la conscience, bonne ou mauvaise, soit par obligation matérielle, mais la liberté existe à peine, dans ce monde de compromis douteux.
Pensez bien que tel que nous sommes, rien ne sera possible que du malheur, dans l’état où nous sommes, avec ces forces en présence et ces crispations identitaires sur tout la terre.
Sans parler des fous qui veulent aller sur Mars.

Comme si nous n’étions pas de la Terre à l’état naturel, comme si nous avions une autre Vie que celle que nous avons en notre conscient.

Partant de cela, de cette révolution de la conscience, nous serions en mesure de nous gouverner, disons de nous orienter. Sans nous laisser compter ni violenter.
Il ne suffit pas d’aller vers l’Orient.

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