Dia loguer avec son âme, voilée.

Si tout est flot, ou flux, si tout passe, ou passera, rien ne reste, nulle permanence, nulle constance sur les flots, comme si il n’y avait personne à marcher sur les eaux. Pourquoi les hommes redoutent tant la mort ? cette épine dans le cœur de celui qui demeure pendant que l’aimée ou l’aimé part ?  ou peut-être dans le cœur de celui qui part, et doit laisser derrière lui ceux qu’il aime. Pourquoi aussi ce désir d’immortalité présente en chacun, désir de sacré, de non profané, c’est à dire de non souillé, périssable corruptible et en définitive non mortel, inaltéré ? Se penser comme éthéré pur, évanescence pure, dans un état confondu avec les flots dansants, fusionné avec ces mouvements, d’étoiles et de corps atomiques, d’infinies poussières, autant dire sans nul centre, mais dispersé en tous lieux et points de l’univers, sans distance, ni le moindre recul dans tout ce qui existe, est-ce exister un peu ? Là, cela me semble exister à peine, et subir profondément l’inconsistance de toutes choses, devenues vaines. Nous serions alors des fantômes errant, sans objet. La souffrance n’est pas la fin, la maladie ou le mal, n’ont nulle éternité, tout arrive à se résorber à la condition que nous y mettions du notre. 

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