Sat comme satellite

J’ai vu la terre comme un œuf rempli de destins
laissant ici pour toujours nos os et notre sang
nos habits de pourpre nos misères
Nous nous disperserons vers ces confins des univers inconnus,
légers allant au lieux où nos cœurs battent
séparés distants des ombres des sinistres
tombes de métal et de béton
ces flux horaires ces électrons
trains arrêtés des morts pétrifiés
sans fusée ni tuyau
nous passerons la porte du soleil
en pénétrant les profondeurs
de son esprit oiseau migrateur
des yeux doux des chiens
du rire des dauphins
des vagues sur cet océan
qui sera notre corps
vivant

mais avant
il faut que tu saches
Dieu n’est plus
concept vidé de son sens
usurpé de sa voix
par la bouche grimaçante
de tous les Satan menteurs
hypocrites ignorants docteurs
administrateurs du néant
assassins ricanant des malheurs
voleurs vêtus de tous les genres
profiteurs gloutons gras
tombés dans la fange
de leurs mots englués
de crachats.

Laisse ça.
Détourne toi du bas.
Reprend toi.

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