une petite promenade n’a jamais fait de mal.

Un truc sur la vengeance, le pardon, sur l’enfer. Sur le bien que peut faire un séjour en enfer pour le rachat des âmes perdues livrées à elles-mêmes, à leurs instincts de leurs haines incomprises. Quant à ceux qui instrumentalisent ces gens, ces assassins parcourant la planète, ce sera double peine. Se tenir face à ces ignominies comme si nous étions des pierres, sans amour, ni haine, non. Prier pour que cela se fasse sans que nul n’accomplisse ces sales besognes. Prier les hommes pour qu’ils ne succombent pas à ces tentations maudites.

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La gauche, la droite, les partis, tout cela ne veut plus rien dire, si cela a pu signifier quelque chose un jour. Ce sont des crispations, des fixations sur des idées d’administration sans idée du réel humain subjectif, c’est fondé sur l’ignorance, sur pratiquement rien que des mots, qui ont la prétention de changer les choses et les hommes. Tout cela est obscurantisme. Ce sont des carcans juridiques, qui se matérialisent en faisant des murs, en enfermant les gens, en séparant les classes et les savoirs respectifs sans échanges profitables à tous. En créant des abîmes entre nous, des pauvres dans le dénuement extrême et des riches ne sachant plus que faire de leurs fortunes. Certains étant accablés de travail et d’autres accablés de plaisirs écœurants. Mais tout devient vide, si le sens est perdu, le chemin fermé. Si la personne, ou l’individu n’a pas les moyens de sa liberté, de sa connaissance. Les partis politiques fonctionnent comme des sectes. Les religions ne faisant également que de la politique pour imposer leurs vues, leurs aveuglement plutôt, malgré ces bribes de pouvoirs spirituels et langagiers qui leur confèrent une apparence d’autorité. En fait d’autorité il s’agit plus d’adhérents qui font masse, et attribuent de la puissance à ces groupes en lutte. C’est construit sur le même schéma de la division en clans, en histoires qui se défendent, et s’entre tuent.

L’enfer est donc assez proche.

Ceux qui par exemple nous envoient en enfer éternel oublient que si l’enfer est éternel, alors l’Éternel est Enfer, l’un n’étant deux. L’univers ne peut être divisé en deux dans une guerre absolue, sans que l’un ne l’emporte sur l’autre. Si c’est l’enfer qui l’emporte, l’enfer finira par se suicider dans son enfer, dans les profondeurs de sa souffrance infinie qu’il s’inflige, et inflige partout dans son unité existentielle. ( dire le mal à la place de l’enfer, cela revient au même)

Le mal est une impasse absolue du non sens. Mais il existe, il y a du mal, que le « bien » comprend ou essaie de comprendre, contrairement au « mal » qui lui ne comprend pas pourquoi il a « mal » et est « mal ».

Celui qui est « mal » rejette son mal partout où il peut pour s’en délivrer. C’est une sorte de descente aux enfers pour tout le monde.

Celui qui fait mal fait son enfer. Explication : faisant mal, il génère des souffrances qui ne peuvent être gardées par celui qui subit, par les victimes innocentes, où alors cette victime aimerait avoir mal et y trouverait du bien et du bonheur à souffrir, cela suppose un degré de masochisme, de plaisir dans la souffrance, très étrange et très incongrue. Non, celui qui subit des maux rejette ces maux qui reviennent toujours à celui qui en est la cause. Progressivement on tombe sur la cause initiale qui relève du ou des dieux, des créateurs ou facteurs de ces univers, dieu ou la nature. C’est pourquoi la nature encaisse tout, tous les maux humains. Mais comme elle ne peut garder ces maux, elle nous les renvoie, et nous continuons à souffrir sans savoir pourquoi, prisonniers dans nos maux. Rien n’est gratuit si la nature semble encaisser pour rien et subit en silence.

En résumé, le mal est en premier lieu le nôtre, dans un jeu des deux, du bien et du mal. Nul ne peut nous en accuser sans savoir. C’est le sens du jugement dernier. Seul le « bien » absolu sait notre bien. Et nos maux par lesquels nous avons dû passer pour trouver notre bien, pour nous retrouver « bien ».

Bref, le mal est fait pour cela. Pour qu’en nous s’opère cette conscience élevée et transcendante, de l’unité supérieure aux biens du monde.

Venant dans ce monde, il est impensable qu’il soit bien sans mal, ou mal sans bien, il est les deux, nous en apprenons tout, nous faisons nos choix, nous y trouvons nos châtiments ou nos récompenses, nos souffrances ou cette extase ou cet émerveillement.

Rien n’est gratuit. Nous payons toujours le prix qu’il faut pour nous délivrer de nos fautes, de nos erreurs ou de notre mauvaise volonté, de cet esprit de fermeture que nombre d’entre nous veulent imposer aux autres en vertu d’un « bien exclusif », un mal donc. Une séparation les uns des autres, des clans, des sectes, des partis. Par exclusion.

Tout fut faussé … par les mots. Et les faux actes, les faux semblants, les maux que vous avez reçus au nom du « bien ».

Tout cela, fit tellement de morts, que c’est difficile à racheter.

Enfin, qui seul peut nous racheter, je demande.

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