Noir c’est noir

Il y a des correspondances de vue, et de pensée, des points d’accord.  Ici.

Tout étant toujours incomplet, on continue.

Le totalitarisme en question :

Il se passe cette chose extraordinaire de la terre et des hommes confrontés à leur salut, cet événement cosmologique de la chute en ce lieu de tous les possibles, où nous nous trouvons seuls et sans mémoire de notre origine et de notre destinée, en prise les uns avec les autres dans la douleur ou dans la joie, sujet de tous les tourments, et questions existentielles. Parfois nous découvrons quelque réponse, nous soutenant, nous assistant sur le Chemin.

C’est une épreuve finale de la vérité qui se joue. Vérité jamais écrite, ni énoncée de façon définitive heureusement. Nous nous remettons sans cesse à l’ouvrage, et évoluons dans nos œuvres, certains dans le bien, d’autre dans le mal. C’est ainsi, et nous ne sommes juges de rien. Exceptés que nous le serons de nous-mêmes, à l’heure convenue.

Les hommes, certains d’entre nous, veulent toute la puissance, toute la chance, et se tenir égaux ou supérieurs (à Dieu), sans quoi, ils sentent diminués et insignifiants, fétus de paille dans cet océan du cosmos. Ils veulent posséder l’omniscience et l’omnipotence qui fut celle de l’ange avant la chute. Ange, en question, androgyne. entité si proche et si intime à ce dieu avec lequel il était comme un seul. Pourquoi donc la chute ? et la naissance, l’oubli, l’épreuve ?

Ange comme le corps exécutant d’un dieu, je ne vois pas d’autre réponse. L’ange révolté effectua la séparation, la scission, et Dieu lui obéit. Voyez donc les conséquences de ce drame premier. Originel. De cette première obligation à devoir être libre. Accomplir ce que cette liberté nous impose. Mais tout ceci dans le dénuement extrême, il ne peut en être autrement, sinon ce ne serait pas du Jeu. Voilà Adam et Eve nus. où vous savez. De ces instants découlent toutes les violences de nos désirs, de nos faims, et soifs, comme des êtres altérés dans nos chairs et dans notre esprit. Arriverons-nous à nous rassembler, retrouver progressivement cette unité d’être qui pourra faire face à l’abîme ? éliminer le mal, cette zone noire, puissance invincible, mais qui n’aura plus prise sur nous ?

Vous savez, l’univers contient des infinis, dont nous n’avons nul besoin. J’avais écrit sur leurs pages un commentaire que je repose ici :

Tant qu’il y aura des hommes considérant d’autres comme des sous-hommes et les utiliseront comme on prend un outil et le jette après usage, tant que celui qui a des éléments de langage lui conférant ce sentiment de supériorité ainsi que les moyens matériels qui en découlent, autrement dit tant que le monde entier dans son ensemble ne prendra pas la mesure de son naufrage né de cet orgueil incommensurable, et des conflits qui en découlent, on n’aura devant soi qu’une tombe muette comme destin douloureux. C’est une crise de la Tête, et de la pensée, du sens, de la volonté, et de la foi, et des langages, ou de l’accord entre les mots et leur sens.

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