Je cherche

Nous étions quelque part au milieu d’anges heureux. Des trompettes ont sonné comme des cris d’alarmes au fond d’un bois, cris de malheurs et désespoirs, d’amour aussi, d’appel et de besoin d’amour, besoin de vivre et de savoir, de poursuivre l’aventure de son sang. Nous sommes venus en nombre, non comme des visiteurs intrus et voyeurs, mais soucieux de cette tragédie perpétuelle ayant lieu sur cette scène de larmes et de feux, et de joies.

Qu’est-ce donc cette existence terrienne si elle n’est pas reliée à cette origine qui la précède, en cette demeure où nous aspirons à revenir, ayant oublié, tombé dans un coma, inconscient et mort.

Je cherche. La terre serait la tombe des dieux déchus ? Nous aurions été chassé d’un paradis originel pour devoir retrouver dans les profondeurs obscures de la terre (ou d’autres planètes, peu importe) cette part de nous-mêmes qui nous fit défaut ?

Ou alors, il s’agit bien d’autre cause. La terre serait l’origine, la mère de l’homme et de la femme, nés des microbes et des virus, ayant évolué, devenus complexes au point d’inventer des entités divines et autres scénarios, inimaginables délires. Cela ne tient pas la route une seconde. Sans une origine au-dessus de tout ceci.

Nous serions donc des dieux déchus, ayant rompu le lien qui nous reliait au centre, nous avons rompu pour pouvoir effectuer « librement  » quelque chose sur cette terre, selon notre volonté propre, selon nos désirs, voulant nous déterminer, ou même nous créer et créer de nous mêmes, sans devoir dépendre de… même du plus grand et plus puissant des dieux. Quelle tentation d’orgueil, fallut-il pour que nous le fassions. Et pour la suite quelle série d’épreuves pour pouvoir tenir tout ceci entre nos mains.

Tenir, soutenir, se tenir tout en bas sans perdre le haut, accepter notre sort, nos idioties et défaillances, accepter les maux des uns des autres et rectifier les nôtres, aimer sans faille, évacuer la haine et l’envie de vengeance, en deux mots souffrir et apprendre la patience, durant tout ces temps.

Les dieux ou le dieu se trouve tout en bas dans l’insignifiance, dans la poussière et remonta. Mais ce n’est pas la poussière qui remonte, c’est tout de même mieux…

0

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.