Les hommes en cendre.

Prends un homme nu, c’est à dire dépouillé de toute vérité dogmatique, scientifique, littéraire, vois ce qu’il pense de son âme, ce que son âme pense de lui. Où elle se trouve dispersée au milieu des infinies poussières. Diras-tu qu’il n’est rien que ces poussières, qu’une sorte de tourbillon, formant selon les vents une forme vaguement humaine, puis se décompose, jusqu’à la prochaine apparition d’une île où s’agglutinent ses membres épars ? Sors des vérités dictées par d’autres hommes selon leurs schémas très intelligents, s’ils ne te restituent pas l’entièreté de ce tu es. Qu’étais-tu avant de venir hanter ce corps périssable, dans lequel tu te penses enfermé ? Que sera donc ta résurrection si tu ne fais pas connaissance avec ce que tu fus originellement avant de venir en ton corps mortel et relatif. Mais tout ceci est impossible sans initiateur, sans la main précisément de Dieu, ou de ses anges qui viennent te montrer où se trouvent les sources, et dont il ne tient qu’à toi, ta foi, ou ta volonté de rejoindre, et de cristalliser en ton esprit. Vois, ces maîtres, ces fées ou mages, œuvrent en secret de telle sorte que les hommes nus se revêtent d’un corps de lumière éternelle. Aura-t-il une ressemblance avec ce corps composé de terre, sera-t-il à son image ? Ce serait une fameuse inversion de cette précédente formule « dieu fit l’homme à son image et à sa ressemblance ». Autrement dit les hommes semblables à dieu, peuvent être dieu. Ces dieux ensemble forment et fondent le Royaume des Dieux comme étant Un. Il n’y a nulle division des dieux et des anges en Dieux. C’est en ce sens la vérité du Dieu unique, uni en son Esprit Saint.

Vous pouvez penser que c’est un doux délire. Ce qui est assez vrai, parce que ce n’est que du langage, du verbiage, des assemblages de mots et de phrases, ne pouvant nullement te construire, te rassembler en un seul. Là, c’est ton épreuve à toi seul, ta preuve t’appartenant. Nous ne pouvons respectivement que souffler légèrement sur les braises de nos frères, mais nous ne pourrons jamais ranimer leur cendre.

La vérité

La vérité ce serait comme une accumulation de mots formant des montagnes et grimpant sur ceux-ci nous nous trouverions face à l’absolu, ou alors ce serait comme le spéléologue creusant dans les profondeurs à la recherche de la première pierre ou du premier grain de sable sur lequel toutes les arches reposent ? De quoi devenir fou, d’accroître cette folie déjà bien installée. Ou bien l’angoisse de la mort, de la souffrance, de ne pas pouvoir s’en sortir, d’être mordu dans ce monde partout où nous irions.
Ce monde a quelque chose de diabolique, de si peu angélique. Le Monde ? qu’est-ce que c’est ? Comment se représenter, ou savoir ce qu’il est si on ignore Ce qui est au-delà du monde, en dehors, et en dedans ?
Le monde ne se pose certainement pas la question, vit très bien ici et dans ces conditions, se suffit à lui-même, se nourrit et puis meurt, et pleure, mais ne veut pas être dérangé dans son existence présente.
Le monde aspire à se débarrasser de ses chaînes. Pour cela se déchaîne, produit des montagnes de ruses et maléfices, de monnaies, de marchandises, d’envoûtements, de drogues et de poisons, de feux dans la matière, de brûlures dans les corps, le monde fournisseur d’épines, piétine la rose.
Que pourra donc le poème ou le sage message des étoiles, l’image, le chant, face aux montagnes de mots qui édifient leurs tours et les prisons, en nombre. On dirait qu’au fond le monde s’en fout.
Je ne confonds pas celui qui est touché et ému, celui aime et pense, celle qui prend soin des autres et d’elle-même, avec cet ensemble indifférent et grotesque prétentieux régnant ici bas, cet ensemble mort figé dans ses mots et ses lois, inamovible, pétrifié dans son orgueil et sa morgue, son arrogance de bête aux contours stylés, ses beaux costumes déguisés, ses néons et ses édifices illuminés flambant neuf, ses industries et ses camps de travail.
Qui donc règne dans Ce monde ? Sans « Lui » il n’y a plus rien.

Qui donc luit ?

Hold On

Si on réfléchit à ce qui se passe, vous savez qu’on vit un moment très grave et très dangereux, avec un avenir terriblement incertain. Les enjeux sont immenses, puisqu’il s’agit ni plus ni moins de notre survie, de même celle de la terre livrée à des destructions inédites. Les décideurs de toute cette dramaturgie, ceux qui se propulsent en avant sur la scène sont des horribles personnages, sans scrupule, sans conscience des maux qu’ils engendrent. Leurs principes sont simples au fond, ils raisonnent par pur intérêt et calcul, servis en cela par des logiciels « intelligents », des méthodes, et des schémas préfabriqués, de même que leurs règles qu’ils imposent au monde pour pouvoir garder la main sur leur empires financiers, et leurs industries, et les masses qui les servent comme des machines.

Pour franchir les frontières, se mettre dans leurs abris, et survoler les territoires sans risque de se faire voler leurs portefeuilles, ils ont donc mis au point ce bitcoin, comme une monnaie universelle, monnaie digitale placée dans un coffre hors d’atteinte dans des clouds, monnaie supérieure aux monnaies locales, perdant parfois de la valeur, gagnant parfois de la valeur, tout cela selon les vents d’un troisième type, un vent surréaliste d’irrationalité infusant les âmes, certaines soumises, d’autres doutant, et d’autres carrément en guerre contre ces valeurs. Quel est le prix du doute, ou plus exactement celui du soupçon ? ce qui revient à livrer à celui en qui on confie son âme, sa foi, ou sa confiance , ou je ne sais quoi qui compose ce que nous « sommes » ?
C’est en vertu de cette lecture paranoïaque des événements qui nous précipitent tous dans cette violence et privation de tout, dans ces abominations des discours tous aussi ténébreux les uns que les autres et leurs diktats qui nous tombent dessus, sans parler de leurs volontés de transhumanisme et des projets de fécondation hors nature, de même que le mélange affreux des genres, des espèces et des âges, que les choses me paraissent vraiment noires ou glauques à souhait. Plongée dans les eaux insalubres des égouts. Dont d’ailleurs nombre de jeunes ne s’en relèvent pas et se suicident.

Que faudra -t-il pour nous délivrer ?

Voyez, Le film Hold On , on y voit un jeune rappeur et un vieux musicien ( Levon Minassian ) qui se rejoignent et essaient de trouver un langage rassembleur des âmes égarées et vouloir sauver les enfants.

Comme quoi, la musique et la prière, en tant que Pensées sont comme Orphée à la porte des enfers nous appelant à la vie.

Dernière chance

Faut-il se perdre pour pouvoir se retrouver ? N’être rien afin de se connaître ? Effacer tout ce que j’ai fait, dit ou écrit, pour que cela ait un sens ou une légère consistance ? Passer comme un fantôme ou un rêve oublié ? Que reste-il de nos jours ? De nos amours et de notre savoir ? Cet océan terrible et ses vagues déferlantes engloutissent les malheurs et les bonheurs, assassins, victimes, tout y trépasserait comme s’il n’y avait rien eu que des poussières ? Mais bon sang, que faisons nous de l’éternité ? De son absence absolue au centre du présent ? Comme une place vacante.
Que les mots semblent vains, n’apportant rien que tout le monde ne sache déjà. Comme si nous parlons pour ne rien dire, ou juste pour tromper le temps et l’ennui, sans effet notable sur la conscience, objet sans objet, objet insaisissable, insignifiant « je ». C’est aller un peu vite en besogne de ne voir ou penser ou croire, qu’il n’y a que merveille éternelle sans temps d’apprentissage. Sans devoir tout rendre de soi.
Vois cher ange, de tous les robots qui composent ces univers, de tous tes corps qui tournent dans les espaces vides, de tous ces vents automatiques obéissants aux lois impossibles à écrire, parmi tout cela sauras-tu entrevoir et saisir le signe fugitif, celui qui ne vint que un par un parmi les milliers d’autres t’appelant ?
Si les conditions humaines sont si éprouvantes, sans commune mesure avec celles des autres êtres vivants, que nous faisons souffrir atrocement, sais-tu pourquoi ? Que se passe-t-il dans le fond réel de ton âme, de l’être singulier que tu es ? De sa divinité. C’est à dire de son devoir de libre arbitre. De créateur de ces mondes. Oh non, certes pas seul, parce que la tâche est immense, comme foisonnent les formes animées, dans ce puzzle de pièces innombrables. Dieu, cela doit être Ta qualité. Et tu as devant toi tous les autres dieux possibles, comme sont les Eloa couronnant les univers, même si à l’instant il n’y a personne que des corps, des sacs d’os de sang, et de sève.
Dans cette lacune immense, il est tentant de donner sa voix à un imposteur à la tête des états fantômes et des banques, ou à un autre ignorant. Qui te réduira à l’état d’un globule éphémère parce qu’il ne sait que cela, avec ses armées de savants, et ses montagnes de livres, de vieux grimoires, et aujourd’hui avec ses robots dotés des logiques sans pitié, sans la moindre faille dans son système.
Nous reste-t-il une chance ?

Si toi, tu retrouves ton dieu, en toi, et hors de toi, comme tu peux le vivre, et qu’il te fait vivre, crois tu que tu l’abandonnes et qu’il puisse t’abandonner comme une vulgaire chaussette ? certes tu ne manqueras pas de forces contraires pour te mettre au défi, et te torturer pour voir jusqu’où toi et ton dieu seront capables d’aller pour te sauver. Ce n’est pas tout à fait une promenade, ces univers.

la laideur brute et sans nuance

C’est ainsi cette plongée dans le monde, de notre âme venue d’un lieu tout autre que celui-ci, passée dans le couloir qui descend jusqu’ici comme en apnée. Comment a-t-elle pu supporter cet enfermement et réduction terrible, cet oubli d’elle-même, sans souffrir outre mesure, et sans rien perdre de son être suprême, de cet état si lumineux précédant les étoiles ?

Quel chose étrange cette naissance dans le microscopique, où tu tutoyais les bactéries comme aujourd’hui tu caresses le chat de la maison. Quel monde fantastique, loin des arcs en ciel laids, que tu recomposes à ta guise en y mettant ta touche et ta palette aux tons qui te plaisent, comme ces chants poétiques chargés de nuances délicates, de quarts de ton, de variations à peine audibles, mais qui restituent la flamme où nous dansons.

Qu’adviendra-t-il de nous si nous faisons un pas de travers ?

Version osseuse

Si nos bavardages sont parfois drôles, polémiques amusantes, parfois les choses prennent une tournure moins réjouissante, on peut tomber sur un os.

Série de tweet à propos d’E.T. (version drôle )

Ysabeau de Navarre
@Beaudenavarre
·
17 nov.
Je me demande si ce n’est pas la première fois qu’un gouvernement met des décisions concernant la santé publique dans le classeur Secret Défense. Bon y a le nucléaire, mais là tu crèves dans la semaine, rien à voir avec le covid. La portée politique de cette décision, hum hum.

Ci dessous ma réponse …

puis la suite

Ysabeau de Navarre
@Beaudenavarre
il n’est pas sûr que ce compte sache de quoi il parle.
« Attaque extraterrestre »/ O !.9

Ysabeau de Navarre
@Beaudenavarre
En réponse à
@totemenbois
La musique est parfaitement logique, c’est même la première forme d’expression de l’humanité, si l’on croit les anthropologues. Je ne comprends pas.

De là, ce billet du jour : S’amuser

S’amuser

Les mots se jouent de nous. Qu’ils sont drôles, ils nous font des tours, non, pas des immeubles, ils meublent le vide des loges illogiques in situ. Qu’est-ce qui est logique sinon la seule logique comme une espèce de trame sans contenu en soi, comme une toile retenant tout, mais dont le réel n’est précisément pas logique. Disons qu’il est irrationnel, subjectif, imparfait, variant selon les humeurs, et une infinité de raisons contraires, tout cela le rend étonnamment vivant.
Quand on parle de musique, de quelle musique parle-t-on ? de celle que le meuble électronique entend imperturbablement ou de celle que le créateur/auditeur reçoit et produit dans son entendement.