la laideur brute et sans nuance

C’est ainsi cette plongée dans le monde, de notre âme venue d’un lieu tout autre que celui-ci, passée dans le couloir qui descend jusqu’ici comme en apnée. Comment a-t-elle pu supporter cet enfermement et réduction terrible, cet oubli d’elle-même, sans souffrir outre mesure, et sans rien perdre de son être suprême, de cet état si lumineux précédant les étoiles ?

Quel chose étrange cette naissance dans le microscopique, où tu tutoyais les bactéries comme aujourd’hui tu caresses le chat de la maison. Quel monde fantastique, loin des arcs en ciel laids, que tu recomposes à ta guise en y mettant ta touche et ta palette aux tons qui te plaisent, comme ces chants poétiques chargés de nuances délicates, de quarts de ton, de variations à peine audibles, mais qui restituent la flamme où nous dansons.

Qu’adviendra-t-il de nous si nous faisons un pas de travers ?

0

2 réflexions sur « la laideur brute et sans nuance »

  1. Et bien : nous disparaîtrons de la surface de la Terre. Nous serons ensuite désintégrés, réintégrés au profit de bactéries, levures et champignons ou d’autres macrophages comme cela se passe depuis des millions d’années que nous étions prétentieux, présomptueux pour finir dans nos cimetières …

    • Comment pourrions nous disparaître dès lors que nous avons reconnu l’étincelle chaude et douce sur le bord de sa bouche qui nous sourit ? C’est exactement comme ces papillons fleuris que tu peints dans le brouillard et qui se baladent dans le chaos des univers gris. Bon cher Bacchus Barbu ne broie pas du noir. ça ne vaut pas le gin.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.