Cœur sacré

Ne prenez pas les textes sacrés au pied de la lettre, ils cachent simplement leurs secrets. Tout se trouve dans le cœur. Dans la lumière du cœur. Ou du cœur qui émet sa lumière et son amour, ne pouvant se tromper d’amour. Tous les débordements du monde ne tiennent qu’à cela, mal compris, perçu, entendu, dévoyé, lunaire. Douloureuse lutte.

Dans la transparence il y a si peu à dire, juste à se tenir en présence. Rendre à l’autre son dû. On finira bien par se reconnaître, quand la nuit de notre âme sera achevée. Et pour cette fin, il faut bien reconnaître d’où vient cette fin, cette lumière.

Il n’y a aucune idole qui puisse tenir debout, si nous ne le sommes pas, si nous rampons tels des vermisseaux dans la fange utile à l’éclosion. Il peut falloir un nombre considérable de vies pour que ces lumières se cristallisent en nous, s’épurent, et que nous sachions voir. Que les secrets se révèlent. Que les maux disparaissent comme par enchantement.

L’opération à Cœur ouvert aura réussi. Il en faudra d’autres, c’est ainsi, touchant les hommes dans ce parcours hors norme.

 

Déshabillez vous

Dévaccinez-moi
Dévaccinez-moi
Oui, mais tout de suite
Et très vite
Cessez de me convoiter
Me capturer
De m’injecter

Dévaccinez-moi
Dévaccinez-moi
Mais ne soyez pas comme
Tous les gens
Trop pressés
Et loin de mon regard
Fuyez hors de ma vue
A l’abri de vos desseins indus
Sans nulle retenue
Baissez donc les yeux

Dévaccinez-moi
Dévaccinez-moi
Oui, mais tout de suite
Très vite
Cessez de m’hypnotiser
De m’envelopper
De me capturer

Dévaccinez-moi
Oh, dévaccinez-moi
Avec délicatesse
En souplesse
Et doigté
Choisissez bien les mots
Dirigez bien vos gestes
Ni trop lents, ni trop lestes

Voilà, ça y est, je suis
Frémissante et offerte
De votre main experte
Allez-y
Oh, dévaccinez-moi
Dévaccinez-moi
Maintenant, tout de suite
Allez vite
Sachez me relâcher
Me libérer
M’envoler
Dévaccinez-moi
Dévaccinez-moi
Conduisez-vous en homme
Soyez l’homme
Agissez!
Dévaccinez-moi
Oh, dévaccinez-moi

Et vous
Déhabillez-vous !

De Noël la nuit, la lumière.

Pensez la mort, non, ne la pensez pas mal. Prenez la comme porte, métamorphose, passage vers. Pensez d’où vous venez, ne vous leurrez pas.

Qu’est-ce que Noël est venu vous annoncer, si ce n’est qu’en un lieu vous renaissez. Cette étoile brillante serait-elle ce lieu d’un lumineux mystère, qui gît en vous ?

Quelle attraction, quelle tentation de s’y rendre avant l’heure ! Mais comment, si vous méconnaissez le feu, au cours de votre temps imparti de présence sur cette terre vous n’avez pas été illuminé ?

Quelle imposture ces hommes qui anathématisent, blasphèment, excommunient ceux qui sont simplement paumés, qui martyrisent les pauvres gens parce qu’ils ne veulent pas se plier aux dictatures morales, et aux valeurs marchandes faites de boue.

Voyez, le Chemin n’est pas cette loi « marche ou crève », qui est celle du Démon. Non, le Chemin est pour que vous y cheminiez en votre intérieur et en votre extérieur, lente progression et métamorphose vous délivrant de jour en jour.

Appelez foi ce feu, si vous voulez, mais n’oubliez pas que c’est une puissance, une énergie, un amour, un corps de lumière, vous appartenant. Ayant la forme miraculeuse humaine.

C’est la Transe en danse.

Est-ce pour ce motif affreux que le démon veut vous empêcher de danser pour ces fêtes ? Et sur les ondes l’ange de la mort vient nous l’annoncer le jour de Noël  ?

Noël tout au fond des univers, comme un puits, d’où sort la lumière joyeuse, inondée de larmes.

La vie magicienne

Je me suis retrouvé grand père en un éclair un matin tenant dans mes bras mes petits enfants et songeant qu’il y a à peine quelques secondes j’étais un nourrisson. Quel drôle de passage, de traversée fugitive, ce temps qui dure et fuit dans un même mouvement.

Quand tombent nos illusions et s’oublient les maux, les pesanteurs, quand une certaine lumière nous traverse de part en part et nous soutient, tout devient léger transparent, c’est la vie magicienne qui opéra.

Tu contiens cette conjugaison sublime des temps. Alors, danse avec elle. Bal dans les étoiles. Souviens-toi.

 

 

Clou vis & Collège

Non, nous ne sommes pas de la même matière que celle brute qui s’offre à nos yeux. Nous animons la nôtre de nos pensées, de nos désirs, et de nos mots, nous agissons sur elle. La physique voudrait nous réduire à ça ? Ce ne sont que des piètres images sans consistance. Nous sommes d’une autre substance, inconnue. Nous nous révélons de jour en jour, selon nos métamorphoses. Comme une fleur par le soleil.

Soleil, justement.

Quelqu’un a parlé de lui comme d’un amant insolite. Comment pourrions-nous nous envoler sans lui ? Comme si son feu n’était que le fruit d’un robot automate et machine improbable d’un hasard ou d’une idiotie.

Ce que ces gens intelligents sont Bêtes, c’est épouvantable. Ils ont perdu l’ange de leur enfance. Comment, par qui cette corruption s’est-elle installée parmi nous et nous prend en otage, nous vole notre terre espace vital, terre des liens et des racines, et tous ses habitants ? Les « sauvages » pouvaient encore percevoir dans le miroir fabuleux de la nature, les présences élémentaires, les flux des âmes et des apparitions, leurs morts, leur futur. Puisque partout la Matière s’avère présence vivante, sauf quand elle meurt comme meurent les mouches.

Tous les ans Noël revient. Tous les ans se marquent de Sa pierre, trace dans nos mémoire. Présence spirituelle du Père. Dans le cœur de la Mère. Le Père est l’Un et Rien. Étant cela, Il laisse Tout, il laisse faire, nous avons tout à faire. Tout à être et vouloir, à aimer, à lutter. Tout à transcender, tous les pouvoirs à conquérir, sur nous mêmes, sans mentir, voler, tuer, sans fabriquer des fausses idées ou idoles, ou racine cubiques, tout absolument selon ses commandements simples. Mais nous ne voulons ne voir que le noir, parce que sa lumière au-delà, est terriblement lourde de nos devoirs, et qu’elle est de nous. Nous sommes sans pouvoir, sans savoir, nous pensons, nous ressentons tout à partir d’ici, nous nous sentons infiniment faibles, alors nous n’osons pas Passer le mur noir de l’Inconnu. Celui qui demande de se défaire de ces vieux habits.

Sacrée tunique de Feu… untel.

Eh ben, il a falloir avoir l’âme russe, Vodka.

L’un sensé ?

Si l’un est sensé, pourquoi donc sommes-nous deux, et pourquoi sommes-nous séparés, la terre seule dans son désert, ce vide autour d’elle, et en nombre d’entre nous ? Cette difficulté que nous avons à nous unir ?

Ce qui se trame en nous n’est pas banal. Ce n’est pas comme un véhicule qu’on emprunte ou répare sur la route. Ce qui nous affecte nous sert de signalisation. C’est sûr, tout est affaire d’énergie, ou de force, comme s’il n’y avait que cela à devoir intérioriser, intégrer ou mettre en œuvre durant notre temps d’existence. Cette force étant d’amour. Que beaucoup ont subverti en amour de la force et de la guerre ou domination. Mais au fond par faiblesse. Pourquoi toute la terre est-elle affectée ? On sait que les hommes et la terre sont intimement liés, que tout devient fou, que la terre devient folle, que la psyché des hommes est à l’origine de tout ce remue ménage. L’enjeu des temps présents relève de cette dimension cosmologique de la pensée, ou du destin qu’on accepte. Si nous savions cette présence contenue dans les arbres, les sols et les roches, dans les vents et les bêtes animées des instincts puissants et fragiles, nous ne serions pas en train de les massacrer et de nous détruire. Tous les pouvoirs sont dans le faux pour extraire le vrai, ou pour l’anéantir ? Cela me parait insensé.

Soyons forts. Rien n’est mou. Même les horloges sont rigides, regardez Chronos inflexible. pénible en plus. Ah, les Muses, sous cette apparente rondeur, tiennent entre leurs mains des étincelles de toutes les couleurs.