Que savons nous de ce qui est ?

Qui sait ce qu’il est avant d’être ? De ce moment qui décida de ta venue dans ce corps périssable alors que tu étais dans un corps immortel ? faut le faire, faut imaginer cette chose assez invraisemblable qui se trame dans notre esprit supposé de lumière, venir sur terre, dans cette obscurité, cette épaisseur et solitude, des êtres séparés, coupés, divisés et donc la proie de multiples errements et souffrances, pourquoi ? d’où pourrions nous venir si ce n’est d’une unité fondamentale consubstantielle à ce que désormais nous nommons le divin ? Bizarre voyageurs que nous sommes, compliqués, mettant en œuvre des foultitudes d’expériences comme si nous avions omis quelque chose d’essentiel quand nous étions « uns » fusionnés avec l’un, et désormais faisant deux. Serions-nous simplement comme ces globules cherchant à se reproduire mais pour cela devant accomplir par eux-mêmes tout ce processus reproducteur créateur ? comme si cela se faisait ex nihilo. Ou presque. Il ne nous reste rien de tangible, rien de concret, que des formules ou hypothèses douteuses, des éléments de langage balbutiant, des hasards, quelques signes vite oubliés, puis si d’aventure tu perçois la terre comme un grain de poussière perdu dans son cosmos, tu imagines bien comme tu es si peu. Mais ça ne t’empêche pas d’avoir mal cependant, malgré cette réduction absurde dans le zéro. Sans doute que vers le zéro ça tend vers l’infini, sans jamais l’atteindre.et que vers l’infini, non ça ne tend pas vers zéro. Comme quoi les bornes ne sont pas les mêmes à chaque bout.

La totalité est folle, de vouloir à tout prix s’affronter à ce qui n’est pas, et ainsi ne se laisse pas abattre par l’insignifiant.

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