Réflexions sur Mars et Vénus

Le mâle est mâle. Mais qu’est-ce qu’il est ? Son côté Mars, cet aspect combatif, ce besoin viscéral de se confronter à un autre lui-même, de risquer sa vie, ou de l’engager à fond au péril de sa vie, de dépasser ses souffrances dans sa chair, de se sentir hors de ses douleurs ressenties, le met à distance de son corps de chair, le désincarne ou le spiritualise, le sépare de son corps, qu’il voit à distance. Il est autre chose que son corps doux de chair molle, et de chair osseuse. C’est assez fou, irrationnel. Le mâle ne peut être entièrement mâle dans un corps humain, ce serait stérile, ou mortel. Ça a un sens, cette fonction masculine, indépendamment du bien et du mal. Ce n’est pas vide de sens, ça sert certainement des fonctions vitales. Mais même si c’est bestial, à la base, ou animal, ça joue son rôle, et ça nous dépasse. C’est comme la fonction érotique inversée.

Curieux phénomène des civilisations qui canalisent cette énergie, ce feu, pour former des bataillons, fabriquer des guerres perpétuelles, et soumettre les hommes à des projets qu’ils ignorent, complètement manipulés. Bref, on se sert d’eux. comme des machines à tuer. Du côté femelle on s’en sert également pour faire des machines à naissance. Une autre manipulation, désormais génétique et artificielle. 

Tout ça nous ramène à la relation de l’un à l’autre, soit dans le combat guerrier soit dans le combat amoureux, cet éros poussé à son paroxysme étant aussi mortel. Empire des sens.

Fabuleuse existence où nous ne pouvons vivre l’un sans l’autre et où nous passons notre temps à nous affronter à l’autre sous le mode Mars, ou Vénus. Mais si nous mélangeons les deux n’importe comment, si nous affadissons l’un ou l’autre, sans respect, nous en perdons le sens. Tout n’est plus que déséquilibre atroce et laid. Et engage le futur, dans quelle direction ?

Tout ceci manque de sagesse, de feu amoureux, en particulier de ceux qui manipulent les esprits et les corps. Nous serions dirigés par des mauvais, exclusivement. 

Comme l’écrit Nietzsche, cultivons la grande espérance, ou la grande joie.

Sur quel Plan se fonder ?

Les phénomènes en eux-mêmes n’expliquent nullement leur cause. Nous nous précédons. Et sommes créateurs. C’est un jeu d’enfant.

Pour créer il faut détruire, mais pour que l’œuvre soit bonne, il faut un bon plan.

Nous avons du mal à retenir le silence. S’agit-il d’écrire notre histoire ou de tenir le fil de notre destinée ? de ne plus trop nous égarer dans des sentiers boiteux et malheureux, ou heureux de bonheurs illusoires, ou vaguement joyeux, masqués d’une infinie tristesse ? Et puis quoi ? devoir voir ces vies massacrées, ces vies en souffrances et ces vengeances absurdes, ces méchancetés qui ne s’achèvent jamais ? Quand même, le mot pourri prend tout son sens, et fait couler les sangs. L’affreux doit-il toujours régner ? Ou être renversé ?

À qui devons-nous nous confier ?

Je me demande ce qui va rester de cette nature que nous avons pu connaître. Dans quel état sommes-nous, dans quelle pauvreté, quelle faiblesse, et quel esclavage. Comme si nous n’étions pas encore né. L’humanité dort. Sous l’emprise de quel hypnotique, quel anesthésiant ou somnifère ? Pour éviter quelle souffrance ou quelle existence insupportable ? Pour échapper à quelle morsure originelle, consubstantielle à ce que nous sommes en notre essence première, certains diraient au noyau de notre âme ? Disons, le sujet, le « je suis« , ce sujet premier, oublié, égaré, inconnu à lui-même et à qui on a dit connais-toi toi-même, très raisonnablement. De quoi aurions-nous d’autre comme besoin fondamental ? Et comment ce besoin peut-il se résoudre ou amorcer ce retour vers le soi ? Il y a tellement de pièges, de fausses voies, de tromperies, de leurres, que nous passons d’un écueil pour en retrouver un autre tout autant pernicieux. Il est cependant absolument vital, crucial même, que nous sachions de quoi il s’agit, en quoi consiste les fondations et les fins de notre existence. Que cette opération est inhérente à notre Nature, unique, incomparable aux autres existences ayant leurs raisons d’être. C’est le Chemin de l’Homme. Il ne saurait y avoir d’autre chemin que ce Chemin. Bon. Une fois qu’on a dit ça, Il doit se présenter. Et nous nous devons de l’emprunter. Sinon, c’est peine perdue. À juste titre, certains affirment qu’il est d’Amour. Mais il y a de la marge entre le mot et la chose Amour. Sans compter qu’entre les affirmations de principe et la mise en œuvre effective, il se déploie de nombreux obstacles verbaux, de propos contradictoires, de sentiments refoulés et maladifs, de faiblesses congénitales, et des montagnes de choses et d’actes insensés, très perturbants. Comme on dit c’est très chaotique. Beaucoup de cahots sur le chemin. Des cailloux partout. Qui se transforment en armes et projectiles. Et les hommes succombent sous le poids des systèmes. C’est à dire des pensées qui se veulent objectivement fixées, des administrations, des machines, ou des pétrifications, voulant arrêter les flux, les puissances vivantes de la Nature, et de la Terre dans son corps vivant insaisissable. Et face à cela, les individus sont désarmés face au nombre des oppositions en lutte et des masses d’intérêts divergents perpétuant le Chaos organique, collectivement.

Nous avions été prévenus, par tous ces gens visionnaires, inspirés et sages, par tous ces événements et faits divers frappant faisant mal, nous blessant et nous brisant. Autant de signes nous indiquant qu’il fallut que quelque chose change radicalement de nos existences trompées. Accessoirement ici pour illustrer, ce n’est pas en modifiant le moteur thermique par un moteur électrique que nous allons effectuer le passage.

Nous délivrer du mal.

Surhumain selon Nietzsche

Voici, je vous enseigne le Surhumain
Le Surhumain est le sens de la terre. Que votre volonté
dise que le Surhumain soit le sens de la terre.
Je vous en conjure, mes frères, restez fidèles à la terre et
ne croyez pas ceux qui vous parlent d’espoirs supraterrestres!
Ce sont des empoisonneurs, qu’ils le sachent ou non.
Ce sont des contempteurs de la vie, des moribonds et
des empoisonnés eux mêmes, de ceux dont la terre est
fatiguée qu’ils s’en aillent donc.

 

 

J’aime celui dont l’âme déborde, en sorte qu’il s’oublie
lui-même, et que toute chose soit en lui ainsi toutes
choses deviendront son déclin.

J’aime celui qui est libre de cœur et d’esprit ainsi sa
tête ne sert que d’entrailles à son cœur, mais son cœur
l’entraîne au déclin.

J’aime tous ceux qui sont comme de lourdes gouttes qui
tombent une à une du sombre nuage suspendu sur les
hommes elles annoncent l’éclair qui vient, et disparaissent
en visionnaires.

Voici, je suis un visionnaire de la foudre, une lourde
goutte qui tombe de la nuée mais cette foudre s’appelle
le Surhumain.

Eh bien voyez, la foudre … Non pour que nous mourrions, n’est-ce pas, mais afin que nous trouvions. Ou alors, je ne sais plus que que mot veut dire.

Ceci est mort

Dites, comment et pourquoi tout Ceci ? Pourquoi ce Corps et sa décomposition. C’est assez remarquable, un corps assemblé à un autre corps produit un fruit, qui à son tour prend corps, s’incorpore tout en son pouvoir, à portée de sa main, ingère un esprit, des ensembles immatériels pour se maintenir, sachant malgré tout que tout est condamné d’avance.

Mais alors pourquoi la Vie persiste-t-elle ? On ne peut jamais rien dire de définitif.

Dieu est Mort, agent décomposant les corps, afin que des corps naisse la Vie. Dieu distant, hors de notre champ, laisse la vie se faire d’elle-même et qu’elle veuille résister face à la mort. Mort qui n’a nulle existence, dans le sens précis de nul corps, de ne posséder aucun corps.

De l’importance de la Volonté de vivre ( le conatus de Spinoza) de s’opposer à la mort, dans tous les sens.

Serions-nous le fantôme de nous-mêmes en quête de sa réalité future ? Son immanence ou de sa transcendance, dans la danse.

Bien, j’écris un peu n’importe quoi, cela n’a nulle importance. Je note quand même qu’un philosophe qui ne nous réjouit pas, que nous ne trouvons pas drôle, ni flamboyant, mais qui augmente la pesanteur, n’est pas Sage. Il lui manque la Folie lucide et consciente, de son esprit vivant.

L’antéchrist n’a rien à voir avec l’anti Christ. La vision Nietzschéenne est antéchristique, avec quelques remarques très justes relatives à Jésus, ceci dans un « Esprit » Zoroastrien. Entre autres lumières, il laisse parler et penser le soleil, il donne au soleil une raison d’admirer les hommes qui l’adorent.

Je comprends pourquoi Nietzsche était un peu fêlé, sur les bords, il ne supporte pas les salauds qui défigurent sa pensée et sa joie, aggravant le malheur.

Bah, pas d’inquiétude… Nous nous rendrons au Lieu voulu.

Un jour, les arrogants auront honte des humiliations et des souffrances qu’ils auront engendré par leurs bêtises, méchancetés, leurs mauvais esprits. Là, peut-être la Terre sera ainsi délivrée de son passé mort.

Ainsi…

Also …

Quand j’étais jeune, je commençai par la lecture de Nietzsche, en me disant qu’il devait savoir de quoi il parle. J’en saisissais quelques bribes. Le « Ainsi parlait Zarathoustra » m’interpellait au niveau du style, du lyrisme, du ton prophétique, mais au fond je ne captais pas grand chose. Un voile s’interposait entre l’auteur et mon entendement. Je me faisais une idée très approximative du délire nietzschéen.

En recherchant dans la bibliothèque le Plaidoyer d’un fou de Strindberg, et après avoir causé de Nietzsche avec des amis confrontés aux mêmes difficultés, je me suis mis à ouvrir mon Zarathoustra. Immédiatement j’ai compris. Stupéfaction, ce qu’il écrit est simple, limpide, compréhensible (pour celui qui a encore des oreilles dans le texte)

D’où venaient ces blocages ? Est-ce que ce sont nos préjugés, nos opinions, qui nous mettent dans cet état d’esprit qui nous voile le sens ? Comme si nous voulions d’un seul coup d’aile embrasser l’ensemble, pour nous conforter dans nos idées ? Alors qu’ici l’auteur fait tout pour nous secouer de notre léthargie, et nous donner un aperçu ou un avant goût de ce que devra être notre dépassement, sachant que « Dieu est mort » à l’heure actuelle, que nous devons nous trouver au dessus de nous, sur-humain. Voilà tout l’enjeu du discours Nietzschéen. Bien entendu fondé en raison, en amour, en folie, et en tout ce dont les hommes sont capables. Et ceci à partir de la Terre. Il remet la terre au centre du réel, de même que le Moi. Il est rigoureux et juste dans cet écrit.

Voyez, notre époque est comme un terme à la terre, et à notre humanité, ceci ne pourra pas aller plus loin, si nous n’arrivons pas à ce dépassement, à ce passage, à pouvoir passer. Les études des anthropologues portent sur la globalité, comme sur un corps rendu unifié. comme si les savants étaient hors de cette existence, comme observateur extérieur, ayant dépassé le stade de la condition humaine, et nous observent comme des bestioles in vitro. Vide Vitro.

En quête de

On se met en route, on part pour enquêter, en quête de quelque chose d’essentiel, et de vrai. On sait qu’aller chercher sa nourriture n’est pas un motif suffisant. Alors on cherche dans le passé lointain et leurs traces, ou bien dans les astres, en essayant de lire les signes, on fouille dans les entrailles de la matière ou des organes, d’autres dans leurs formes, les lumières, les couleurs ou les dessins pour entrevoir les desseins de l’univers. Si vraiment on ne trouve pas ou ne devine pas de quoi il s’agit, ou vers quoi nous allons, ce serait comme passer à côté de nous sans nous voir.

T erreur mondiale

L’homme serait une erreur ? Un brouillon, un essai, avec de multiples ratés, qu’on jette à la poubelle, des échecs à répétition n’ayant trouvé que le suicide par la guerre, pensant résoudre quelque chose par cette méthode ?

On parle ces jours-ci d’élections d’un chef d’état. Chef d’une puissance parmi l’ensemble des puissances et des nations, chef des armées, des bandes de loups, des meutes organisées en vue de quoi ? De quel projet, de quel monde ? Imaginons qu’il y en a autant de chaque côté des frontières agissant selon leurs plans à eux. Cela fait une sacrée confusion, un sacré choc de mentalités, de visions et de mots antagonistes, d’intérêts divergents, ne se concédant rien, mais passant la majeure partie de leur temps et énergies à accroître leurs puissances, forces et richesses sur les autres, en imposant à leurs membres un sacrifice total pour ces finalités.

On parle du sens de l’Histoire, alors qu’on devrait parler du sens de l’Homme. De l’humanité. L’histoire n’a plus de sens, à proprement dit, sauf ces manières de les écrire ou de les raconter. Et à ce stade, nous en sommes à formuler des hypothèses, sans certitudes. De même que les origines des civilisations, des cultures et des peuples, des origines du vivant naturel et des évolutions.
Mais pourquoi ces violences venant exclusivement d’autres hommes ? Comme si les entités représentant les ensembles divers et divisés, cherchaient à fonder une seule orthodoxie, un ordre unique et véritable. Fonder ou rejoindre un plan, un schéma, une doctrine qui efface toutes les autres doctrines, ou les assimile, dans cet objectif de construire ou retrouver une vérité sans faille ? Et donc absolument indiscutable.

Eh ben…

Tous les petits humains approximatifs et erronés que nous sommes vont devoir franchir des portes ou passer par un filtre ou un tamis aux mailles serrées. Les robots ne sont pas trop commodes. Y a t’il encore des hommes sous ces habits blindés ? Chars et autres monstres de métal, d’intelligences logiques artificielles ?

Il va falloir que les consultants qui veulent gérer Tout, consultent l’Âme et Théo.

Perdu dans la profonde heure

Perdus dans la profondeur des temps et des espaces immenses, rendus insignifiants, comment allons-nous nous recentrer si nous ne prenons en compte que ces messages, ces représentations qui nous réduisent à si peu ? Où est donc notre grandeur ? comme on dit cette grandeur d’âme, qui sublime toute chose et saisit sa mesure exacte. Sur  quelle musique le petit être peut vibrer et se sentir en phase avec les univers ? Sur quel bruit de canon allons nous encore nous disperser, croyant entendre les anges ?

quelle taille

Dix milliards ou six milliards de microbes cela ne change pas grand chose, si on est plongé dans le même drame. La Terre est grosse, vaste, généreuse, mais hélas, bafouée et dévastée depuis si longtemps pour satisfaire des appétits démesurés, alimenter des conflits tous aussi stupides les uns que les autres, des sacrifices en masse, des temps d’existence perdue, à cause des causes ignorées de même que les fins. Les appareils d’État, les religions dogmatiques, n’arrangent rien. Aurions-nous oublié ou perdu le sens des messages envoyés par les Cieux ? Ce qui nous relie effectivement, nous protège et maintient vivant.