Une question d’adaptation Ad patres

Que cherchons-nous exactement dans le fil de cette existence ? Qui cherchons-nous si ce n’est pas nous-mêmes, que nous retrouvons dans le miroir de tous les visages, ou dans lesquels nous arrivons ou n’arrivons pas à trouver une proximité, une familiarité, une origine commune, des racines semblables. Certes, l’homme est Un. Nous ne pouvons avoir qu’une origine commune, en un lieu hors de la terre. La question serait de savoir s’y rendre, de connaître le chemin pour y retourner, en pouvant vivre, c’est à dire accomplir quelque chose ici bas, quelque chose de créateur, de nous-mêmes. Cela ne se peut pas dans n’importe quelle condition. Il faut des conditions favorables. Cela ne se peut dans un trop grand désordre. Qu’il soit désordre de cultures, ou d’origines ethniques, dans un sentiment d’étrangeté. Seul dans un pays étranger, tu restes un étranger, malgré tous tes efforts pour te fondre dans le groupe, il te renvoie l’image d’être un étranger. C’est une question de mentalité, d’histoire commune à ses ancêtres, et à leurs voyages sur terre, leurs luttes, leurs épreuves, leurs amours, ayant fondé leur mémoire et leur culture singulière, différente des autres. D’ailleurs, ces différences entre les hommes d’ici et de là bas, tiennent au sol, aux végétaux, au bestiaire, aux nourritures, aux climats, toutes ces conditions extérieures qui ont façonné nos visages et nos corps, ayant des apparences semblables. Reconnaître ses racines, ce n’est pas du racisme tel qu’on l’entend. Il faut savoir conserver aussi ses racines et sa mémoire, ce qui signifie savoir d’où on vient, non pas de façon absolue, parce que nous sommes des extra terrestres, des cosmopolites, mais conserver cela de façon relative, terrienne ou territoriale. Ne serait-ce que par souci de maintenir une existence terre à terre, et ses habitudes. On ne peut pas vivre dans un mouvement perpétuel, ou un brassage indéfini des coutumes, des mœurs étrangères, de mentalités très éloignées des nôtres. Prenez le piment. Nous pouvons en consommer mais nos corps ne sont pas adaptés à leur trop grande consommation. Idem pour les poissons et crustacés, ou les larves. Bref, si du jour au lendemain nous devions consommer des insectes, nous ne survivrions pas. Par déprime.

Or pensez donc que les hommes se consomment entre eux. Ils fusionnent et dans cette consommation fusionnelle ils engendrent leur suite existentielle, parfois bienheureuse, parfois non. C’est selon les harmonies présentes et volontés de bonheur. Mais dans un monde gangrené par des valeurs fausses, ou du chaos, eh bien, ce n’est pas gagné.

Adpater ou adapter, adopter, ( préfixe ad, comme dans adversaire, advenir, admirer, adorer, etc.) Demandez-vous si vous venez du Père ou si vous y allez… amusant.

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