De l’utilité des inutiles, remise en ordre.

Comme tout est étrange… Sommes-nous justes ? Sommes-nous dans le vrai ?
De façon certaine, absolue, radicale nous ne pouvons l’être, ce serait surhumain. Comment marche ce monde ? Sans doute pas selon les vues très subjectives et relatives des hommes qui prétendent le diriger. Ce ne sont que des opportunistes, parfois faisant du bien, plus souvent mal. Le monde marche malgré nous. Les impératifs économiques nous donnent cette impression de tout commander, s’imposant comme une fatalité. C’est hélas vrai, et en même temps faux. Opportunistes, cela veut dire qu’ils saisissent les choses au bon moment, ce n’est pas nécessairement mauvais, c’est fonction des fins qu’ils proposent ou imposent aux autres hommes, toujours libres de suivre ou non.
Le monde est poussé malgré lui à opérer des choix, se soumettre, obéir, mais jamais en sachant à qui ou à quoi.
On parle de la lutte des classes, mais cette lutte est également interne aux classes. Au sein de chaque groupe, clan famille, il y a une lutte, de même qu’au sein du couple. Dès qu’on est deux, on lutte. Jusqu’à soi-même divisé en deux conceptions contradictoires, deux visions ou penchants d’un bord ou de l’autre.
Vous me direz, c’est complètement schizoïde de se voir coupé en soi, mais c’est ainsi, à la limite, dans les replis de sa propre folie. Mais là n’est pas mon propos.
je songeais uniquement au fait tout bête de la nature des échanges équitables, aux contraintes exercées les uns envers les autres, qui font le pauvre et le riche, l’esclave obligé de donner son temps pour d’autres qui gèrent, organisent, et sont dans des conditions nettement moins pesantes, au moins dans leur chair. Comme ces catégories de gens qui parlent pendant que d’autres n’ont que l’action sans droit de parole.
On fait semblant d’entendre ce qu’ils auraient à dire, ce qui revient à ne pas tenir compte de leur voix. De proche en proche les plus humbles en perdent leur lumière intérieure, dévorés par des appétits animaux, de survie, de besoins d’assouvir leurs plaisirs, et d’accepter leurs peines, ballottés entre révolte et soumission.

Non seulement il y a une lutte des classes, mais chaque classe cherche à se maintenir à son niveau, ne pas tomber à un niveau inférieur, de ruine ou de misère, de défaite ou de malheur, de perte dans cette bataille. Bataille mondiale ou générale ? Chacun campant sur ses positions, sur ses acquits, légitimes ou non, Les mafias se sentent légitimes, les corporations, les industries d’armement, etc.

Bref, quelle foire d’empoigne partout sur toute la terre, qui observe ça de loin.

« Nous sommes les hommes inutiles » disait le chanteur.

Il faudra que je revienne en causer plus longuement, en creusant le sujet, parce qu’il me semble conséquent de devoir payer mes dettes à ces pauvres gens qui cueillent les grains de café, et de leur rendre par mes mots, des grains d’autres chose en compensation.

Voyez, on nous a dit « aimez vous les uns les autres », mais pourquoi ce n’est pas effectif, ou que c’est à moitié fait ? On ne peut dans cet ordre des choses ne s’en prendre qu’à soi-même, et ne pas rejeter ses défaillances sur autrui.

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