Du grave et de l’aigu

Ce qui est grave, c’est de rester sans voix, pris dans l’immobilité. La vie, vivante en son esprit, est mouvement de l’esprit, et repos de l’esprit, d’où procèdent les échanges sains et le bonheur, celui de voir et d’entendre les voix multiples anges, n’émettant nul bruit. Être réanimé par les courbes gracieuses, des danses si fluides, si aériennes, comme des flammes s’élevant, nous emportant dans ses bras. Vous ne pouvez jamais saisir l’image si vous n’êtes pas cette même image qui résonne en vous comme le double ou le calque exact de sa beauté. Cela recouvre tout au sommet d’une montagne. Il n’y a plus aucune chute possible, nul vertige face à l’abîme, le corps est délivré.

Mais vois combien de petits pas nous faudra-t-il pour nous tenir en ce lieu.

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