Les promesses trompeuses des faux

Les promesses politiciennes comme des sucres d’orge à la foire au bonheur, tous les matins tu te réveilles et autour de toi ce ne sont que des fées, des muses, des chansons douces, le chien qui t’accueille et te fait la fête. Tu es simplement vivant dans la joie, tu n’allumes plus aucune radio menteuse, déprimante, oppressive source d’angoisses, questions absurdes, peuples enchaînés à leurs billets de loterie, comateux des alcools, regagnant la cellule de l’ esclavage quotidien, dans la foule des bouchons fleuves d’aciers dans lesquels tous se fondent mimétiquement et s’oublient. Exécutant les ordres, robots dociles, espérant que samedi vienne vite, qu’on puisse crier et boire, désirer et rire de toutes nos forces, le bal continue. Où est la liberté, où sont le bonheur et la vérité dans tout ça ? Où sont nos enfances, ayant ce sentiment simple du bonheur des présences aimantes et protectrices, quand nous étions entourés de tendresse, et légers. Pourquoi ne sommes nous pas en vacances perpétuelles, et que ne s’offrent à nous que des chaînes de production, de labeurs, de devoirs, retenus à nos postes, pour répondre à quel futur, quel espoir ? Comme tout cela sonne faux, tu sais.

Je songe au sens du jeu, ce faux qui se trame entre nous, ces relations de maître et d’esclave, ces volonté de domination, être un roi une reine entourée de sa cohorte de courtisans. Princes dictant ses ordres, comme seigneur des univers inférieurs. Les hommes, la nature n’étant entre ces mains là qu’une masse, une matière comme pour le musicien une discipline à dompter, le dessinateur une feuille blanche, sur laquelle il décide de former ses harmonies. Comme ça doit être bizarre de se sentir investi de pouvoir sur d’autres hommes, obéissants, serviles, de mater violemment les rebelles, les opposants. Les puissants doivent se sentir comme des dieux dans leur olympe.

Il faut surmonter notre dégoût, devant ce spectacle de désolation ou de ruine, des machines envahissant les espaces vierges, des saccages orchestrés enlaidissant tout ce qu’ils touchent : les corps rendus difformes, les bêtes en cage, les montagnes mises à nu, Ils n’ont rien compris, ni rien cru, attachés leurs valeurs et leurs spéculations financières.

Cela vaut-il la peine de le dire ? Pendant que des gens souffrent et renoncent à lutter. Si nous savions tout ce que nous avons perdu, tout ce qui n’est jamais dit des vérités divines, des dons, des pouvoirs bons, des grâces possibles venues du royaume, de ces lieux de spiritualité, et des sources d’amour créateur qui à la longue s’éteignent en nous si nous devons nous plier à toutes ces faussetés. Nous en mourrions vraiment.

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