Si peu

Chacun d’entre nous fait si peu. Est si peu. Même les grandes œuvres sont minimes dans la masse. Il y aurait probablement quelque chose à dire des nuisibles cachés, pernicieux qui sapent le cours heureux. Mais il est plus important de mettre en plein jour les utiles nombreux qui font grandir les autres.
Sous cette optique, la terre prend un autre visage. Elle aurait changé sa vision des choses, sans se déshabiller, ni se farder outrageusement de fausses peaux.

Humain, trop divin

Si peu :
il y a le plan humain, et le plan divin. Humain oublieux ou refusant ces plans divins qu’il contient. Plans vertigineux, forcément douloureux.
Âme héroïque. C’est comme Amérique. Non je ne fabule pas. Franchir les mers et s’installer sur une terre inconnue pleine de vies sauvages, lutter, faire à la fois bien et mal, tout ça pour la puissance. En rejetant plus ou moins ses racines. Mais dans un sens, ces histoires sont aussi le fruit des passés, des bagages emportés, comme le bétail. Sauf que c’est un bagage moral. un conditionnement. Nonobstant le fait que les hommes eurent tenté de casser tous leurs codes, pour affirmer leur liberté. Probablement ce qui est cassé, c’est cette conque protectrice du vivant naturel, émanation du divin, qui nous fut offert, comme épreuve, pour quelque chose de supérieur à reconstruire en nous.
C’est immense. incommensurable plus exactement. D’où la possible angoisse, la folie, les frayeurs, les choses qui peuvent nous réjouir, nous extasier.

Chemin des âmes dans le désert

Mon dieu, qu’il est dur de s’entendre
s’entendre au sens intact
de ce que nous sommes
comme homme et comme femme.
homme rendu fou d’avoir perdu son âme
dans sa femme, et fou de cette pesante solitude,
ces déserts, et soifs de vengeance.
mais voyez donc l’amitié, c’est le secret des âmes seules cheminant
Ensemble

L’âme libre

L’âme délivrée, à jamais est une âme vivante. C’est à dire vibrante elle entend tous les sons, et traverse les âges. Elle se retrouvera un jour indemne sur son île, son lieu de repos d’où elle pourra agir, de façon tangible, et détentrice à nouveau de ses corps, de ses choix multiples, de ses amours et donc d’elle-même.

En attendant d’être élue
elle est en ballottage
Sur sa frêle barque

Qu’avons-nous donc à faire ici ?

Nous n’aurions qu’à retrouver le chemin qui nous mène à notre âme oubliée, défunte ou endormie, en nous repérant parmi les vagues et les dunes, les rochers et les arbres, comme si c’était la vérité énoncée un jour que nous avions pris pour le dernier, le mot définitif dit par la personne posée au rang d’icône, de sacrée.
La hiérarchie, le service secret.

Ce serviteur nous ranime, nous motive pour que nous nous engagions dans cette quête du lumineux Mystère, que nous le sachions, ce qui est amplement suffisant pour franchir les grandes eaux sublimes et effrayantes, après avoir tissé les multiples cocons de nos existences.

Les images depuis la nuit des temps, les paroles le plus pures, prophéties et messages, viennent du sommet des montagnes. Nous appartiennent-ils ? Ou ne sommes nous que corps témoins remontant à la source comme le saumon la rivière ?