Épouser ( spire rituelle s’entend )

L’homme n’épouse pas l’homme, la femme non plus.

L’homme, dans son désarroi existentiel, cherche l’épouse comblant son manque essentiel et croit l’avoir trouvée dans les créatures, les objets sortis de son cerveau malade, dans ces civilisations de pierres et de cristaux adorés.

La névrose est très humaine. Signe de cette division originelle de l’Homme en deux parts inégales, mâles et femelles, infernales moitiés, engendrant des générations errantes de mal aimés, d’âmes en souffrance, avec des reliquats de consolation fraternelle, homothéties virant sexuelles.

Mon dieu quelle nuit dans nos âmes. Quel alcool dans nos boyaux pour nous ranimer. Quels frottements de peaux pour avoir cette sensation de complétude. Serpent, grenouille et poils de chat.

Je vous demande qui a raison dans un univers ne fonctionnant pas par la Raison. Comme si l’Amour aussi pouvait n’être que Fou.

Il vous manque toujours l’autre sphère, jusqu’à ce que vous l’épousiez.

Est-ce que vous entendez cela ? Ce n’est pas un escalier droit, c’est une spirale immense.

 

 

Les dés sont jetés

Ça ne date pas d’aujourd’hui. Il y a continuité. Si bien que toutes les tares, tous les poids, les fautes, les vices, forment la base la plus sûre à notre dégradation, et à notre souffrance. Tous les virus du désordre se transmettent, et font autorité. Le crapaud en tête. Quelle bave. Que de torrents de boue nous emportent. Il ne reste que cette existence absurde et brutale. Sans la moindre trace d’humanité.

Non, ce qui se révèle est la fin des modèles, exprimée par ces formes décadentes et complètement dégradées, ou décomposées de la Nature première de l’homme, qui ne sait plus où est sa vérité, son essence et son chemin. À force de se masquer, se mentir, ne pas répondre.

Toutes les maisons s’effondrent, tous les tissus craquent et nous laissent nus, écorchés. Si ce n’est pas aujourd’hui cela ne saurait tarder. C’est logique, quand tout est assis sur du corrompu, du mort, sur l’absence ou l’ignorance ou le rejet des fins, des buts pérennes, de ces dimensions d’éternité que refuse le monde, prisonnier de ses viscères. Tous nos appétits de bêtes sont des boulets atroces.

Ce ne serait pas grave du tout si nous le savions, les maux n’auraient plus prise. Nous n’aurions plus les mêmes besoins de nous répandre en bavardages fumeux. Nous pourrions évoluer dans un sens où les contraintes seraient nettement plus légères, et les moments joyeux très fréquents.

Qu’est cette humanité, sans sa réalité d’ange ? Sa traversée de tous les temps-espaces dont certains en dessinent des cartes, mais dont le territoire n’est pas encore trouvé, sauf dans ce moments sexuels, mais qui sont les pièges fameux qui nous furent tendus, comme venin, stupéfiant, hallucinogène envoûtant, comme un simulacre de transcendance, puissance que nous croyons posséder, mais qui s’avère être en vérité notre perdition et nos égarements catastrophiques, sous ces multiples formes, mal employé.

Mal employé.

Vivre seul ?

Ça dépend avec qui.

Sérieusement, ça pose la question de pourquoi nous vivons.
Ceux qui imaginent que le tout de l’existence se trouve ici, coincé entre deux néants,
contre ceux qui passent, qui posent des ponts, font leur vie en fonction de cela, et se sentent bien seuls.

C’est comme celui qui vient vivre sur terre parmi des indigènes assez obtus, oublieux de leurs origines, aimant ce monde, ne percevant que ce monde, cette dimension d’existence, fondent forcément toutes choses en fonction de cela, évacuant le reste, rendu insipide insignifiant, sont prêts à toutes les guerres pour arriver à leurs fins, même en prêchant pour la paix, ou en servant des maîtres indignes.
Alors, la solitude dans cet exemple est assez éprouvante. Surtout en présence de congénères rivés à leurs représentations fermées et leur petit pouvoir.

Peu d’écho.
Si tout de même, très léger.

Effacement

Pour que nous ne soyons pas effacés, Il s’est effacé.

Il le faut, ce n’est pas un reniement. Mais comment dire ? Disons qu’il ne peut indéfiniment être et intervenir dans nos existences, sous peine de nous aliéner. Il laisse la place, en ayant laissé les plans, ouvert les voies, et selon notre volonté, nous nous formons, ou nous enfermons dans nos erreurs. À la rigueur, il émet quelques signaux très discret pour que nous ne le perdions de vue, mais tout nous incombe pour le reste. Ainsi, lui même se crée par nous. Ça vous semble outrancier ? ( je veux des fils et non des esclaves, fils qui sont (ou deviennent ?) père dans le processus « normal » )
Signes effacés sur le sable, pour ne pas induire une pensée fixée d’avance, finie, achevée avant d’être. Nous écrivons par conséquent notre livre, et notre être, en évitant d’aller à contre sens.

Ennemi et impasse

Les hommes sont remplis des amours, des désirs, des énergies vitales, des intelligences et génies, des raisons et des rêves, qui édifient ce monde ci. Et contre toute attente, tout part en vrille, nous nous heurtons à un mur indestructible, que nous nommons ennemi, comme celui de l’adversaire total, adversaire spirituel, intemporel, nous ne sommes pas passés dans l’au-delà, il nous manque cette dimension qui complète notre existence. C’est comme si nous sentant blanc, nous avions affaire avec ce noir, ennemi donc. Le mur, l’ennemi, ne pouvant pas céder.

Mais si nous sommes ennemis de nos ennemis, pourquoi le sommes nous ?

Sans doute n’avons-nous pas consacré la part convenable à ceux que nous prenons comme hostile ?

On a beau tourner le problème dans tous les sens, on en revient à nos esclavages, cette résignation à la loi du plus fort, qui se croit possesseur des terres, des eaux, de l’air et impose au monde sa direction, et sa volonté aux faibles. Pourquoi donc cette soumission à ces violents ? Pourquoi cette passivité face à cela ? Croit-on pouvoir subsister dans ces conditions ? Nous passerons à côté de tout, pour finir emportés dans les lames de fond, engendrées par les luttes incessantes auxquelles se livrent les puissants, pour imposer leurs hégémonies. Les hommes sont pleins d’amour pour la guerre. Ils aspirent à quelle gloire en réduisant les autres à rien, ou à l’insignifiance des serfs ?

Après tout je m’en fiche, à la fois des maîtres et des esclaves. Il n’y a aucun salut à attendre d’un bord à l’autre. Tout cela nous achève tôt ou tard. Vous avez remarqué que pour construire ce qu’ils croient être leur paradis, les hommes fabriquent des tombes. Quel piètre désir. Quelle volonté minable gît dans le fond de cuve des uns et des autres, avec ces impérieux besoins de bières, de vins, de drogues diverses pour oublier tout ça, et remettre à plus tard les échéances, et les dettes.

Si nous consacrions autant d’énergie vers quelque chose de bien ( ce qui reste à définir, de façon commune ) que celles que nous consacrons à produire ces montagnes de béton, d’usines, de transports, d’or et de métaux, de viandes et de céréales, de même que ces quantités de rapports sexuels comme des appétits jamais complètement assouvis, ou pour le moins qui laissent un sentiment de frustration, et causent des problèmes très lourds de démographie, de contraception, d’éducation, etc., nous n’en serions peut-être pas à ce point dans l’impasse sans entrevoir d’issues autres que ces chocs mondiaux.

Autant dire que le bien n’est pas encore révélé, ou ancré, dans ce qu’il a comme réalité. Il serait encore au stade de la lettre, comme on dit, plus facile à dire qu’à faire ou à vivre.

De même le mal a de beaux jours devant lui. Même s’il nous emporte dans sa tombe.

Où est cet Éros ? pourquoi et comment nous sommes nous leurrés à ce point en rendant grâce à Thanatos, ce désir de mort ?

Il y a une perversion dans le désir de vie, ou une inversion. Nous sommes gorgés de ces désirs vitaux, exprimés dans toutes nos œuvres, en oubliant volontairement ou non, de mauvaise foi, par peur ou par ignorance, que cela se donne, que cela se passe au-delà, que la vie est au-delà. Et au-delà est Autre.

Sous ces conditions, l’Autre nous le rend.

Dans ce sens là, passer prend tout son sens. Enfin, j’espère…

Une certaine lassitude

Lassitude de ces embrouilles entre le féminin et le masculin, de ces conflits sans queue ni tête entre les états et leurs chefs qui se croient investis du droit de vie et mort, et ne veulent rien sacrifier de leurs prétendues puissances, mais sont prompts à faire couler le sang des innocents.

De quoi donc serions-nous coupables ? Il est possible que nous le soyons de tout ce qui existe. De tout ce que nous voulons ou avons voulu, depuis nos origines. Comme si nous pouvions nous défaire de ce que nous sommes dans nos profondeurs essentielles, de notre nature première, en remontant le plus loin qu’il nous est pensable, non seulement dans le temps, mais aussi et surtout dans cet étant d’être avant d’être. Et auquel nous aspirons comme retour vers cela.
Sauf que d’ange, adorable et lumineux, rempli des énergies, investi de pouvoirs  créateurs, nous sommes venus dans ces corps impuissants. Humains et affreux. devant tout reconstituer selon nos seules ressources, très faibles sur cette terre. Nous sommes la proie de forces antérieures, générant souffrances, angoisses, peines pour tout. Accoucher, travailler, s’ennuyer, être traversé de mille pensées négatives plus fortes que les bonnes. Comme un rejet définitif de ce qui fonde la réalité, faute de vivre dans cet cet état d’anges heureux, ce paradis perdu.
Pourquoi donc les cieux nous ont-ils rejeté ? On pourrait poser la question inverse et se demander pourquoi avons-nous rejeté les cieux ? Et que désormais, dans ce puits si vide et si profond nous avons toutes les peines du monde pour en reconstituer le parcours, à nous reconstruire en entier. On dirait donc mâle et femelle ? non, cela n’est pas ça. C’est plus vrai selon l’image d’Adam et Eve, du corps-esprit, âme spirituelle, âme corporelle.

Là, c’est sans mort. Ou, la mort est achevée. Chaque moment de transition se fait sans mourir. Sans chute. Parce que dès lors qu’il y a de la vie, il y a du mouvement et des passes à franchir. La raison, le motif de tout cela, c’est que la totalité ne s’édifie pas toute seule, sans volonté, sans savoir, n’importe comment, ni pour rien.

Mais contre.

De là, se battre contre rien, comment pouvons-nous gagner ?

répétition

Le salut est en vous, vient de vous, ou en nous. Il n’est pas hors de nous, même dans les paroles les plus vraies, ou empreintes de beauté, splendides. Elles sont comme l’arrière plan où nous devons nous rendre, que nous avons à accomplir en nous, sous la main, les deux mains de l’opérateur. Ben oui, il y a toujours quelqu’un partout et qui opère. Et qui nous tient, jusqu’à ce que nous puissions nous tenir de nous-mêmes devant l’abîme. Évidemment, tout cela peut passer telle une fable pour gogo crédules.

Mais si ce n’est pas ainsi, je me demande à quoi rime l’existence, et nos peines, nos amours, et toutes nos quêtes.

La vérité dès lors que nous l’avons aperçue se présente dans le monde, elle nous illumine.

Dites si je déraille… ( je me relis, et je constate l’impasse des mots, l’indicible, l’inexprimable) Il s’agit tout de même du salut de l’ensemble, et des identités. Celles qui furent, et sont disparues, celles qui sont vaguement ici, dans un présent flou, et celles qui viendront.

Bigre, l’univers est sacrément peuplé.

Rock’n roll

Tout le monde se demande comment s’en sortir, quand ça se présente mal, quand tous les signaux sont en alerte, il faudrait un miracle. Il ne suffit pas d’adorer Jésus, ou la vierge, ou Allah, pas plus que de s’extasier devant tant de merveilles, si bien représentées, chantées, exprimées dans les meilleures des œuvres, même celles de la nature miraculeuse, des étoiles, même celles des plus hautes philosophies, ou sciences. Parce qu’il y a encore tout à accomplir. Passer. De l’importance de la parabole, pour apercevoir les desseins les plus nets dans le chaos du monde.

Tenez, c’est comme une copulation. Acte qui motive tellement le monde, ce n’est pas par hasard. Il s’agit de cet accouplement en esprit, ou en âme, indéfinissable ou indicible, fusion essentielle de l’un et de l’autre, dans un seul. L’un et l’autre deviennent  un seul et même être.

Ceci dit, mettons que vous soyez passés, que vous vous soyez reconstitués, en un seul corps, comme une seule âme unie, là, vous savez les maux du monde, les drames, les malheurs, vous avancez en dépit de tout cela, vous tenez contre les tempêtes, celles-ci venant se briser contre vous. Comme les vagues de l’Océan se brisent sur ta côte rocheuse, Rock.

Slave dort

Père et Mère – ceux des cieux – symboles utiles aux êtres sexués, chacun ayant sa fonction. Faut pas mélanger. Faudrait simplement s’unir. Il y a toujours un troisième à servir, et qui nous le rend bien.

Que dire de ces bidouillages des corps, des psychés, trafics d’organes et de monnaies, pollutions horribles. Qu’espèrent-ils sauver à coup de canons ?

D’ailleurs, je me demandais si tous ces prêches pour la paix, ne masquaient pas des armes. Les orgueils.