les temps dissymétriques

Je ne me souviens à peine de ce moment où j’étais mort. Sauf qu’il revient par moment dans des larmes, et des sanglots, comme des soubresauts du cœur, très éloignés dans la profondeur, et peu important. Mais nous ne pouvons pas non plus nous dispenser de faire connaissance avec notre mort si nous voulons qu’il reste quelque chose de vivant. Le temps présent n’est pas suffisant pour la connaissance. Son voile est trop mince, trop inexistant. Essaie donc de mettre ta main dans le passé, elle n’y arrivera pas.

Par contre, dans le futur ? Nous pouvons percevoir sa main, si nous voulons.

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