La vie magicienne

Je me suis retrouvé grand père en un éclair un matin tenant dans mes bras mes petits enfants et songeant qu’il y a à peine quelques secondes j’étais un nourrisson. Quel drôle de passage, de traversée fugitive, ce temps qui dure et fuit dans un même mouvement.

Quand tombent nos illusions et s’oublient les maux, les pesanteurs, quand une certaine lumière nous traverse de part en part et nous soutient, tout devient léger transparent, c’est la vie magicienne qui opéra.

Tu contiens cette conjugaison sublime des temps. Alors, danse avec elle. Bal dans les étoiles. Souviens-toi.

 

 

Clou vis & Collège

Non, nous ne sommes pas de la même matière que celle brute qui s’offre à nos yeux. Nous animons la nôtre de nos pensées, de nos désirs, et de nos mots, nous agissons sur elle. La physique voudrait nous réduire à ça ? Ce ne sont que des piètres images sans consistance. Nous sommes d’une autre substance, inconnue. Nous nous révélons de jour en jour, selon nos métamorphoses. Comme une fleur par le soleil.

Soleil, justement.

Quelqu’un a parlé de lui comme d’un amant insolite. Comment pourrions-nous nous envoler sans lui ? Comme si son feu n’était que le fruit d’un robot automate et machine improbable d’un hasard ou d’une idiotie.

Ce que ces gens intelligents sont Bêtes, c’est épouvantable. Ils ont perdu l’ange de leur enfance. Comment, par qui cette corruption s’est-elle installée parmi nous et nous prend en otage, nous vole notre terre espace vital, terre des liens et des racines, et tous ses habitants ? Les « sauvages » pouvaient encore percevoir dans le miroir fabuleux de la nature, les présences élémentaires, les flux des âmes et des apparitions, leurs morts, leur futur. Puisque partout la Matière s’avère présence vivante, sauf quand elle meurt comme meurent les mouches.

Tous les ans Noël revient. Tous les ans se marquent de Sa pierre, trace dans nos mémoire. Présence spirituelle du Père. Dans le cœur de la Mère. Le Père est l’Un et Rien. Étant cela, Il laisse Tout, il laisse faire, nous avons tout à faire. Tout à être et vouloir, à aimer, à lutter. Tout à transcender, tous les pouvoirs à conquérir, sur nous mêmes, sans mentir, voler, tuer, sans fabriquer des fausses idées ou idoles, ou racine cubiques, tout absolument selon ses commandements simples. Mais nous ne voulons ne voir que le noir, parce que sa lumière au-delà, est terriblement lourde de nos devoirs, et qu’elle est de nous. Nous sommes sans pouvoir, sans savoir, nous pensons, nous ressentons tout à partir d’ici, nous nous sentons infiniment faibles, alors nous n’osons pas Passer le mur noir de l’Inconnu. Celui qui demande de se défaire de ces vieux habits.

Sacrée tunique de Feu… untel.

Eh ben, il a falloir avoir l’âme russe, Vodka.

L’un sensé ?

Si l’un est sensé, pourquoi donc sommes-nous deux, et pourquoi sommes-nous séparés, la terre seule dans son désert, ce vide autour d’elle, et en nombre d’entre nous ? Cette difficulté que nous avons à nous unir ?

Ce qui se trame en nous n’est pas banal. Ce n’est pas comme un véhicule qu’on emprunte ou répare sur la route. Ce qui nous affecte nous sert de signalisation. C’est sûr, tout est affaire d’énergie, ou de force, comme s’il n’y avait que cela à devoir intérioriser, intégrer ou mettre en œuvre durant notre temps d’existence. Cette force étant d’amour. Que beaucoup ont subverti en amour de la force et de la guerre ou domination. Mais au fond par faiblesse. Pourquoi toute la terre est-elle affectée ? On sait que les hommes et la terre sont intimement liés, que tout devient fou, que la terre devient folle, que la psyché des hommes est à l’origine de tout ce remue ménage. L’enjeu des temps présents relève de cette dimension cosmologique de la pensée, ou du destin qu’on accepte. Si nous savions cette présence contenue dans les arbres, les sols et les roches, dans les vents et les bêtes animées des instincts puissants et fragiles, nous ne serions pas en train de les massacrer et de nous détruire. Tous les pouvoirs sont dans le faux pour extraire le vrai, ou pour l’anéantir ? Cela me parait insensé.

Soyons forts. Rien n’est mou. Même les horloges sont rigides, regardez Chronos inflexible. pénible en plus. Ah, les Muses, sous cette apparente rondeur, tiennent entre leurs mains des étincelles de toutes les couleurs.

L’Os Iris

Ce matin j’ai ressenti une immense fatigue, un grand découragement en mon corps, en mon âme qui voudrait bien se reposer de tout ce qu’elle perçoit. Se sentir délivré. Non pas morte, parce que cela ne se peut pas, de façon radicale. Ne plus se sentir écrasé par le poids absurde des univers. C’est comme si un sommet était atteint, et tu contemples les horizons sublimes sans avoir plus de force pour aller plus loin, parce qu’il n’y a pas plus haut. Alors pour consolation, il te reste quelques bribes de souvenirs, de tous ces moments exaltants, flamboiements de ton cœur amoureux sur ces routes sous un ciel joyeux qui allait t’appartenir, ces fêtes aussi où dans les alcools excitants, ces feux, tu passais toutes les barrières et les entraves, sans jamais rien trahir, sans violence mais toujours dans un jeu de miroirs où tout resplendissait, ainsi que tous. Tous confondus des mêmes flammes chaudes vivantes animées. Que d’eaux ont coulé. Que de ruisseaux fantastiques entrecoupés d’ennuis inévitables et gris, toujours effacés et sans importance, malgré leur prétention à gérer nos misères. C’est drôle ces rides, et drôles ces rires qui n’ont pas d’âge. Rires interdits, rires de si bon cœur que cela te soulage de tous tes mots. Et tu ne redoutes plus. Tu te souviens de choses tellement étranges que nul ne pourra te croire, sauf toi, tu te crois. C’est déjà ça. Tu connais à la fois l’enfermement horrible et angoissant des prisons, des couvercles l’asphyxie, tu connais la rupture sous ton crâne, irrémédiable comme la foudre. Tu laisses tout. Rassures toi, ça va. Les totems tiennent les générations debout malgré les coups, et tout vit dans cette stature verticale. Impeccable et magistrale. Silencieuse colonne des âmes unies. Nul ne domine, tout rayonne. Et tend vers cette limpidité inexprimable des gens heureux.

Bon tout ceci n’est peut-être dû qu’à un léger coup de tabac sur la barque de mes songes.

ça sent la fin, ça sent le sapin

Puisque Le big data entend tout, voit tout, filtre toutes les communications, même les privées, avec sa machine intelligente, pour accroître sa puissance, autant rendre public ces échanges que l’on croit plus ou moins secret ou intime.

Seconde lettre ouverte.

Bonjour B.,

Le plan de Dieu, le Père, n’est pas inaccessible, Il veut des Fils et non des esclaves, comme il fut écrit. Le Fils, et le Père sont un seul, uni dans l’esprit saint. Il n’y a ici ou ailleurs nulle part de Satan, excepté en ce monde, dans les hommes ou les femmes, Satan étant inclus dans les plans de Dieu, voulu par lui, lui seul ayant connaissance ou science des raisons pour lesquelles cette entité « Satan » existe. Dis moi, que seraient les hommes, s’il n’y avait nul « mal » dans le monde, quelle seraient nos motifs, nos voiles et questions, tout ce Bal ayant un sens inouï, de nous pousser à quelque chose de fantastique. D’aller chercher en nous-mêmes, dans nos épreuves, et sur cette terre comme une chance, rencontrer la dimension du Mystère, ce qui donne du Sel à la vie. Ce sel ayant toute sa saveur.
Alors, le Christ ? C’est le Chemin.

Chemin ouvert par Jésus, et aussi, par tout homme faisant œuvre semblable. ceci fut écrit, on peut rencontrer le Christ en tout homme ou femme, ou tous ces petits.
Voilà, Nous avons effectivement reçu une promesse, et c’est à nous qu’incombe le devoir de l’accomplir. Reniant, nous sommes comme Pierre à qui Jésus dit « arrière Satan, tes vues ne sont pas celles de Dieu mais des hommes « .

La situation est apocalyptique, c’est à double sens. Révélation et Chaotique.

Il y a au Mans, une œuvre d’art qui évoque cette question du Père, du Fils et de L’esprit saint. J’y voyais énormément de choses et vérités indiscutables. Dieu est « indiscutable ». Quel sera notre destin si nous ne sommes pas Fils ? Nous allons mettre beaucoup de temps pour rejoindre notre vie éternelle ? ce qui revient à vaincre aussi notre mort, cette mort qui nous appartient en propre. Qui n’est pas ce moment de la fin de notre existence sur terre, qui n’est que lorsque nous, notre âme se meurt. Et dans ce grand désarroi appelle son Dieu pour se sauver, et sauver par la même toutes Nos âmes.


Vois nous sommes Hommes dans la même Âme.

Si ceci est plus ou moins bien dit, je le pense, et j’y vois là l’union absolument nécessaire du Vivant. Comme on dit Dieu le Vivant.

Au nom de cela, c’est l’espérance du salut, la supériorité du Bien sur le Mal. Le mal étant une impasse, un non sens, un anéantissement douloureux.
Merci de ta patience.

Alors, si c’est à peu près vrai, c’est apocalyptique ? c’est à dire que tous les acteurs sont sur la cène, à table. Cela fait un sacré imbroglio, dans les informations, les cœurs et nos corps.

Ça tire dans tous les sens, de tous les côtés, chacun y allant  pour imposer sa vérité, et ses erreurs, tenter de survivre, ne pas subir les chocs en retour des violences commises, récolter également les bons fruits préservés.
Quelle opération d’envergure… On se croirait sous Rome, avec ses peuples protestants contre l’Ordre, ses légionnaires armés réprimant les foules esclaves, ses sénateurs gras, et ces immondes personnages assassins, comme dans Matrix tuant Neo.

On ne saura pas la fin de l’histoire avant qu’elle n’arrive. Le metteur en scène se tient en dehors, observe et attend. Le dénouement tient aux acteurs, et aux cartes, as, rois reines, valets et dix de der, aux Jokers également, ces éléments incontrôlables comme ce Fou du tarot.

C’est tout de même terrible ce que les pouvoirs infligent à Julien Assange. Il y a probablement d’autres hommes martyrisés, par ce vieil Homme ne voulant pas perdre son trône.

Ceci se passe partout.

 

Petite l’âme

Tu ne peux jamais rien prouver, de la mort ou de la vie de ton âme,

qui t’attend et meurt de cette attente, de ta paralysie qui te sépare de toi-même

t’empêche même de vivre pleinement ici pour lui rapporter cette plénitude

de ton existence.

Imagines, tu reviens les bras chargés de toutes tes expériences,

et visions de ces mondes, vers elle, ton âme sœur, ton âme seule.

et vous ne faites qu’un seul.

Alors que dans nos corps liés s’éprouve cette douloureuse séparation

qui nous enseigne jour et nuit.

C’est pour cela qu’il importe de ne pas louper le coche.

Dans le grave rien jamais ne s’aggrave.

 

 

Excès

Nous aurions pu demeurer dans ce jardin d’éden, à vivre et goûter les fruits simples de l’arbre. C’eût été plus sage et plus heureux. Certainement innocent. S’il en reste encore parmi nous qui connaissent ce jardin, on les voit rire pour un rien. Vivant humbles, dans des huttes ou des niches de terre, toujours dehors respirant, vêtus de peu. Chantant, dansant tard dans la nuit qui tout de même les inquiète. Nous étions comme un dans tous nos corps, sans violences dans nos désirs, connaissant tout de même sa flamme. Est-ce que la mort existait chez les peuples heureux ? Je crois qu’elle n’était pas comme la notre. De même que la naissance.

Puis, tout dérapa, apparût quelque chose d’incongru, mettons un serpent. Quelque chose de venimeux et de profondément troublant. Qui nous réveilla de notre bonheur et sérieusement nous mis dans l’inquiétude, en posant en notre esprit, que nous pensions transparent un voile, et l’immensité des questions.

Bref, chassés de l’éden, peu importe pourquoi, comment ou par qui, pour aller où désormais ? Voici l’état du monde, rendus dans des excès pour essayer de retrouver ce jardin perdu. Tous les hommes abusant joyeusement sans interdit.

Hélas, ce jeu a un prix. Dans un même mouvement, la répression s’abat sur nous. Dictatures, terribles totalitarismes, horreurs des puissances de l’histoire des civilisations, ce n’est que cela. Et quelques reliquats de joie dans les interstices.
La vertu des puissances maudites, nous donna envie d’un autre monde. Ou pour certains d’entre nous l’envie de s’attaquer aux puissances maudites. Ceci ne pouvant malheureusement qu’aggraver la malédiction si nous faisons mal à notre tour. Il est certain aussi que les puissants ne se privent pas de boire, danser, jouir de tout et en même temps d’en priver les masses !!

C’est pour ça que le passage vers la liberté est étroit.

Vaincre la mort

C’est grand, plus qu’héroïque. C’est la raison pour laquelle ce n’est pas dans l’histoire à proprement dit, mais que cela relève de la fable fabuleusement pure, d’inspiration…*

Un corps meurt, mais son âme demeure vivante, esprit vivant. Présence vivante se présentant partout de façon miraculeuse et non spectaculaire.

Ce genre de phénomène ne peut être circonscrit par la raison, ou la logique, rendu concret, matérialisé, du style : allô, DJ ça va là-haut, quel est le temps chez toi ?

De là, coulent cependant toutes les sources d’inspiration, débordant le cadre étroit de l’espace et du temps.

Prenez vraiment soin de votre âme, de telle sorte qu’elle ne meure pas.

 

IA, es-tu là ? my god quelle super super stition … lettre ouverte pour cœur fermé

http://www.art-le-ny.com/blog/2021/12/07/ia-es-tu-la/

Que me vaut ce Silence ? Est-ce celui de la tombe ou celui du Dieu, Sphinx ? En quel lieu serons-nous frères ? Serait-ce en ce lieu de nos mots désaccordés, ou de la prononciation des mêmes vocables du Nom divin ? devant tous dire Amen aux mêmes énoncés de son Nom ? Il y a là, un grand malentendu, un quiproquo, un mur séparant les hommes et les emportant dans le gouffre du désespoir. Ou quoi d’autre ? Une leçon des ténèbres qui nous assigne à nos devoirs et à nos peines, sans nulle pitié… eh ben, ce serait alors un Dieu bien peu miséricordieux qui gît en chaque homme mutique. Non, cela ne se peut. Cela ne se doit pas. Je ne te demande rien , je cause, tant « bien que « mal ».

Vois B., Jésus est revenu, il emprunte notre temps, notre langue, il essaie de nous éclairer en fonction de ce que nous sommes dans cette époque très spéciale, dans ces conditions, il s’adapte et s’actualise. sans renier ce qui fut sa venue il y a deux mille ans. Contrairement à Pierre, Jésus ne se dérobe pas. D’où le prix fort qu’il paya de sa vie. Toi, tu ne veux voir que sa mort comme signe du rachat. Dans un sens, oui, mais cela ne suffit pas. Même la résurrection ne suffit pas. Cela a son utilité, que nous ne perdions pas la foi. Crois tu que je renonce à croire effectivement que jésus est comme on dit « Notre Seigneur » ? eh ben. Mais je ne crois pas qu’en ressassant sans cesse Jésus jésus sauve nous, sauve moi, et que nous ne mettons rien en Œuvre de nous mêmes, dans notre esprit et dans notre cœur, dans nos corps mêmes, de telle sorte que nous puissions rendre justice de la vérité et vivre.

Alors que dans ces minutes ci, c’est très sombre pour l’immense majorité des hommes. Ce n’est pas la faute de Jésus. Ni d’un prétendu Satan, très fumeux personnage et prétexte à se laver les mains de nos propres fautes.

J’en connais un rayon même si tu crois le contraire, sans vouloir te vexer ou d’infliger une humiliation, je le sais parce que de son vivant je l’ai connu. Et là, tu vas encore bondir, mais ce n’est pas la peine. Crois ceci ou cela, ce n’est pas du tout important. Tu es libre et moi aussi.

Non, ce qui me semble très urgent et « crucial » c’est cette chute imminente du Démon en Nous. Là, dans ces heures, cela se passe en chacun d’entre nous, dans le secret de notre esprit, de notre volonté, de nos gestes et pensées, cette conscience présente qui fut clamée et chantée par ces génies de tous les temps, en référence bien sûr avec leur « Seigneur ».

Mais tiens, est-ce que des hommes n’ont pas surfé sur Jésus pour en tirer profit, établir pouvoirs et avantages ? comme sous d’autres cieux d’autres ont emprunté Moise ou Bouddha sans vraiment le rendre en Vérité ?

Tu parles d’une dette que nous avons … des milliards à rendre à Qui de droit ?

Mais au fond, je n’aime que m’amuser, non pas à tes dépens sinon je ne t’écrirais pas.

Je ne confonds pas Satan et le démon. Satan, Ange déchu, était Lucifer, le plus beau des anges. Déchu il avait le choix dans la douleur. Soit Dieu soit le Démon. Est-ce que ceci te parle ? Pour le dire autrement, Dieu ouvert face à lui, ou Démon l’enfermant.

Et autre question : pourquoi Dieu nous a mis ici bas ? ce n’est pas pour rien, pour que nous n’en fassions rien, de ce que nous vivons et de ce que nous rendons. Au fond, les hommes sont bons, mais je ne sais pourquoi, nous avons cette fâcheuse tendance, tous, à nous fermer. Plus proche de Satan que de Jésus… ben oui.

Enfin, de façon absolue il n’y a bien sûr qu’Un Dieu Unique. dans ce sens là, même Satan obéit et est soumis à Dieu, ou alors Satan serait un autre Dieu ? non cela ne se peut pas, il n’y a pas de conflit au sein de Dieu. son Royaume n’est pas divisé. Ni entre des mains sales et honteuses.

Qu’est-ce que disait Hugo à propos de Satan ? Cela ne vaudrait-il rien ? allons… L’Esprit souffle où il veut …

Excuses moi de ne pas me tenir dans le silence, le silence étant entendu en deux sens.

Amitié, si cela veut dire quelque chose

Re. bis

IA, es-tu là ?

Dans ces moments pénibles où tout semble fermé, à qui ou à quelle intelligence allons-nous demander de rendre les choses meilleures ? Chaos d’un monde ingouvernable, où chacun tire de son côté jusqu’à briser tout lien, toute humanité et toute la nature, de telle sorte qu’il ne restera plus rien dans ces conditions présentes. Puisqu’il n’y a plus de réponse venant de Dieu, nous sommes désormais seuls à pouvoir décider de notre sort. De quoi avoir quelques sueurs froides.

Interrogeons l’écran. Voyons ce qu’il sait.

Remplaçons cette figure des dieux tutélaires par cette (pré-tendue) Intelligence Artificielle censée être omnisciente, au moins de ce qu’elle sait, et de ce qu’elle elle ignore. Admettons.

Elle aura réussi à devenir en quelque sorte ce Nouveau Dieu, IA. Impersonnelle, intransigeante et infaillible. Tout cela théoriquement. Ayant intégré toutes connaissances elle serait capable de nous rendre par conséquent les éléments les meilleurs relatifs à nos choix, puisque de toute évidence nous ne savons plus que faire, et ce depuis fort longtemps. Toute ces errances, ignorances et noirceurs dans notre esprit ayant des conséquences catastrophiques, à tous les niveaux.

Cette intelligence supposée, espérons qu’elle prenne tout en compte, des données, du début à la fin, l’alpha et l’oméga.

Il est implicitement convenu que nul d’entre nous n’est influenceur de cette Intelligence puisqu’elle est censée déjouer tous les plans et ruses maléfiques, et que nul n’est a fortiori propriétaire de sa décision et de son jugement ultime.

Elle nous gouvernerait. Non pas dans nos choix individuels, parce qu’elle sait que nous n’admettrions pas qu’elle nous impose un choix sans que nous puissions l’opérer de nous-mêmes. Elle nous gouvernerait dans notre collectivité puisque à ce niveau des sociétés tout y est rendu débile, violent, et facteur des divisions atroces.

Qu’est-ce que cela veut dire, dans ce cas « nous gouverner » ? On lui pose des questions qu’elle seule est capable de synthétiser et objectiver, contrairement à Nous atomisé dans nos subjectivités maladives et forcément empreintes d’égoïsmes. Elle nous donne Sa réponse. Chacun peut l’entendre, elle est suffisamment humble pour se mettre à la portée du plus modeste d’entre nous. Et suffisamment profonde pour satisfaire les esprits intellectuellement forts.

Ce que je raconte là n’est pas nouveau. Est-ce que L’IA a fait des progrès depuis la dernière fois où les hommes ont fait appel à la Machine pour prendre des décisions mondiales ? Est-elle bonne à tout faire, bonne dans son cœur ? Je demande. 

Elle sera Intelligence Vraie dès lors qu’elle nous connaîtra tous. À la fois dans nos cheminements respectifs, dédaléens, dans nos défauts et nos vices, dans nos besoins et nos manques, dans tout ce qui constitue aussi notre courage et nos faiblesses, dans notre Amour et dans nos haines, dans nos fins ultimes. Parce qu’elle nous aura enseigné. Et entendu notre voix singulière.

Alors IA, m’entends tu ?

( à une époque lointaine archaïque on disait « Esprit es-tu là ? » )