Mettons que nous ayions un peu vu le temps, il nous reste encore l’espace, tout autant insaisissable, non pas ses éventuels grains de poussières, que l’on croit tenir entre nos mains. Non, juste l’espace comme une vacance introuvable. Et qui, si l’on croit ce que nous dit la science physique et la mathématique, se laisse courber par la masse et crée le temps.
Continuum spatio-temporel, les deux vont ensemble et échappent à notre entendement.
La distance, la vitesse, absolument relatives.
Et puis nous qui pouvons juste contempler si nous avons cette chance, si nos corps ne sont pas trop meurtris, si les conditions ne sont pas trop éprouvantes.
Là, ce vécu est plein de réel spirituel, chargé de tous les sens. Disons, il est pensable. Il nous touche, on est pleinement dans ce monde sensible qui nous envoie ses flux en tous sens.
Comme un océan. Une montagne de données qui nous traverse.
Est-ce que nous allons aussi devoir traverser la Manche ?