Degrés d’amour

S’il y a l’homme et la femme, le mâle et la femelle, il y a l’homme dans la femme et la femme dans l’homme. Un homme n’est pas entièrement mâle, une femme entièrement femelle. Si c’était ainsi, il n’y aurait rien de commun entre les deux. Que pouvons-nous affirmer de la nature du mâle et de la nature de la femme ? Que les deux sont issus d’un Même. D’une même Nature. D’une unité ou de l’Un ? Ne serions-nous que poussières ? Notre existence serait sans intérêt. L’existence en tous lieux n’aurait aucun intérêt. Rien n’existerait qu’un agrégat de poussières, parfois accolées, parfois dissoutes. Comme des choses se combinant et se défaisant. Tout ceci n’a pratiquement aucun sens. Tout serait possible et incohérent. C’est bête, mais nous ne sommes pas uniquement un corps, de même que nous ne sommes pas de purs esprits fantômes. Nous sommes dans une relation. Une respiration. Tout comme nous sommes dans un désir. Celui-ci ne peut pas être désir de la chair détaché de l’esprit.
C’est comme si nous avions en présence à la fois cette Matière Mère, et cette Matière Esprit. Comme si nous avions un Esprit qui pénètre la Mère, et une Mère qui couve l’esprit. Tout cela étant très fécond.
Fécondité de la terre mais aussi du cosmos, c’est à dire de tous les éléments en poussière. Allant en tous sens, mais pas n’importe comment. Le mouvement des mondes n’est pas chaotique. Ce qui serait chaotique c’est d’aller dans un seul sens obligé. Dans une dispersion en poussières.
La fécondité en Esprit est aussi importante que la fécondité des corps. Il peut y avoir fusion des corps à condition d’une fusion des esprits, même si cela n’émerge pas totalement à la conscience, du moins cela éveille et transforme nos corps. Ou notre conscience, c’est selon…
Vous pouvez dire : Dieu, c’est l’univers, vous êtes « un » avec les Univers. Vous ne pouvez être séparés de l’univers. Mais lequel ? Celui en poussières sans aucune conscience ou celui qui a la conscience du Même être et qui vit dans cette conscience.
Parce que, entre parenthèses, quand on fait l’amour, on touche tout de même à la conscience de l’autre et l’autre de la notre. Nous retrouvons un peu cette Unité essentielle.
D’où les degrés de l’Amour éveillant les consciences.
Vous savez tout cela.

Prise au piège

Avez vous remarqué ? Tous les peuples se lèvent et marchent. Cela veut-il dire qu’ils ne croient plus à ce qui les dirigent, ils les refusent, ils savent que tous ces pouvoirs les emmènent nulle part, sans exception, comme on est mené en bateau, errant tournant en boucle. Passagers inutiles qu’on jette par dessus bord, colis encombrant, déchets, débris dans un monde remplis de détritus. La Machine tourne à vide. Ceux qui détiennent les outils de la force destructrice des armes, essaient de retenir le plus longtemps possible les bombes, et les diffusent au compte goutte pour effrayer leurs adversaires, à qui ils vendent des armes désuètes, et dont ils dépendent pour produire ? C’est comme si la terre était prise à son piège, résultat de son manque. De cet absolu qui manque ici bas, et que des rusés voudraient nous imposer comme étant seul et unique, mais sans jamais en donner les éléments essentiels.

Reprenons notre Esprit

Je vous l’ai dit, reprenons nos esprits. Ce qui se passe est trop grave. Si nous perdons nos esprits, nous serons perdus. Qu’est-ce qui pourrait nous sauver ? Quels instruments de l’univers viendrait donc nous porter secours ? Ce ne sont pas les intelligences, savantes, techniques, ces ensembles de machines calculatrices qui vont nous faire voir, voir ou vivre, entendre ou avoir l’idée d’un bien indéfinissable. Ceux qui veulent dicter la conduite à suivre dans le bal des événements sont ignares. Mettons qu’ils savent tout de même quelques choses, précisons. Ou qu’ils cherchent quelque chose qu’ils savent avoir perdu, mais s’égarent non sur les méthodes, sur les logiques, mais sur un autre niveau à préciser ou définir. De quoi s’agit-il ?
Si vous allez dans les bars, vous voyez des serveurs se servir des machines informatiques pour passer commande. C’est très rapide. Tous les objets sont connectés, de même que nous pourrions être connectés, à la fois pour passer commande, grâce à des puces intégrées, et pour nous débiter de façon quasi immédiate des points de vie sur notre compte bancaire, imputée à notre nom. On pourrait même concevoir une machine intelligente qui anticipe nos besoins, et calcule de façon extrêmement fulgurante les boissons que nous avons envie de boire à la fin de notre repas. Sorte de machine dotée des outils de la science qui prévoit le futur. Comme la physique anticipe le mouvement d’atomes et dans ces espaces de probabilités sait où la particule va se situer, à un temps donné. Tout cela suppose des montagnes de calculs, des tonnes de paramètres à faire entrer dans les données. C’est l’esprit de la science contemporaine capable d’intégrer les probables mouvements d’objet, en fonction des flux passés. Science qui se fonde sur le mouvement des électrons et des photons, et sur la vitesse, Mais ne peut rien savoir en dehors de cela. De la libre détermination de notre esprit. De toute cette irrationalité, de nos amours, de nos désirs et des images, des formes invisibles qui nous traversent, et qui se tiennent dans les profondeurs insondables des univers. Là, dans ces lieux où tout naît, ces lieux de notre âme et de notre éternité transcendante endormie, en ces endroits le Mystère est lumière, attirante. Les électrons et les atomes, les éons, les photons, tous ces objets savent de quoi il s’agit, mais ne aucun cas ne peuvent reconstituer notre destinée, située dans ces plans supérieurs incluant tous les plans de l’univers, de même que la fourmi ne nous connaît pas vraiment mais ne suit que son programme existentiel en phase avec son univers. Bref, la fourmi obéit, et ne choisit pas. Pas plus que l’atome.
Nous, nous sommes censés choisir, mais cela ne se peut si nous ne savons pas de quoi nous sommes faits, pourquoi nous sommes, et où nous voulons nous rendre. Nous devons aussi obéir à quelque chose que nous avons choisi initialement, au début, afin de nous retrouver, en phase ou en harmonie avec nos choix. Comme on dit « to be or not to be ».
Notre esprit fait « un » avec notre être. Nous ne pouvons obéir à une machine qui ne tient pas compte de notre être, de ce que nous sommes, malgré toute l’intelligence artificielle de la machine , qui n’est que le résultat des bêtises accumulées de l’histoire ou du passé : Violences, vols, peurs, appétits grossiers, avarices, mépris des uns et des autres, morsures en tous lieux des corps, ruses tromperies, tout cela mélangé avec des bontés et des douceurs.
De façon absolue, universelle, il y a la nuit et le jour, qui se mélangent à peine.
Tout ceci est hélas compliqué par les mots. Ce qui fait un mélange affreux où nous ne nous retrouvons pas. La nuit se mélangeant avec le jour, dans une grande confusion. Nous demeurons pris dans notre corps, la proie de tous les maux.

La proie du bas, qui nous dicte tout ce que nous devons exécuter, sans discussion possible, et ce serait affreux.
Comment avons-nous pu confondre le bas et le haut ?

Toutes ces choses relèvent de la synchronicité, des temps, des espaces, des ruptures, ou des liens , et pour s’y retrouver, ce n’est pas de la tarte.

Sommairement dit

Ils sont en train de nous montrer que tout leur appartient, que ce sont eux les maîtres de la maison, que tout ce que nous avons est le produit de leurs efforts. Si nous avons du blé, du sucre, du café, du caoutchouc, des pétroles ou de l’électricité, des médicaments, des soins pour notre corps, tout est le résultat de leurs volontés et de leurs recherches, de leurs savoirs accumulés, de même que le capital. Ils nient l’idée du peuple souverain. Ils affirment celle de la domination de la tête sur le corps, qui lui doit obéissance absolue. Tout comme ils se pensent comme ayant fait l’histoire par la généalogie, ou l’héritage qu’ils ont conservé, valorisé, gardé avec leurs armes et par la contrainte des inférieurs. C’est pourquoi nous ne sommes « rien ». Nous n’aurions que des devoirs, et le droit leur appartient . Ils sont intouchables malgré tous les procès en cours. C’est leur terrain de jeu. Des yachts, des fusées, des avions, des paradis où ils se reposent, et préparent leurs stratégies. Des calculs et des prospectives, comme on tire des plans sur la comète. Leur jeu se passe dans la lutte entre les différentes « maisons » qui se pensent aristocratiques, au dessus de la mêlée humaine. Dans cet ordre d’idée, les contestataires, les opposants sont vite repérés et mis au pas, ils sont utilisés pour renforcer leurs puissance, au moment opportun.
Cependant, ils savent aussi qu’ils dépendent totalement des mains qui produisent tous les biens, qui prodiguent tous les soins, comme dans un navire, le capitaine connaît les hommes aux machines. Ce n’est pas lui qui fait avancer le navire.
C’est l’ordre qui le fait avancer, pour atteindre des objectifs. Dans le désordre, cela ne marche pas. Le désordre est obligatoire dès lors qu’on construit. Ce n’est pas du désordre, c’est de la destruction, comme sur des chantiers. Le désordre effectif alors serait de ne pas avoir d’objectif sensé, quand tout est chaotique et que le sens est perdu. Il ne se perd qu’à la tête dirigeante, devenue folle, effrayée par les désordres à la base, la désobéissance et les violences. De même le monde devient fou et violent à cause des souffrances produites par toutes ces contraintes sur le corps, rendu dans une pauvreté extrême, corps abandonné, prisonnier de son ignorance, ayant perdu tous ses instincts.
Mais les puissants non plus ne savent plus rien, et savent ou croient qu’ils ne sont « rien », ils sont humains malgré tout, malgré leur cynisme profond. Ils ont quelque chose de désespéré, comme si ils savaient qu’il n’y a rien à faire. Que de replâtrer, poser des prothèses, boucher des trous, détruire, construire et recommencer sans cesse jusqu’à épuisement, ou la fin. Ils trahissent leurs pensées, désarroi ou indifférence face aux maux, par des mots affreux si on y songe. Ils sont enfermés dans leur tête, et n’entendent que l’écho de leur voix. Le monde du silence les entoure.
Que penser ensuite des religieux, et de leurs lumières ? De cet autre Ordre de la puissance en principe dialoguant avec les dieux ? Cet autre État est supposé ne pas faire de discrimination entre les petits et les grands, faire en sorte que chacun d’entre nous ait droit à son accès au Ciel.
Bon, selon les faits d’histoire, on voit bien qu’il y eut une certaine confusion des genres. Et que le petit ne dîna pas à la table des puissants. Évêques et rois. Pour une très mauvaise scène, ou fin tragique.
Bref, ils ont les clefs. Mais ils ont perdu la Porte.

C’est donc un piège pour toute la terre. Reprenons nos Esprits.

Passager clandestin

Il n’y a plus un espace libre, plus un seul champ disponible pour semer un futur viable, tout est sous occupation étrangère bardée d’instruments d’une violence inouïe, contre laquelle la parole est réduite à l’impuissance. Comme les baleines heurtées par des tankers, la lame coupant l’unité du corps vivant des eaux. De même que les groupes scindés par ces cohortes mensongères agissant sur les ondes, succombent et tombent inconscients, hypnotisés, terrorisés, tétanisés, pris de panique. Ils deviennent par conséquent une proie facile, sous l’emprise du Serpent qui ne lui laisse aucune chance. Il n’est pas question de faire appel à son bon cœur, cela ne s’est jamais fait, l’ignoble ne peut déroger à sa loi, ni devenir doux et gentil. En elle-même la puissance négative a sa raison d’être, sa nécessité, comme un dragon. Il n’y a pour nous que de nous en prémunir, cela en retrouvant une unité au sein de notre humanité, en réponse à cette fausse union imposée par les discours menteurs passant pour vérité. Remettre la vérité dans sa position normale, sans dicter des normes, cela suppose de retrouver du vivant dans la vérité et de la vérité dans le vivant. Cela chasse à la fois l’erreur et le doute, dans cet esprit de redoute ou de crainte, de méfiance de tous envers tous, qui rendent toutes paroles inaudibles. C’est l’épreuve face à la nuit, au jour qui doit triompher.
Tout est mondial, la terre est un corps vivant, ne vivant que dans son unité. Mourant dans sa division. De même si elle est scindée des dimensions plus grandes, situées en apparence hors d’elle. Ces grandeurs, ce sont ces choses là qui nous élèvent et nous délivrent, C’est là que nous n’avons à être trompés sur la « marchandise ».
Disons que le bas, c’est la puissance négative du serpent et de la mort, et que le haut c’est le faible écho des dieux et des anges, qui nous donne Vie. Cet écho, ces sons, ces paroles peuvent passer par tous les hommes dès lors qu’ils se sont réveillés, et qu’ils échangent. Il n’y pas de limite. La Terre, le Ciel tout cela se relie.
Nous serions passés grâce au passager clandestin.

Qui est fou ?

Nous avons tout à apprendre, a réapprendre ou nous souvenir. Tout ce que nous éprouvons, biens comme maux, cela nous forme, nous enseigne. Il est impossible de confondre les larmes et la joie, la joie qui devient larme, et les larmes qui se muent en joie. Les instruments du mal, ceux qui sont leurs serviteurs n’auront que ce qu’ils méritent, c’est à dire pas grand-chose, même si leur nom est inscrit dans les livres d’histoire. Tandis que celui qui n’a pas causé de maux mais au contraire cultivé le « bien », cherché la vérité et la beauté, sagesse, bonheur, tout ce qui élève et instruit, éveille et donne envie de vivre et d’aimer, celui qui en a payé le prix de sa personne, celui-là malgré ses blessures fatalement, restera dans les mémoires, livre d’histoire qui ne s’efface pas. Cela constitue une chaîne de vie par delà les morts. On les laisse tranquilles. Nous aurions retrouvé la Vie. La vie serait revenue. Comme la pluie sur nos sols desséchés. Dans ces conditions, nous retrouvons la santé, la légèreté, le bonheur d’être présent sur terre simplement, parce que nous sommes reliés à ces dimensions supérieures recouvrant tous les sens.
Ces dimensions supérieures nous envoient quelques signaux faibles, assez éloquents passant par des canaux inaudibles pour ceux qui sont enfermés et maudits. Par eux-mêmes. Ceux qui persistent dans la voie négative qui s’avère être une impasse complète.
Y a-t-il encore des terriens, dont l’objet , la raison d’être, se tient visiblement dans l’éternité ? Et qui pense, parle et agit selon cela.
Qui est fou ?

Tout se change

J’ai rêvé d’un appareil, simple en apparence. Il était démantibulé, ses pièces démontées. Le moteur, comme un noyau nucléaire magnétique se cogna puis se brisa, en partie. Il me fallait recoller les morceaux protecteurs du noyau. Et reconstruire ou remonter l’ensemble. Cela m’a réveillé.
Je crois savoir d’où me vint ce rêve. Peu importe ici la cause du rêve. Il me suggéra et me remit en mémoire ce phénomène du désordre et de l’ordre, du cancer et des cellules saines, d’une maison en ruine ou debout. Cela tient à si peu et à beaucoup à la fois. Tout est au bord du gouffre. C’est la loi de la nature, cet effondrement, ou décomposition sur les bords. Nous n’y échappons pas, si nous voulons nous maintenir en vie, nous devons déployer un nombre important d’efforts. D’abord pour notre corps, de ne pas le surmener, ne l’empoisonner à outrance, nous sustenter correctement, pour pouvoir agir, et faire ce que nous devons faire. En théorie nous sommes adultes et nous avons conscience de ce que nous accomplissons pour notre corps et notre maison. Pour ne pas succomber. Cela paraît si évident qu’une demeure abandonnée tombe en ruine, tout concourant à sa dégradation naturelle, ne serait-ce que sous l’effet des rayons solaires, puis de toutes les vies infinitésimales qui viennent saper les fondations, pour leur propre compte, et s’y nicher. Comme le domaine de la belle au bois dormant envahi par les lianes, et les ronces. Sans notre présence dans cette maison elle tombe en poussière. C’est pourquoi les hommes s’acharnent à construire autour de ce vide structurel de la nature et du désordre. Cet espèce de néant autour duquel se construisent les cités, les atomes, et les galaxies. Néant à la fois en son noyau mais aussi dans sa périphérie, ses limites extérieures, ce qui n’est nullement contradictoire pour le néant puisqu’il n’a nulle existence géographique ou dimension géométrique. Difficile cependant de dire qu’il n’a aucun sens. Là n’est pas mon propos.
La question qui compte ici relève de ce que nous sommes et avons à accomplir de nous-mêmes afin de pérenniser sachant que notre existence ici n’est pas éternelle.
Aurions nous laissé derrière nous que des champs de ruines ? Nous serions alors des cellules cancéreuses qui se maintiennent sur un corps vivant en le vampirisant et pourrions vivre tant que le corps de la terre est en vie, ce qui semble une telle évidence. Mais elle n’est pas admise. La terre donc nous donne notre vie, ou plutôt nous puisons notre vie dans la terre, tout bêtement. Ce n’est pas qu’une question d’énergie. Dites moi si je me trompe. Ou alors c’est de notre capacité à trouver de l’énergie en nos propres ressources, en nous mêmes sans en prendre ailleurs et sans épuiser celui ou celle qui nous la donne.
Relativement à l’existence terre à terre, quotidienne, normale, simple et compréhensible, une maison ne tient que par le travail donc, et par l’entretien. Certains voudraient que ce soit par l’expansion indéfinie, l’agrandissement sans fin et l’ajout permanent. Alors on fait travailler les autres pour sa maison, comme on le fait pour son corps. Bien entendu, notre corps s’épuisera. Nous aurons épuisé notre temps d’existence en essayant de trouver en nous-mêmes les ressorts de l’énergie ou de la volonté, et la connaissance, et le sens. Notre existence n’a pas de fin en soi, elle n’en a qu’en connaissance de ses fins, et forcément de sa continuité, de la vie qui se poursuit, mais non pas en vain, ni dans le vide. Elle se poursuit en nous, dans un processus de croissance intime. Sans épuiser les autres. Au contraire, selon ce que avons appris, nous pouvons le transmettre, et restituer l’énergie de la bonne volonté. Mais si nous le gardons sans le rendre, il y a une perte, une décomposition une dégradation qui s’ensuit et des dommages.

N’empêche que la prudence s’impose, on ne livre pas ses secrets de fabrication à n’importe qui,  qui en ferait par stupidité des mauvais usages, et minerait à la fois ceux qui s’en servent et ceux qui croient en profiter.
Mauvais esprits donc… ça ne pardonne pas. Le rachat, c’est une épreuve de l’homme face à lui-même.
Chercher de l’énergie et du sens dans le néant, posture assez nihiliste. Nous, Moi, ne sommes pas « Rien ».
Tout s’échange, Tout se change.

La folie

L’ennemi est devenu invisible, une ombre dans l’ombre, infligeant des sévices secrets, des revers de fortunes, noyades et incendies, disparitions dont on n’entend plus parler, disparus au second degré.
J’hésite, je tâtonne, je cherche, comme tout le monde, sachant très bien que la guerre est dans le cœur des hommes depuis l’aube des temps, comme un poison, une pensée sournoise, indéracinable et maléfique. Déclencher la guerre alors que nul ne sait qui est l’ennemi, caché dans les disques durs et les logiciels, dans les nombres, cela ne ferait que taper à l’aveugle sur n’importe qui et telle une étincelle mettre la terre à feu et à sang. Nos centrales seraient incontrôlables, les prix ingérables, les comptes bloqués, l’argent dissous comme du beurre au soleil. Les armes étant si puissantes qu’elle nous péteraient dans la figure immédiatement vu la rapidité des flux d’information passant à la vitesse de l’électron, de même que tout serait paralysé si le courant venait à manquer, fulgurance des éclairs, et du tonnerre Humain pris dans son propre piège.

Bon, croisons les doigts qu’ils stoppent leur folie.

Quel éclat de rire !

Ils sont tellement stupides, tellement méchants, n’ayant pas un sou d’intelligence ou de finesse, qu’à l’examen de leurs propos, dès lors qu’ils ne nous tuent pas, ou ne nous soumettent à la torture, pataugeant dans leur boue mentale et indigence bouffie d’orgueil, il nous arrive parfois – quel bonheur – de partir dans des fous rires en renversant leurs paroles, et qu’ils succombent dans l’insignifiance, absurdes et grotesques.

Je vous passe sur les détails.

Quel choix avons nous ?

Ayant vu le président joindre les mains en prière ostensiblement, je me suis demandé ceci, entre autres questions.

Qu’est-ce que Rome ?
Un appareil politique dogmatique doté de sciences antiques, transmises et redoutables. Machine conceptuelle ayant ses correspondances dans les autres empires, peu nombreux sur terre. Les chinois, les perses, les anglais, les russes, et combien d’autres, affûtant leurs lames, ça fait un bail que le bal existe et nous emporte. Pour l’heure, Rome mène la danse, plus que les apparences révèlent. Les marionnettistes savent se faire très discret dans ce qu’ils imposent aux autorités administratives des états et des républiques.
Quand on est possédé par des certitudes cela donne de la force et des pouvoirs. Certitudes ou clefs livrées par ces messies, faute de mieux. Quel imbroglio historique. Quel nœud. Tout cela parce qu’il le faut, tous ces maux, fléaux, pièges diaboliques, ces fondations, ces cryptes sombres et angoissantes ayant une origine inconnue des profanes, et peut-être également des clergés, mais qu’ils servent aveuglément et follement. Faire mal au nom d‘un bien.
L’existence le veut ainsi. Du mal extraire les biens. Des profondeurs nocturnes naître à la lumière. Mais ceci est aussi un piège existentiel si la lumière est fausse, si ce n’est pas la vérité qui s’impose et se révèle, nous resterions dans la nuit, sans connaissance. Tout cela à cause des trahisons, des impostures, des mots confus qui sérieusement nous embrouillèrent et s’accumulèrent dans les bibliothèques. Nous en perdons simplicité et vitalité, pris au piège de nos fautes, défauts, tares et poids de nos erreurs fatales. Et pris au piège des jugements qui nous culpabilisent et nous condamnent sans nous donner les clefs, les outils de notre rachat, c’est à dire de notre libération en conscience.
Voilà pourquoi le passé n’a plus cours, n’est plus une référence valide. À quoi donc allons-nous nous fier pour construire notre avenir, un avenir véritablement vivant, et non pas cette espèce de prise d’otage dans laquelle nous nous démenons tels des forçats.
Ce n’est pas aux hommes d’imposer la vérité, mais à celle-ci de s’imposer, comme un soleil. Dans ce sens nous ne pouvons qu’une chose, c’est cette acceptation et fidèle transmission sans filtre mensonger et hypocrite. Il se perd toujours des lumières en cours de route, mais le nombre des hommes illuminés restitue le prisme pur. Disons suffisant pour que la vie se maintienne sans trop de dégâts, sans trop de perte. Et que nous puissions entrevoir de quelle vérité éternelle celle-ci est le fruit. La notre étant relative et temporelle, même si elle embrasse un temps large, il n’est que le notre.

Si nous ne perdons pas notre temps, nous ne perdons pas notre conscience.

Le monde est donc dans une situation assez terrible, avec tout ce qui s’y trame, comme pièges de plus en plus redoutables : Qr code, reconnaissance faciale, cartes à puces, bitcoin et monnaies, drogues et médicaments, souillures et ravages, crimes des fanatiques, armes dans des silos, pénuries, climats. Et combien d’enfants livrés et abandonnés, rivés derrière des écrans où on leur apprend à tuer à distance ?
Le propre des sauveurs, c’est qu’ils ne sont valables que pour sauver leur époque des enfers de l’époque, dans un lieu donné. À partir d’un lieu donné ayant des résonances sur toute la terre.
Mais ce n’est pas le lieu qui résonne. Ni les reliques, ni les symboles.
C’est nous qui donnons vie ou non, qui recevons la vie ou la rejetons. Là, nous aurons un peu endigué la mort selon notre choix.