La Voix

Les événements parlent d’eux-mêmes. Mais ne nous disent rien de ce qui va venir, de quelle façon nous allons être emportés, vers quoi ça va basculer. Le pire ou le meilleur. Ce qu’on sait c’est un monde parcouru par des haines et des rancœurs, plus d’envie de vengeance, d’envie de conquérir que d’envie de prendre ses distances avec ces fermetures d’esprit. Vaines conquêtes des pouvoirs. Les hommes voulant encore imposer leurs visions, leurs modèles et leurs forces par des ruses, des déguisements, des raisons pour imposer le Bien. C’est normal, il faut lutter.

Et si on se penche sur l’histoire, c’est ce qu’on fait nos ancêtres, conquérant ici ou là, fabriquant ce monde actuel, mélangé de biens et de maux.

Il y a une origine, ou une cause enfouie dans les profondeurs du passé qui expliquent un peu pourquoi les choses en sont arrivées là. Mais cette connaissance ne donne aucune vérité sur le futur. NI prédictions futuriste et scientifique, Ni analyse des textes prophétiques, ne donnent les clefs d’un avenir encore vivant et apaisé. Ou de ce qu’il conviendrait de construire pour que la vie demeure sur terre.

Celle qu’on n’entend pas étant à proprement dit la Terre, dans sa totalité organique et miraculeuse. Ceux qui n’en furent pas trop éloignés, naïfs, anarchistes, Bakounine Tolstoï Makhno, ceux qui fuirent l’oppression européenne ou orientale et s’exilèrent en Amérique, ou encore ceux qui avaient soif d’aventure et parcourir les océans, ou les jungles, uniquement par souci de liberté vivante, tous ceux là sont plus proches de la Terre, la connaissent mieux, dans ses ressorts intimes. Climats, reliefs, fleuves, forêts, bestiaires, ces forces nous traversent nous aussi. Ces instincts de vie. Et cette finesse inouïe de la création. Et nous là dedans producteurs de déserts, de morts, d’artifices, et de stérilisation de la vie.

Comme si les états, et les empires découlant des états avaient perdu les fondements propices à la vie imprévisible, et belle si on lui obéit et l’entend.

Au lieu de cela on persiste à lui jeter la pierre, quelque soit le camp auquel on appartient. ou le dogme qu’on sert. Mêmes les intellectuels sont bêtes.

Un homme (naïf) qui entend ce que dit le vent, la voix incluse, a plus de bon sens.
( sans preuve non plus valable de façon systématique, ce serait trop facile 😛)

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