Il faut apprendre à vivre avec un Dieu absent. Ça implique une certaine opposition à beaucoup de points de vue, ou de croyances, et d’opinions. Superstitions, idolatries, fanatismes, intégrismes, visions étriquées.
On ne peut être sûr de rien. Sauf de cette absence. Et sûr aussi que nous ne pouvons nous relever du pire.
À la limite, nous pourrions nous en sortir si nous avons eu des données sur ce qui est le meilleur possible. Ce meilleur étant nécessairement en nous. Mais endormi, latent, éteint en un nombre considérable de gens. Comme sous une hypnose collective et manipulée. Ce qui fabrique toutes ces crispations identitaires, et cette méconnaissance des mémoires meurtries qui passent leur temps dans la vengeance inconsciente plus ou moins.