Retracer cette histoire cosmologique, de cette coupure initiale en deux. Eros Esprit resté sur place, ne se mêle pas à Gaïa, ne s’incarne pas tout de suite. Il vient plus tard. Toujours selon le Mythe.
Gaïa, Mère Amour, serait littéralement sans cet Esprit initial inclus dans Chaos. Ainsi elle est « noire ». Comme la terre noire, Al-kemit des Egyptiens. Matière noire des physiciens. Énergies qui engendrent. Trous noirs. Corps de Chaos et Esprit distant, détaché, savant.
En Egypte, ça donne quoi ? Nout qui recouvre le cosmos ( je ne sais plus) comme une Arche.
Revenons chez les Grecs.
Gaïa met en pleine lumière tout le potentiel créatif de Chaos, avec lequel elle était Unie, et d’où nous sommes. Cela calculé, mesuré avec une extrême précision. Mais pas encore spirituel, juste animal impeccable. Univers automate dans son fonctionnement. Et puis nous voici dans ce recoin ayant une mémoire, et des réminiscences de ces origines. Ainsi qu’une nostalgie et un effroi face à l’abîme. Un grand désordre dans nos psychés. ( Ça se voit dans ces lignes)
Logique, si Eros n’est pas là. Mais l’Esprit s’incarne et vient nous insuffler ce goût de l’harmonie initiale originelle en dehors de nos corps éphémères comme effets Mère ( L’Adam de la Dame ) , cela se conçoit facilement. Dieu Chaos ne peut pas se renier lui-même dans sa création.
Il envoie, il diffuse son Esprit qui s’incarne aux moments dangereux. C’est Lui qui voit. Dites, où ne le pourrait-il pas ?
Cela remonte à la nuit des temps. Il a même fallu que la langue nous vienne. Et nous avons cependant confondu le mot et l’objet. L’image et la chose.
Tout ceci, ce sont des étapes, des escaliers qui descendent et qui montent, et nous ? Vers où allons-nous ?
Est-ce que nous nous enfonçons vers les abysses, nous élevons-nous ? Vers cette montagne au sommet encore invisible ?
Non ce n’est pas Babel. Ni ces monceaux numériques et digitaux de 1 ou 0.
C’est peut-être une montagne d’humanité lumineuse. Délivrée et vivante.