Preuves, épreuve & pieuvre

Nul n’a de preuve à exiger d’autrui s’il n’en donne pas.
Le sceptique est avant tout quelqu’un qui refuse catégoriquement l’autre dans ce qu’il est autre, dans ses mots, dans ses morts et ses blessures. Sceptique qui peut s’avérer fanatique enfermé dans ses certitudes de langages ou d’images.
Le passage de l’un à l’autre et réciproquement, ce n’est pas une mince affaire, surtout dans le tourbillon des méfaits historiques où le sang a coulé plus que de raison. Et pèse horriblement sur les consciences, comme des boulets dans les esprits : Dogmatismes religieux ou scientifique, contre lesquels nous ne pouvons rien.
Face à la monstruosité des actions commises, nous pouvons nous tenir dans une sorte de silence retenu, et ne communiquer qu’avec les nôtres, en cultivant l’amitié. Les preuves dans ces conditions tombent d’évidence comme un fruit de l’arbre.
La preuve du pire est-elle nécessaire ?

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