propos dans le désordre

Nous sommes dans une phase critique à vouloir tout modifier de la nature, à vouloir supplanter ce que la nature a ordonné au niveau des gènes et des informations contenues dans ces gènes et nos corps, ce n’est pas la meilleure des voies, cette technicisation du vivant.

Nous sommes issus de ce que nous ingérons, des organismes ayant été vivants, porteurs de leur processus éteint, qui est métabolisé par nos soins. Quel est le sens de vouloir se connecter avec wikipédia bourré de fautes, et d’opinions débiles ? Non, la voie n’est pas bonne.

Qui donc est capable de faire revivre en l’humanité son âme perdue, ou égarée, ou engloutie sous des tas d’immondices, ou de stups, ou de murs absurdes de puritanismes, ces rigidités, pétrification du vivant naturel et terrien, du donné simple qui a été tellement dévoyé.
par qui?

Et si nous nous posons des questions, c’est également en vue de trouver en nous mêmes des réponses satisfaisantes, jamais définitives, mais qui sont comme des jalons sur le chemin, des points d’appuis lumineux et discrets. On constate alors la vanité de certaines choses&mots
moi, ça ne fait ni chaud ni froid. On constate les dégâts à un niveau bien plus profond, de cette substitution d’une nature intelligente ( permettez l’expression) à une science technique arrogante, ignorante malgré ses « prouesses », qui nous perdent et souillent la terre et la vie

Il y a certainement un point central qui nous échappe. Depuis le temps qu’on y pense, ou qu’on constate les dégâts commis, les violences et l’hostilité face à la nature profonde, à cette harmonie stupéfiante et vivante. Quelque chose de mort ou de pervers en nous, mais quoi ?

Les États contre Nature

Je me demande ce qui nous fait régresser ou évoluer. Nous voulons que la nature s’adapte à nos désirs, et besoins (des vrais et des faux), au lieu de nous y adapter, en connaître les ressorts intimes et délicats, nous enrichir dans ses secrets, retrouver notre être, notre mémoire.
Nous avons beaucoup perdu au cours de ces conquêtes territoriales, des lieux sauvages,sur peuplés de bisons, en les éliminant pour faire passer des trains, et nos cultures.

Penses-tu ?

Être et penser, penser et être sont une même fonction. Fonction, ou action ? Tout est pensée, tout se pense, comme tout se sait. Pensée passive et penser actif, action et passion. Tout se sait, même en pensée. Mais se peut-il que je me sente seul à le penser ? M’enfermant dans ta pensée.

 

De la science incluse et de son piège

Les mots sont pauvres pour exprimer, extraire ou révéler le pouvoir fabuleux inclus dans la matière, la science qui y est incluse. Nous n’inventons pratiquement rien, nous découvrons. Comme l’électricité, l’atome, les cristaux liquides, le moteur à explosion, le laser, les poisons, nous utilisons les propriétés de la matière, cela nous donne l’impression d’avoir des pouvoirs surpuissants, des pouvoirs créateurs. Mais nous ne prenons pas la mesure du piège qui se prépare, et nous laisse dans l’ignorance, soumis et indigents. Le savoir est à deux faces.

C’est ici qu’on peut parler de science du bien et science du mal. Dans l’usage et du sens de la science. À quoi peut servir une explosion atomique ? À quoi servent les nanotechnologies ? Est-ce que ces sciences nous révèlent la présence, la pensée, les intentions, les sentiments d’ordre transcendantal ( n’ayons pas peur d’employer des gros mots ), la réalité de notre esprit ? Et par conséquent notre réalité au-dessus des contingences. Comme si la mise en œuvre des outils surpuissants de la science et technique ne servaient qu’à faire des selfies, et n’avaient pas un revers terrifiant, de contrôle, de domination, de soumission des hommes, des puissances qui nous subjuguent sans nous rendre en nous-mêmes les moyens de savoir, de voir ce que nous sommes, ce que veut dire la vérité, dans son sens le plus juste. La Science exprime au mieux la vérité d’ordre divin. Mais son utilisation peut nous coûter la vie. Ne considérez que cet aspect des pollutions engendrées pour la production de ces jouets dangereux, liste interminable des nuisances, jamais évoquées sur les ondes radios ou télés.

Ou bien nous la rendre ? Mais dans cette hypothèse, comme allons nous dépatouiller nous mêmes dans ces flux, et tempêtes, pour pouvoir aussi savoir ? Ce qu’il convient de savoir en vérité, si nous ne voulons être dépossédés de nous-mêmes, et n’être qu’un outil hypnotisé, robotisé, formaté, une sorte de fourmi n’ayant nulle prise sur sa vie ? Comme une cellule sans conscience substituable au sein d’un corps, mais agissant selon des schémas et des conditionnements d’automates.

Des enfants pris au piège des techniques, perdant pensées, méditations, pervertis par les images et suggestions, n’ayant plus que des réflexes pour tuer et des désirs violents, et faire tourner les usines. Des usines à fabriquer d’autres hommes robots. Sous des menaces et des tortures.

Est-ce Cela l’Homme ?

Pensant à tout cela nous fûmes saisis d’horreurs et d’effrois.

Même les ingénieurs, les directeurs ou les élus ne pensent pas vraiment à ça, essayant d’adapter les hommes à la machine comme une fatalité. Machine diabolique, tout simplement, qui nous emprisonne.

Quelle perspective …

Ad-hoc

Il y a de quoi s’égarer au cours de ce temps d’existence, dans notre impatience, par ces conditionnements transmis qui façonnent les pensées, les perceptions, et nos choix. On ne peut pas connaître tout, d’un coup, immédiatement. Tout est si vaste en soi. On peut cependant commencer à connaître. Mais à partir d’où ? Puisque nous n’avons sous la main que la Terre, en avons-nous la Vie ?
Celui qui voyage peut mesurer l’étendue de son ignorance, il aura beau faire dix mille fois le tour de son pays, de sa province ou de son village, il y a toujours des inconnues, des êtres qui composent l’ensemble, inclus dans un ensemble plus grand, et qui lui rendent un sens supérieur, sens vivant ou sens mortel. Nous ne pouvons pas nous tenir entre deux eaux stagnantes, cela nous ferait pourrir, nous demeurerions dans un état semi-décomposé de putréfaction, certainement douloureux. Doit s’opérer le choix de la vie ou de la mort. Au sens de se métamorphoser, de passer d’un état à un autre état, de se mouvoir en connaissance. Et à partir de ce moment là, il n’y a plus de mort. On se sent vivre dans nos transformations.
Si par chance nous sommes ainsi, nous pouvons réaliser la pauvreté du monde, les productions et conditionnements néfastes, les paroles dévoyées et corruptrices, les poisons dans lesquels on emprisonne les gens, et le peu d’écho de ce qui au contraire pourrait illuminer les esprits.
La grosse cavalerie industrielle, des aliments matériels aux aliments spirituels s’impose et dévaste la terre et la vie. Comme une conspiration. Aliénation et abrutissement, soutenus par des intelligents, qui pensent en tirer profit, en obligeant les hommes à une totale obéissance. Corps livrés dès leur naissance comme des objets, et des outils jetables. À des degrés divers ; selon les milieux, les cultures en friche ou au contraire, préservées et transmises.

Normalement la vieillesse devrait être sagesse. Ce qui implique qu’il faut le temps pour une vie d’homme pour que se fassent ces modifications, et que nul ne devrait interférer dans le processus d’évolution, mais qu’il convient uniquement de veiller.
Pour cela, il y a des temps forts. Des moments importants, où surgissent des présences discrètement. Et réaniment les flammes de la beauté et de la vérité.
Tricheurs qui viennent souffler sur nos braises…

S’il faut savoir les maux, pour pouvoir résister et tenir il faut juste faire vivre les biens. Les maux tombant d’eux-mêmes. Alors, les biens, comme si nous ne le savions pas immédiatement ?
Bon, je présume ici que chaque bébé a reçu à sa naissance le baptême ad-hoc. Comme cette limpide goutte d’eau dans son œil aveugle.

Baptême suite

Ou sur le sommet de son crâne, son Golgotha, montagne qui se présente, devant chaque enfant-roi ?
Voyez, donc ces édifices, ces temples synagogues cathédrales et mosquées, ces alignements de pierres, ouvrages d’arts et de savoirs, ces lieux chargés de symboles, plus ou moins bons, ces maisons là, ont des qualités spéciales, en plus d’avoir été en théorie bâties sur des lieux spéciaux de la terre. Des veines.

Petite bougie

Les liens qui nous font vivre sont les liens sacrés. Il n’y a pas de sacré à proprement dit dans les objets, les lettres, les mots, ou les êtres en eux-mêmes dans l’existence, mais dans ces liens entretenus. Disons d’ordre spirituel, d’Esprit Saint plus exactement.

Et là, nous ne pouvons rien en dire. On le sait, on le vit, telle une flamme, on la préserve. Et cela nous préserve.

C’est pour ça que la Voix est si discrète.

Être Ange ?

La profondeur, la profonde, c’est la terre, dans son apparition, son miracle. Il a bien fallu qu’il s’y passe quelque chose d’assez extraordinaire, pour pouvoir nous recevoir, nous accepter. Et que partant de cette profondeur, nous nous mettions à reconstituer en nous-mêmes le chemin oublié. Nous ne sommes pas des indigènes d’ici. Nous sommes d’ailleurs, nous cherchons d’où nous sommes. Notre destin est différent en ce sens des animaux, des habitants naturels, qui sont pleinement nés avec la profonde, ils font partie de son corps. Comme ses anges.

Reconstituer le chemin ou les liens ? Les liens, ce qui nous relie, ce qui fait de nous des acteurs conscients, ce sont ces relations entretenues, qui nous font du bien ou du mal., qui nous font vivre ou mourir.

Soyez passant, nous a-t-on dit. Ce n’est pas seulement être passant sur terre, comme on est venu s’y balader, promeneurs péripatéticiens, non il s’agit de passer plus loin, vers ce qui est plus haut, plus grand, où nous sommes possesseurs de nous-mêmes, disposant de tous nos moyens, sachant ce que nous faisons.

On peut toujours rêver.

La lumière exacte.

À quoi rime cette existence, cette venue dans un corps si éphémère, si inconsciente ? Ce n’est pas pour se souvenir des lieux d’où nous venons, cela n’aurait aucun sens, c’est pour se souvenir, ou faire connaissance de nos points noirs, des obscurités et des faiblesses, de nos peurs affreuses, lâchetés diverses, de notre pesanteur, tout ce qui nous appartient, et contre lequel nous avons fort à faire, avant de pouvoir indiquer le chemin de la sortie. Certains parmi nous se souviennent mieux, savent mieux ce qui nous fait défaut.
Pourquoi ce monde est si violent ? Que veut dire cette violence démente ? De même cette soif qui s’exprime dans les désirs, notamment sexuels ? et ces volontés de puissance, de vouloir du pouvoir dans le monde, et sur les autres êtres.
Il y a en nous comme un monstre. Un dragon, à connaître et à maîtriser. Il n’est jamais le même de l’un à l’autre, nous l’avons en propre, comme un talent négatif.
Ceci dit, nous ne pourrions aller récupérer notre être qui gît au fond, en ignorant ce qui est sublime, élevé, libéré, lumineux, et si quelqu’un ne nous l’avait remis en mémoire, nous indiquant la sortie.

Elle nous mène où ? Qui en a une idée exacte ?

C’est tout juste.

On cherche, on calcule, on raisonne, c’est juste. Comme on dit c’est limite, ça y est presque, mais à chacune de nos raisons, de nos pensées, on ne touche pas encore à la Raison divine. Pas encore. Mais cette raison nous colle à la peau comme un fantôme ou une hantise, comme si c’était la nôtre perdue. Surnaturelle. Les systèmes de pensées, de logiques qui veulent s’imposer comme définitifs sont absurdes, et déments. Sauf s’ils laissent une latitude à toutes les formes vivantes, et non à celles qui sont morbides. La vie, la nature se chargeant de nous conduire au meilleur lieu de ce que nous sommes, les uns pour les autres.

La vie, sous son aspect vivant est tranquille, non inquiète, heureuse de vivre, joyeuse. Malgré tout, malgré ce Tout qu’elle contient, c’est à dire tout le bien et tout le mal, d’autres diraient que la vie est par-delà le bien et le mal.

Mais pour pouvoir avoir, ou retrouver la vie, il nous faut prendre ( dans la mesure de nos possibilités strictement uniques ) tout le bien et tout le mal en même temps. Prendre et rendre. C’est lourd de conséquences ce prendre et ce rendre. Prendre le mal, prendre le bien. Rendre le mal, rendre le bien.

Comment faire de ta propre main si tu fais mal en même temps que bien ? Et cela ne peut être Neutre.

Je pense à Job, qui se croyait dans le Bien. Et la Justice.

( Ce serait l’occasion de parler du bouc émissaire, qui encaisse tous les maux possibles)

 

 

Le choix : du bien et du mal.

Le présent est le lieu du pire, ou du meilleur. Là où sont nos souffrances, qui se guérissent ou préparent des pires. C’est là aussi où nous pouvons voir l’Œuvre, en être l’instrument aggravant les maux ou au contraire, les soulageant.

On peut penser que le présent n’a pas d’existence, mais qu’il donne de l’existence, selon la conscience présente. Il y a un parallélisme entre conscience et souffrance, tout comme entre délivrance et conscience. Soit nous nous enfonçons dans des souffrances et en perdons toute conscience, soit nous nous délivrons et rentrons en pleine conscience dans l’existence, et dans sa substance. Ce qui est loin de s’opérer sans mal. Et qui ne peut se produire dans l’étroitesse de ce corps*, sauf exceptions. Mais les exceptions sont faites pour nous indiquer les possibilités, du pire et du meilleur, pour que nous sachions, que nous puissions nous décider. Rien (en principe) ne se fait sans notre consentement. Ceux qui engendrent des maux devront coûte que coûte les réparer. Ce n’est pas une raison pour ne rien faire, parce qu’il n’est pas possible de vivre sans faire mal. À moins d’être ange à l’état pur.

Vous me demanderez, mais pourquoi donc y a t’il du mal présent ? Et que ce mal s’amplifie, même si on croit le contraire et qu’on refuse de le voir. Il faut hélas le connaître pour pouvoir s’en délivrer. Nous retombons sur la notion de culpabilité et de fautes. À la lumière des livres d’histoire, ces maux et ces fautes furent importantes. Des crimes qui s’empilent les uns sur les autres, depuis les origines des temps, et ont généré des souffrances fortes, du fait des hommes, de notre fait à nous exclusivement.

Il y a un mal en soi, comme un bien en soi.

Disons, un négatif absolu et un positif absolu. Ce qui par définition de l’absolu paraît contradictoire, comme assemblage et cohabitation de deux opposés absolus devant s’annihiler l’un face à l’autre. Ce qui a pour effet de relativiser l’un face à l’autre dans nos opinions et nos morales. On se trouve toujours des prétextes, des excuses à faire mal, des circonstances atténuantes. Il est plus difficile de faire vraiment bien, ce vrai bien étant une denrée rare.
Parfois, nous en recevons une partie, et là, nous avons tout. Tout le bien possible.
Malgré cela, les maux dans le monde reviennent, nous nous retrouvons à devoir y faire face, rester présent, parce que pendant notre absence, il s’en passe. Nous ne pouvons être partout, pour veiller. Nous avons surtout à veiller sur nous-mêmes, comme sur tout, et ne pas nous absenter de ce que nous sommes, en vérité. Il ne serait pas bon non plus que cette hantise de se perdre nous paralyse. Et que l’appréhension de faire mal et se faire mal au moindre pas, nous tétanise.

Veiller sur nous mêmes ? Ce n’est pas passer son temps à admirer son nombril.

Même écrire, déborder de mots, rien n’est neutre. Il se peut que j’empiète sur votre temps présent, sans apporter réponse à vos questionnements et doutes. Parce qu’il n’y a que vous pour vous répondre en vous mêmes, savoir et pouvoir, choisir. Tout cela sur la masse des œuvres qui se présentent.

Alors le Bien
une goutte d’eau.

  • être ou exister dans ce corps ne se peut sans mal.