Vice vert

Ce vice caché dans un verre
de verte vertu
vêtue d’une robe de vérité
une pensée discrète
aminée par le verbe
aimer danser
en un seul mot
une fleur :
Gaïa en joie
et vice versa

Si vice passe m’effondra arum

Quelle cuisine chez ces latins germains
gaulois chinois
chihuahua
Belle mixture amère cette bière.
Quel grouillement de solitaires.
Jeu de masques un max
De réflexe autour du sexe
Du chat et de la souris
Nés dans ce pays
du jeu de l’oie
papa

Ma foi…
Il elle drame de la malice
polie lice
maléfice fatras factice
des beaux esprits pris
dans Sa ruse

Soupière d’étoile

Nous sommes soupière et retournerons à la soupière.

Soupir…

Ne parle-t-on pas à ce sujet de bain primordial ? de marmite dans laquelle nous fûmes nés ? An fond nul n’en sait rien. Mettons.
Mais a-t-on déjà vu de la poussière se dessiner s’auto-portraiturer spontanément en formes aussi inouïes que celles sous nos yeux éblouis ou poussiéreux ?
Il a fallu que la limaille de fer, ou de cristal, subisse l’impulsion de quelque aimant émettant des bonnes ondes.
À la rigueur, si nous étions poussière, elle est l’essence même du divin, ou de l’ange doté d’intentions et de pouvoirs extraordinaires et créateurs, dont nous n’aurions que pâle souvenir.
Mais qu’en est-il de ce futur que certains arrivent à voir ? Et qu’ils s’amusent à dessiner.

Nous

Nous sommes ces êtres étranges, en rupture, non plutôt, en retour intérieur, vers l’acte originel. Nous ne sommes plus des animaux comme les animaux, animés de ces seuls besoins, appétits, ou désirs. Non que ceux-ci soient disparus, bien au contraire, mais qu’ils répondent à quelque chose de nettement supérieurs ou inférieurs, comme des infinis, des pouvoirs infinis hors du champ ordinaire d’une existence terre à terre. On est donc porteur d’une semence étonnante, dépassant largement les bornes des apparences. Serions-nous en nous quelque part les créateurs de tous ces univers ? Nous en aurions les virtualités. Probablement pas tout seul, pas sans tous les êtres qui nous soutiennent et nous entourent, bien plus vivants que nous. Comme si nous étions des extra-terrestres, nostalgiques.

De là, de cette difficulté terrible que nous avons toujours eu à pouvoir vivre simplement comme les indigènes réels de la planète, en totale harmonie et unis avec le corps de la terre et du ciel, nous sommes frappés par nos propres excès très signifiants. Nos désirs sont d’un autre ordre que les désirs. De même nos rejets, empruntant des formes d’une violence inouïe, viscérale. Sans parler des mises en œuvre de tous ces arsenaux tactiques pour ces opérations, à la fois dans le sublime ou dans l’horreur. Bref, nous ne sommes plus tellement nature si nous l’avons été un jour. Or nous savons que notre nature n’est pas tout à fait d’ici. Ce n’est pas une raison pour tout ravager sur la terre.  

Si vous interrogez un singe sur son dieu, vous attendrez longtemps avant d’avoir une réponse, de même que même en l’aimant passionnément, vous ne pourriez l’épouser en votre esprit, et vous sentir comme un seul. 

C’est idiot.

 

 

Chute de pierre

Tout se sait. D’ailleurs il n’y a que tout qui se sait. Et il n’y a que nous malgré nos sciences à ne rien savoir. La totalité n’ayant pour nous nulle importance si nous ne pouvons accomplir ce pourquoi nous existons, persister dans nos existences, se maintenir et grandir, transmettre et laisser derrière nous la terre en bon état, et des générations vivantes bienheureuses, ce qui est très loin d’être le cas, et est cause de bien des inquiétudes.

Les hommes ont depuis si longtemps commis des exactions sur cette terre, opprimant, rendant esclaves les femmes, livrées aux bons plaisirs des soudards, et des puissants, exterminant les indigènes de partout et les soumettant à des travaux de forçats, au nom de la vérité, déguisée par ces esprits qui se crurent malins et rusés. L’humanité serait donc le jouet de forces éternellement obscures et malfaisantes ? ayant perdu tout choix, et son destin ? au bord de sa fin ? voyant sa fin proche et le comble, la souhaitant presque comme seul moyen de délivrance. Pendant que d’autres fous imaginent nous greffer à leur créatures mécaniques et informatiques, pour pouvoir survivre et franchir les horizons cosmologiques, temps et espace, matière et information, entropie et tout.

Il faut redescendre sur terre.

Eh bien, mes aïeux

Quelle histoire…

Comme si la terre était en proie à l’erreur, victime de son ignorance, et de tout ce qu’elle a oublié, et que quelqu’un était venu le lui rappeler en secret. Bon sang, mais c’est bien sûr. Rien ne s’efface, rien n’est écrit. Tout est à refaire. Et si vous savez sur quelle base, n’hésitez pas à le proclamer, afin que la lumière se fasse. Nous avons survécu à tous les drames et les souffrances, nous avons subi et infligé tant et tant, depuis si longtemps et en dépit de ces abominations les gens se relèvent, naissent et luttent, œuvrent encore, sèment et récoltent, font du pain et des fruits, chantent et rient, gardent l’espoir, ou meurent, laissant la place à d’autres.

Qu’en reste-t-il ? Pouvons-nous dire qu’il demeure du vrai inaltéré, sans lequel tout ne serait que profusion chaotique et sans issue ? mort.

Même si tout est caché, secret, sibyllin, hermétique, on peut avoir confiance, la source coule toujours, of course.

petite note sans importance

Quelqu’un disait à juste titre : » cette distance infinie qui nous sépare de Dieu. » ( Dieu est pour illustrer)

Si nous pensons distance, nous pouvons penser séparation, de même avec quelqu’un de proche, comme quoi la distance est effectivement séparation ou non.
Difficile de se sentir uni avec ce que nous réprouvons. Nous prenons nos distances, à la fois avec l’acte et l’acteur, indépendamment de la distance « concrète ».
Mais donc comment se rapprocher de Dieu, qui est censé se tenir partout et a fortiori au plus près de nous ?
Sans doute réprouvons-nous le mot ? nous trouverions Dieu odieux.
Et si on remplace Dieu par Je ? ça donne quoi ? Une séparation en soi-même.
Cette séparation, cette distanciation de Je, ça produit quoi dans le monde, si ce n’est un je troublé.

( heureux de lire certains auteurs qui disent tout ça)

Je continu

Il y eut beaucoup d’encre à propos de la nature divine de Jésus et de sa nature humaine contradictoire d’avec la divine, cela en fit des drôles d’histoires. Pendant qu’on se penche sur ces arguties assez vaines, de même qu’on s’interroge sur l’origine de l’esprit saint, et se divise à ce propos, eh bien, on y perd son latin, et le peu de bon sens qu’il nous reste.

Au sein de l’universel, il ne saurait y avoir division sinon ce serait un bi ou tri ou multivers. Et cependant, Dieu est aussi « en poussières infinies, rassemblées en un seul, et paradoxalement les poussières n’ont guère conscience d’être Dieu. »  Sauf erreur.

Il y a de fortes probabilités qu’il y ait continuité en tout homme vers son dieu et de dieu vers l’homme. Le haut le bas, sont bel et bien reliés, ou mal, c’est selon.

 

Les assemblées

Les ensembles, les rassemblements de gens qui se ressemblent.

On ne peut guère subsister hors d’une communauté. Un fait assez remarquable, est cette demande d’adhésion convenue au sein de celles-ci, pour pouvoir y être pleinement admis. Tout comme il y a des communautés de comédiens, de musiciens, de chrétiens, etc., il faut en faire entièrement partie pour y être reconnu, et se fondre dans l’esprit du groupe, sans que sa tête originale et contrariante s’y exprime. On n’a pas le droit de faire partie d’un autre groupe, exprimant des tendances différentes ou des opinions carrément opposées.
Est-ce une façon de s’affirmer par opposition aux autres ne rentrant pas tout à fait dans les normes admises au sein d’un ensemble donné, tout comme on accepte ses dogmes, ses principes ou ses fins ? Un besoin de certitudes et de persévérer dans celles-ci, comme un besoin de stabilité, de cohérence et d’unité ?
Tenez, cette « formule » : L’Homme est Un.
Cela n’implique nullement le mélange entre l’un et l’autre. Cela implique qu’ils sont du même tout en étant différents, ou qu’ils se reconnaissent dans le Même, sans se perdre ou faire ablation d’eux-mêmes. Bref, il y aussi une continuité entre le Moi et le Soi, tout comme entre Toi et moi.