Sat comme satellite

J’ai vu la terre comme un œuf rempli de destins
laissant ici pour toujours nos os et notre sang
nos habits de pourpre nos misères
Nous nous disperserons vers ces confins des univers inconnus,
légers allant au lieux où nos cœurs battent
séparés distants des ombres des sinistres
tombes de métal et de béton
ces flux horaires ces électrons
trains arrêtés des morts pétrifiés
sans fusée ni tuyau
nous passerons la porte du soleil
en pénétrant les profondeurs
de son esprit oiseau migrateur
des yeux doux des chiens
du rire des dauphins
des vagues sur cet océan
qui sera notre corps
vivant

mais avant
il faut que tu saches
Dieu n’est plus
concept vidé de son sens
usurpé de sa voix
par la bouche grimaçante
de tous les Satan menteurs
hypocrites ignorants docteurs
administrateurs du néant
assassins ricanant des malheurs
voleurs vêtus de tous les genres
profiteurs gloutons gras
tombés dans la fange
de leurs mots englués
de crachats.

Laisse ça.
Détourne toi du bas.
Reprend toi.

Franchir les eaux noires

Je vous le disais, toutes les sciences fictions sont battues, c’est la Terre et la Vie qui sont en jeu. Quel est donc l’enjeu ? Nous ne sommes que des minuscules éléments au sein d’un corps, comme des globules examinées au microscope, surveillés, analysés, filtrés dans nos moindres mouvements et contacts, échanges d’informations, manigances et projets, tout cela générant du flux, des courants collectés allant dans un sens ou dans l’autre, vers la droite ou vers la gauche. Qui peut-il y avoir derrière cet appareil de surveillance globale si ce n’est des robots collector de données, écumant des intentions et des volontés, des idées et des pensées, de ce qui provient in fine de l’Esprit ? Tiens donc, nous revoilà. Sommes-nous rouges ou blancs, servons-nous ceux-ci ou ceux-là ? Au service de quelle puissance étrangère opérons-nous ? Voilà ce que les intelligences services veulent savoir. Parce que cela a toujours été la guerre, ou la lutte, et qu’il n’y a jamais eu de trêve, ou si peu. C’est la Loi. Il y a toujours des vainqueurs et des vaincus, des malheurs et des bonheurs.

Serons-nous capables de dépasser cet état de fait ?

On fait croire aux jeunes gens que les jeux sont innocents, et qu’ils peuvent en toute impunité détenir des appareils de géolocalisation, alors que désormais on sait très bien que tout ceci fait partie de la surveillance globale, comme ces flux d’avions ces tankers, ces camions, ces autos, toutes pucées et ces boites noires comme les ordiphones collées a notre peau. Poke ère.

j’imagine que selon notre couleur, ou camp, rouge ou blanc, base, identifiée et marquée comme telle, il est facile pour un Grand Œil de savoir qui parle avec qui. Qui communique avec qui.

Ainsi c’est un jeu de piste et de chasse qui s’instaure. Pour pouvoir entendre, poser des écouteurs, savoir qui dit pour et qui dit contre. Et le pense. Il se dessine une carte de données sur le territoire.

Les stratèges, les puissances, les empires qui se font la guerre à tous les niveaux, monnaies, innovations, matières premières, ressources, semblent avoir besoin de savoir à quels humains ils ont affaire dans le champ de bataille, dans ce moment précis, puisque pour l’heure l’humanité ne vit pas comme si elle était un Seul. Mais lutte pour un objet très étrange, qui serait la vérité absolue effaçant toutes les autres. Il s’agit donc d’un rapport de force installé dans le monde plus que d’un jeu anodin et plaisant, et que dans cet enjeu terrifiant, c’est le sacrifice qui est exigé, au prix du sang, dans cet objectif de laisser un vainqueur et des vaincus.

Sommes-nous prêts à perdre notre vie pour des idées, des croyances, de la foi ? Pour prouver ce que nous sommes ? Ou pour le trouver nous-mêmes dans ce jeu éprouvant ?

Entre parenthèses, regardez combien les hommes se battent pour affirmer leur identité, au sein d’un groupe, et d’un groupe face à un autre. Comme une nécessité d’affirmer cette première personne individuelle ou collective, ou chacun pense trouver la sienne dans un collectif qui le reconnaît.

Nous ne venons pas de nulle part, nous allons quelque part. Nous avons besoin les uns des autres pour reconstituer ce que nous sommes en Vérité, après avoir franchi les brouillards épais de notre ignorance, de nos errances et divers tâtonnements. C’est ça le Chemin. Il se forme au fur et à mesure. Mais il ne ne fait pas n’importe comment, sans savoir de quoi il s’agit. Il ne s’agit que de Nous, cet ensemble de tous les sujets conscients. Parce que nous nous connaissons.

La ruse du Monde est de nous égarer. Ruse ou plan diabolique ? Dans le noir tout peut paraître diabolique, sauf si nous avons une lumière intérieure qui nous éclaire. Celle-ci ne manque pas de nous réveiller et donc de nous effrayer grandement.

Passerons-nous, ne passerons-nous pas ? Tel est l’Enjeu.

Demandez donc à Charon. Si toutefois il est encore de l’autre côté. Et qu’il n’est pas tombé lui aussi dans les pommes.

Rassurez vous quand même…même s’il fait froid.

La Cité

Cela fait toujours un choc de venir dans la Cité. Voir ces flux d’automobiles, ces files, de lampes rouges ou blanches, cette débauche d’ampoules sortant des immeubles dont on ne voit pas le bout, ces reflets sur le bitume qui amplifient les éclairages, et laissent l’impression d’un organisme vivant, dans lequel il est très délicat de pouvoir se mouvoir sans se heurter, passer au vert, stopper au rouge, et trouver sa voie dans la nuit pluvieuse au bord du chaos. Et partout, sur toute le terre c’est le même spectacle urbain. je me demandais comment cela pouvait tenir, je songeais qu’il y a des gens qui essaient d’organiser l’ordre dans cet ensemble, où chaque individu n’a d’autre choix que se plier à la loi du corps sans tête.  

Ou alors ce corps aurait des milliards de libre arbitre ? Cela m’étonnerait. Comment donc cet ensemble arrive-t-il à tenir, cela me semble relever d’une énigme. Par quel subterfuge les hommes en arrivent à un degré de soumission à ce monde là ? Tenus par l’argent, ou par la force des répressions, par une certaine morale diffusée depuis des millénaires, progressivement.  Il a bien fallu que le barbare se plie aux lois de la cité, que le sauvage se civilise, c’est à dire fasse abstraction de ses instincts pour pouvoir supporter cette vie factice, et ce vide, ayant l’apparence d’un monde merveilleux, lumineux, chaleureux et confortable. Quel prix les hommes paient pour pouvoir y subsister, que doivent-ils endurer tous les jours dans leurs labeurs, dans les efforts pour subir le stress, les humiliations des tâches répétitives insensées, des poubelles qu’on vide, des murs qu’on effondre et de ceux qu’on remonte inlassablement, les hommes comme des Sisyphe en nombre. Perdant leur temps et puis tombant inertes devant leurs postes de télévisions et des clowns minables qui y paradent et diffusent leurs messages douteux, leurs promesses trompeuses et leur ruse. Ce monde nouveau calqué sur les élevages intensifs et concentrationnaires, sur l’agglomérat des cellules obéissantes au corps, cellules ayant chacune leur fonction, comme les fourmis ou les ouvrières des ruches, ou même sur un arbre, ce monde, par quoi est-il inspiré ?

Le saura-t-on quand il sera expiré ?

Sait-on mieux ce que fut notre présent une fois que celui-ci est passé ? c’est tout de même assez étrange que nous ignorions ce présent et que nous découvririons ce qu’il fut dans son essence une fois mort.

La conscience, voilà ce qui nous fait défaut. C’est, cela ne peut être qu’une Présence. Avec tout ce que cela suppose comme extension dans tous les sens.

Bien, mais à partir de quel Lieu ? Est-ce la sphère des idées pures platoniciennes ? ou ce royaume des anges ou des dieux, comme d’une Cité quelque part dans les cieux et qu’on cherche à regagner ?

Toc toc

Qui est là ?

Vive la France

La France c’est un peuple, une voix parmi les peuples. Peuple debout, à l’écoute des battements du Cœur de la terre universelle.

Vive l’Arbre de Vie qui seul donne à vivre. Étendant ses racines dans les profondeurs du passé, ses rameaux vers sa destinée, soutenant tous ses fruits vers leur maturité. Arbre solaire. Relié à tous les arbres. Unifiant l’homme et la femme dans un seul être, une seule et même conscience d’être, de dire et de faire. Là où tous peuvent retrouver leur liberté, leur égalité et fraternité perdues. Leur vérité oubliée. Il n’y a plus que du bien, les maux n’ont plus prise sur nous. Lieu du bonheur simple où tout coule de source, tout se met en place sans forcer. Tout être, toutes choses trouvent leur utilité et leur place. Il n’y a plus rien souillant les corps et les âmes.

La belle monstre

C’est une terre si minuscule et si grande à la fois, le lieu où se jouent bien des choses, à notre insu. Ce n’est pas pour nous perdre que nous sommes plongés dans cette ignorance, bien au contraire, c’est pour que nous en tirions toutes les leçons, allant dans tous les sens. C’est donc une lutte, toute bête. Une escrime. Chaque nation se croyant investie de l’épée du Verbe, élue, en mission divine et civilisatrice, phare des mondes ténébreux. Ce qui est vrai dans un sens, c’est à dire que chaque nation formée à son école porte des fruits bons, mais d’autres empoisonnés.
Tout ceci, très général ne nous renseigne guère sur le résultat final. Si c’est cette fin qui nous touche au plus près. Mettons que toutes les destructions auxquelles on assiste nous conduisent au bonheur suprême, au moins cela aura servi. Ce ne serait pas plus grave que des hyènes ou des vautours rongeant un cadavre, mais qui ont cet avantage de pouvoir survivre. La terre ravagée donnerait son corps et son sang, et nous serions vivants ? Rien n’est moins sûr. Nous ne sommes vivants qu’en fonction de ce que nous rendons au vivant. Et qui en retour nous donne sa vie.

Je ne vois pas trace de cela dans ces événements si troubles. Je ne vois, et je ne suis pas le seul, que des fortunes qui jouent au casino et se font la guerre sur des malheurs, et des morts. Des prédations partout sans fertiliser la terre, et les hommes. Ainsi l’ humanité en lutte mondiale se croit maîtresse du Jeu, mais elle n’est pour l’heure que la proie souffrant pour rien, elle se mange elle-même comme un cancer. Cellule monstrueuse et suicidaire de son support.
Nous aurons du mal à dire que cette monstre est belle. Non, notre mort en aucun lieu n’est belle.

Quelle trogne

Les pouvoirs sont féroces par nature, ils ne gouvernent – si on peut appeler ça gouverner – que par méchanceté, cruauté, violence, traîtrise, et ruse. Tout ce qu’ils trament relève de l’occulte, c’est à dire du caché, du secret, du fermé, sous un voile. C’est féodal, malgré les apparences de démocratie. Les gens ne sont que corvéables à merci pour assouvir une volonté et des désirs dans lesquels baignent ceux qui sont habilités, autorisés aux coulisses. Pour ces puissants tout n’est que mise en scène, théâtre de maudits et eux se sentent investis de devoir implacables, exactement comme on opère des saignées, ou farfouille dans ton nez pour en tirer les vers ou d’éventuels virus afin que tu cèdes sous le poids de la terreur. Tu n’a droit que de te taire. Et eux de décider pour toi de ce qui est bon. Ce sont des saigneurs sans aucune pitié. Ils te laissent juste la possibilité de creuser ta tombe ou d’être fusillé si tu ne marches pas. Ils ne sentent égaux qu’entre eux, dans cette guerre des gangs ayant toutes les cartes de leur château en main, château contre château, fiefs contre fiefs. Ils ont des armées décorées d’honneur à leur solde. Leur seul objectif est de ne pas perdre les clefs du château, sachant les convoitises rôdant dans les cercles et les clans autour d’eux. D’où cette méchanceté et ces crocs pour garder leur place. Ils appellent ça gouverner. Le peuple n’existe pas, n’a pas d’existence propre.
Bon, une fois qu’on a dit ça, comment faire pour qu’ils lâchent la laisse ? À quel saint allons-nous confier notre destin pour nous détacher et pouvoir vivre sans être opprimé ? Je songe à ce gouvernement réel des âmes, et des hommes. À celui qui sait où se trouvent les issues et les havres de paix, les pâturages heureux, où nous pouvons voir les enfants évoluer et grandir en se posant des questions et trouvant des réponses, jouer et être dans une joie sans faiblesse. Il faut savoir où se trouve ce qui conjugue le Verbe.
Ce ou celui à qui nous devons aller, qui nous unit et nous gouverne, en nous rendant notre liberté. Et soulève le voile des illusions. Là, vous verrez alors qu’il s’agit de vous dans ses deux visages, la Bête serait terrassée. Et de proche en proche, lentement et sûrement cela gagne la terre.

Salut Jean

Quand Jean parle du Verbe, il s’agit de tous les verbes dont on fait usage, qui se déploient dans notre entendement, conscience, intelligence, et nous animent. Il existe une certaine différence entre un objet inanimé et un objet animé, celui-ci ayant perçu, reçu dans son corps une sorte de vibration motrice, un frémissement, de telle sorte que l’inanimé devient animé et de lui-même s’anime. Sans doute, pouvons-nous penser ou croire que tout, absolument tout est à jamais investi d’âme animée et que l’inanimé n’est rien. Ce serait bien commode de se laisser bercer tel un bouchon sur l’océan, où quoique nous fassions de nous-mêmes nous arriverions toujours à échouer sur une île. Mais non, ce n’est pas ainsi qu’est le lot humain très spécial.
Le Verbe s’est fait chair, on se demande pour quel objet. Il aurait pu rester Verbe au lieu où il était. Puisque ce n’est pas comme ça que sont les choses et notre condition, on peut accepter ou refuser. La question tient en peu de mots. Veut-on ou refuse-t-on que le Verbe se déploie en nous ? Je veux dire dans sa plus forte manifestation, cette réalisation, cette pensée ou cette transcendance possible. Si on pense ceci impossible, si on pense que c’est impensable, effectivement on reste au niveau du pensable. Or, si on réfléchit, on constate l’infinie variation des verbes, qui touchent au Verbe.
Tout ceci est bien joli, mais un verbe sans sujet, c’est comme un verbe sans objet. L’objet du verbe étant peut-être de rejoindre le sujet en question, et donc d’y trouver sa réponse, c’est à dire que se produise un échange entre le sujet et l’objet, ou une fusion créatrice, génératrice d’entendement. Et donc de vie. On ne peut pas admettre ce monde-ci tel qu’il est, si nous ne saisissons pas les motifs profonds de notre mort et de notre amour. Cette tension entre le noir et le blanc, le jour et la nuit, qui selon toute vraisemblance sont deux objets tout à fait distincts. De même qu’entre le Feu et l’Eau.
Si nous restons au plan strictement humain des événements et des conditions diverses, il apparaît que le Verbe se profile essentiellement dans les discours, comme des rituels magique religieux, dans les propagandes, et autres paroles. Comme si nous allions pouvoir opérer sur les climats, ou sur les masses avec des injonctions.
Bref, comme si le Verbe de Jean ne devait être que de l’ordre de la parlotte. Et que nous devions absolument y adhérer sans émettre le moindre doute quant à la véracité des propos et leur efficiences prometteuses de salut ?

Sur ce, je salue Jean l’ancien.

Où il n’est question que de l’âme et de rien d’autre.

Eh oui, sans cet objet verbal nommé âme, rien ne se passe, se perçoit ou se conçoit, c’est comme si elle était tombée dans un trou noir.

Savoir ce qu’elle est, d’où elle vient et où elle pourrait se rendre, ce qui la fortifie ou l’anémie, ce qu’il lui faut pour se soutenir, cela ne relève pas des décrets du monde, qui n’ont jamais cessé de la tourmenter, de soumettre ainsi tous les hommes à l’épreuve, du bien et du mal.

Mais voyez comme tout s’achève ces jours ci. Phénomène de saturation globale d’une terre arrivée au bout de quelque chose et doit envisager autre chose, une révision incontournable de nos choix, personnels et collectifs.

L’âme est incomplète. Elle ne se complète que par le féminin et le masculin qui s’assemblent. Que ceci ne soit pas un mur pour empêcher l’amitié.

Chaîne cruciale

Ben voyons, le couple, ce n’est pas gratuit, ça se paie. Cela demande du sacrifice. Ce n’est pas donné d’emblée puis gravé sur un parchemin, c’est un jeu de rôles respectifs, jeu d’épreuves face au monde. Ce qui se forge dans le couple relève de l’ange et du démon. Du vice et du désir. Du puits sans fond et des montagnes, des angoisses et des extases, du miroir et du rayon de soleil qui nous aveugle. La beauté donc diabolique, attirante, envoûtante qui nous conduit l’un vers l’autre dans une lumière, ou nous sépare dans ses ténèbres. Y a-t-il un gardien du but ? Chacun se méprenant tout à fait sur les fins, que l’on croit organiques. Squelettes animés des mêmes ossements, dans un corps à corps sourd, choc du minéral ou du métal, est-ce cela qui assemble l’Arbre ? La fleur dure si peu. Mais son nombre assure la survie des fruits. Vivre vraiment nous épuise. Il suffit de voir combien nos vieux finissent tous dans un état assez lamentable, de solitude, de silence et plus ou moins d’abandon, de misère et de dénuement, sans retour possible, ou toujours vers la défaite et la mort. Alors ce serait une existence sans issue où seule la jouissance du fruit serait porteuse de sens et de sang, flamboiement de la copulation, et des salives mélangées. Comme si tout était là. Serpent qui nous unit dans un même lit. Non, il n’y a personne d’autre que toi et moi pouvant aller au bout de cette traversée. Ce que nous devons accomplir, et qui semble vain, ou sans réalité. Mirage de nos existences et de notre passé évanoui. Non, voyez, rien ne s’oublie, personne ne peut s’oublier de façon définitive, sauf l’atrocité des maux dont nous serions la cause et la victime. Nous n’oublierons jamais nos amours uniques, ce sont des pierres imputrescibles, translucides comme l’eau.
Si ceci nous effraie, c’est comme si nous étions condamnés tel Sisyphe, à devoir sans cesse remonter cette pierre sur le sommet et de la voir retomber, désespérant face à la méchanceté des éléments. Alors que nous aspirons simplement à revenir sur notre île, d’où nous venons.
Cette île n’est pas de simple Esprit dénué de matière ou de corps, c’est un corps d’une autre matière animé d’un esprit autre que celui dont nous faisons usage, habitués que nous sommes à cet habit présent. Mais voyez combien cet esprit se matérialise, et que cette matière devient spirituelle, et que cela relève de notre volonté bien orientée, délivrée des vices laissés en retrait, et dont l’utilité n’est plus à démontrer. De même que ces poisons nous soignèrent, mais dont nous n’avons plus besoin.
Non la vie n’est pas un rêve. Nous aurions sans doute aimé que cela fût ainsi, pour nous faciliter la tâche ? Le sens du rêve, le rêve a le sens de nous conduire vers ce que nous sommes en vérité. Comme si l’accouchement était indolore.
Espérons que les enfants qui naissent aujourd’hui se souviennent mieux que nous d’où ils viennent, et de quels pouvoirs effectifs ils sont dotés, parce que la puissance des bas fonds est ici bas tellement ravageuse, qu’ils auront fort à faire pour inverser le flux sinistre. Mais là, j’entends bien que cela ne nous dispense de rien, et de devoir beaucoup pour eux. Juste une question de chaîne, cruciale.