L’alarme aux oreilles des élus défaits.

Je voterai pour celui qui prend soin des papillons, de toutes ces chaînes de vie sauvage en péril, arbres, arbustes, arbrisseaux, fleurs au bord du chemin, aulnes, saules et sureaux qui courent le long des ruisseaux, fossés où vivent les dernières grenouilles, bois qui se débattent dans la solitude et le désordre apparent, comme tous les champignons inutiles, et les vieux châtaigniers. Je donnerai ma voix à tous les dauphins et les baleines qu’on assassine, comme ce cerf si majestueux sacrifié pour satisfaire la méchanceté des commanditaires du crime de la terre. Ma voix aussi pour ceux qui renoncent à la puissance des machines et donnent sans calculer. Ceux qui pensent à l’innocent avant le coupable, qui pardonnent avant de juger. Ceux qui savent que la vie est un grand mystère insondable inspirant un profond respect. Ceux qui s’inclinent au pied des gens qui souffrent, et les soutiennent dans leurs combats quotidiens, leurs défaites et leurs malchances, qui se réjouissent aussi de leurs bonheurs.

Mais ma voix compte pour si peu, dans ce bruit infernal, cet abandon.

Les hommes sont ainsi. Le maître parlait en sourdine, dans cette assemblée de gens instruits, on aurait qu’il chuchotait des vérités si fortes qu’il n’osait à peine les prononcer à voix haute, mais cherchait simplement à se faire entendre de ceux qui eurent encore des oreilles. Que faut-il crier pour que les sourds écoutent ?

Je voterai pour celui qui se place en dernier. Comme doit le capitaine quitter le navire naufragé, sans succomber avec l’équipage et les passagers. Il faut que ce cri là, qui est celui qui traverse les âges, soit entendu jusqu’en Chine et au-delà. C’est la Terre qui crie. Et par les larmes des justes et leurs silences, leurs désarrois, lancent les alarmes, pourquoi ?

Je vote pour celle qui voit le néant sous ses pieds. Lucide.

Je cherche

Nous étions quelque part au milieu d’anges heureux. Des trompettes ont sonné comme des cris d’alarmes au fond d’un bois, cris de malheurs et désespoirs, d’amour aussi, d’appel et de besoin d’amour, besoin de vivre et de savoir, de poursuivre l’aventure de son sang. Nous sommes venus en nombre, non comme des visiteurs intrus et voyeurs, mais soucieux de cette tragédie perpétuelle ayant lieu sur cette scène de larmes et de feux, et de joies.

Qu’est-ce donc cette existence terrienne si elle n’est pas reliée à cette origine qui la précède, en cette demeure où nous aspirons à revenir, ayant oublié, tombé dans un coma, inconscient et mort.

Je cherche. La terre serait la tombe des dieux déchus ? Nous aurions été chassé d’un paradis originel pour devoir retrouver dans les profondeurs obscures de la terre (ou d’autres planètes, peu importe) cette part de nous-mêmes qui nous fit défaut ?

Ou alors, il s’agit bien d’autre cause. La terre serait l’origine, la mère de l’homme et de la femme, nés des microbes et des virus, ayant évolué, devenus complexes au point d’inventer des entités divines et autres scénarios, inimaginables délires. Cela ne tient pas la route une seconde. Sans une origine au-dessus de tout ceci.

Nous serions donc des dieux déchus, ayant rompu le lien qui nous reliait au centre, nous avons rompu pour pouvoir effectuer « librement  » quelque chose sur cette terre, selon notre volonté propre, selon nos désirs, voulant nous déterminer, ou même nous créer et créer de nous mêmes, sans devoir dépendre de… même du plus grand et plus puissant des dieux. Quelle tentation d’orgueil, fallut-il pour que nous le fassions. Et pour la suite quelle série d’épreuves pour pouvoir tenir tout ceci entre nos mains.

Tenir, soutenir, se tenir tout en bas sans perdre le haut, accepter notre sort, nos idioties et défaillances, accepter les maux des uns des autres et rectifier les nôtres, aimer sans faille, évacuer la haine et l’envie de vengeance, en deux mots souffrir et apprendre la patience, durant tout ces temps.

Les dieux ou le dieu se trouve tout en bas dans l’insignifiance, dans la poussière et remonta. Mais ce n’est pas la poussière qui remonte, c’est tout de même mieux…

Si nous avions su

Voyez vous, la mort de la terre, d’une terre devenue morte à la suite d’une longue maladie serait notre tombeau. Nous l’aurions tuée. Nous nous serions tués avec elle. Échapper à cette fatalité, c’est crucial.

Comment faire entendre raison quand la raison devient folle ?

Depuis si longtemps deux philosophies se disputent. L’une concevant un centre, et l’autre une dispersion de tout être. Le cercle et son centre. Aucune n’a raison sur l’autre. Tout est fonction de la position que vous occupez. Si vous demeurez à la périphérie, vous vous pensez au centre, si vous ignorez le centre. C’est là le défaut de ceux qui pensent l’existant sur terre comme une fin, en oubliant ou ne voulant pas connaître Ce qui est le Centre, la Source, l’Origine, la Destinée. Ils font partie des gens ne songeant qu’à aménager leurs maisons, leurs casseroles et leurs tapisseries.

Au nom des P7res

Nous sommes arrivés au bout d’un grand cycle. D’une nouvelle ère. Regardez derrière vous combien les histoires nous ont façonné et ont conçu la terre, les conditions terrestres, comme une impressionnante mécanique. Qu’en sera-t-il dans dix mille ans ? Il y a bien eu nettement plus de millénaires derrière nous, pour que nous en arrivions à ce point précis du temps. Temps très spécial, d’un Jeu ou d’une Naissance. Il serait venu le temps où la terre s’ouvre enfin vers l’univers. Qu’est-ce à dire ? Les anciens, les premiers hommes auraient-ils été naïfs au point d’ignorer de quoi il s’agit ? Univers intérieur et univers extérieur. Sentiment de la séparation de la partie et du tout. Absence de l’homme et de son âme, de cette unité qui lui fait défaut ?
Les temps historiques ne seraient que des répétitions d’événements fortuits n’ayant aucun sens précis ? Excepté celui que les hommes lui donnent, en voulant, en cherchant, en fabriquant et inventant toutes les formes d’objets et d’arts, puisant dans la matière les éléments de ces constructions, et pour que cela vive et soit pérenne, se conserve pour les siècles. Nous ne pouvons vivre sans idée, ou croyance, ou vision d’un futur, où nous nous projetons. Sans espérance. Et envie de vivre, et joie de vivre.
N’est pas pensable non plus ce fait là : Nous saurions tout de science sûre, dans une conscience impeccable de ce que nous sommes, en connaissance et sans l’ombre d’un oubli ou d’une défaillance. Nous serions alors en plein milieu des dieux et des anges, des créateurs et décideurs des choses et du bal, nous serions purs amours. Acteurs ou contemplateurs ? Nous aurions engendré un spectacle fascinant et jubilatoire de quoi ? De ce que nous aurions mis au monde ? De cette part de nous-mêmes qui n’est pas nous mêmes ? De cette création ou de cet engendrement ? Voyez comment les dieux opèrent. S’ils mettent au monde leurs enfants, c’est pourquoi ?
Et nous ici, dans ce contexte assez dramatique, que faisons de nos amours ? Pensez vous que dans ces situations horrifiques les pauvres gosses vont pouvoir se relever et revenir vers vous, les bras chargés des cadeaux et des trésors fabuleux qu’ils ont découvert dans ces univers éloignés ? Ces secrets fantastiques enfouis dans les limbes des univers lointains où vous avez voyagé il y a de cela des millénaires, et que vous avez envie de faire découvrir à votre progéniture adorée et adorable.

Nous ne pouvons décider de l’avenir. Rien n’est jamais joué. C’est l’avenir qui décide pour nous et nous appelle, nous rappelle plus exactement, avenir auquel nous répondons, en écho. Ou que nous refusons. Butés et fermés. Jusqu’à la fin de tous les temps et de tous les espaces, nos p7res joueront à cache-cache avec nous. De même que nos mères.
Ils ne peuvent pas se révéler à nous dans un pur et entier éclat de leur être, nous serions fracassés comme écrasés sous les laves et les tempêtes, écrasés des extases même. Nous serions tellement emportés que nous nous envolerions d’un coup sans retour possible dans nos corps. Nous serions nés trop tôt, prématurés. Il n’est pas question non plus de s’attarder indéfiniment dans le ventre de notre Mère, cela la rendrait malade, désolée. Allez donc savoir pourquoi…
Mais tout de même, songez qu’au point où nous sommes, nous avons littéralement effectué la nette séparation d’avec nos origines et nos géniteurs, il n’y a plus de dieu. Nous n’avons plus de dieu devant notre face. Tous les dieux futurs sont ici sur cette terre (et peut-être sur d’autres, mais on s’en fiche des autres inconnus) et nous sommes donc ces dieux, dieux futurs créateurs de nous et des milieux. De nos conditions, du mouvement vers la gauche ou vers la droite, des déséquilibres et équilibres qui nous animent, et nous satisfont.
Ainsi donc nous progressons, nous évoluons ayant marché au bord des gouffres.
Cela vous convient-il comme futur espérant ?

N’empêche qu’il serait largement temps d’envisager un futur libre, moins contraignant que ce présent maladif. Cela suppose tellement de rénovation et de révolution dans nos consciences, que ceci ne peut se faire sans tout le monde, même si à la base, c’est le fait d’un seul parmi nous, le fait de ses mots et pensées qui firent une étincelle dans nos esprits. Ce fait là, c’est le fait intime par excellence du lien intime et inviolable de votre âme dialoguant avec votre âme.

Hors la loi

Être hors la loi. Sans violer les lois de la république. Sans se soumettre à son arbitraire, son injustice. À ce qu’elle a d’insensé et de déséquilibré. Être hors la loi dans son esprit. Refuser les démesures que l’État impose, les dégâts que cause la machine étatique administrative inconsciente, sans humanité, machine ou système automatique, génératrice des monstruosités économiques, écologiques, juridiques, psychologiques dans tous ses excès et misères.

Un peuple c’est comme un seul homme. Doté de sa mémoire, de son génie, de son histoire. Il n’est pas bon d’enfermer un homme dans son passé. Un homme seul a plus de pouvoir qu’il croit, ou qu’il pense. Il y a très peu d’hommes sur terre. Qui tous désormais se connaissent, et à peine se reconnaissent.

Si vous obéissez à une loi supérieure aux lois de la République ou de l’État, cela ne doit pas impliquer que vous êtes un citoyen exclu, banni, sans disposer d’une place ou d’un espace pour y vivre et accomplir vos œuvres. La loi supérieure est non écrite, elle est spirituelle. Elle est dans l’âme, si on peut dire ainsi. Tout comme l’âme est hors de votre corps.

Votre corps obéit d’instinct aux lois de la nature. Les hommes obéissent aux lois de la république comme cellules d’un corps social, ces lois sont uniquement relatives à leur subsistance, et non relatives à leur volonté et leurs désirs ou leur être essentiel et véritable, ayant une forme absolue inviolable.

Si la république ou les états entravent ce cheminement possible, on est en droit de refuser, on ne peut que refuser dans notre esprit et notre conscience. En essayant de mettre en pratique nos actes et nos pensées, qui se tiennent dans la loi supérieure.

Les lois qui nous élèvent sont simples, pures et belles, elles sont vivantes. Les lois des états et des nations, les lois citoyennes ne sont pas nécessairement mauvaises, mais les hommes qui les emploient les utilisent pour leur profit sans rendre justice, pour des intérêts primaires, grossiers, qui nous font tous chuter si nous ne nous y opposons pas.

D’ailleurs, tout système atteint des limites infranchissables. Une automobile ne pourra pas faire plus que ce qu’elle sait faire. Elle ne peut plus progresser. Comme un outil ni plus ni moins, comme un moyen et non comme une fin. Toutes ces productions terre à terre sont arrivées à leurs termes. Comme un piège grossier, un rets visible et sidérant. Comme une machine de guerre qui sait pertinemment qu’elle se suicide si elle se met en route. Si elle déclenche, elle se tue elle-même.

C’est pourquoi partout tous les hommes se lèvent et disent non.

C’est que les hommes sont comme un seul, chacun cherchant sa loi vivante, sa liberté.

Cela pour faire une assemblée également vivante, qui sait ce qu’elle fait.

Noir c’est noir

Il y a des correspondances de vue, et de pensée, des points d’accord.  Ici.

Tout étant toujours incomplet, on continue.

Le totalitarisme en question :

Il se passe cette chose extraordinaire de la terre et des hommes confrontés à leur salut, cet événement cosmologique de la chute en ce lieu de tous les possibles, où nous nous trouvons seuls et sans mémoire de notre origine et de notre destinée, en prise les uns avec les autres dans la douleur ou dans la joie, sujet de tous les tourments, et questions existentielles. Parfois nous découvrons quelque réponse, nous soutenant, nous assistant sur le Chemin.

C’est une épreuve finale de la vérité qui se joue. Vérité jamais écrite, ni énoncée de façon définitive heureusement. Nous nous remettons sans cesse à l’ouvrage, et évoluons dans nos œuvres, certains dans le bien, d’autre dans le mal. C’est ainsi, et nous ne sommes juges de rien. Exceptés que nous le serons de nous-mêmes, à l’heure convenue.

Les hommes, certains d’entre nous, veulent toute la puissance, toute la chance, et se tenir égaux ou supérieurs (à Dieu), sans quoi, ils sentent diminués et insignifiants, fétus de paille dans cet océan du cosmos. Ils veulent posséder l’omniscience et l’omnipotence qui fut celle de l’ange avant la chute. Ange, en question, androgyne. entité si proche et si intime à ce dieu avec lequel il était comme un seul. Pourquoi donc la chute ? et la naissance, l’oubli, l’épreuve ?

Ange comme le corps exécutant d’un dieu, je ne vois pas d’autre réponse. L’ange révolté effectua la séparation, la scission, et Dieu lui obéit. Voyez donc les conséquences de ce drame premier. Originel. De cette première obligation à devoir être libre. Accomplir ce que cette liberté nous impose. Mais tout ceci dans le dénuement extrême, il ne peut en être autrement, sinon ce ne serait pas du Jeu. Voilà Adam et Eve nus. où vous savez. De ces instants découlent toutes les violences de nos désirs, de nos faims, et soifs, comme des êtres altérés dans nos chairs et dans notre esprit. Arriverons-nous à nous rassembler, retrouver progressivement cette unité d’être qui pourra faire face à l’abîme ? éliminer le mal, cette zone noire, puissance invincible, mais qui n’aura plus prise sur nous ?

Vous savez, l’univers contient des infinis, dont nous n’avons nul besoin. J’avais écrit sur leurs pages un commentaire que je repose ici :

Tant qu’il y aura des hommes considérant d’autres comme des sous-hommes et les utiliseront comme on prend un outil et le jette après usage, tant que celui qui a des éléments de langage lui conférant ce sentiment de supériorité ainsi que les moyens matériels qui en découlent, autrement dit tant que le monde entier dans son ensemble ne prendra pas la mesure de son naufrage né de cet orgueil incommensurable, et des conflits qui en découlent, on n’aura devant soi qu’une tombe muette comme destin douloureux. C’est une crise de la Tête, et de la pensée, du sens, de la volonté, et de la foi, et des langages, ou de l’accord entre les mots et leur sens.

une petite promenade n’a jamais fait de mal.

Un truc sur la vengeance, le pardon, sur l’enfer. Sur le bien que peut faire un séjour en enfer pour le rachat des âmes perdues livrées à elles-mêmes, à leurs instincts de leurs haines incomprises. Quant à ceux qui instrumentalisent ces gens, ces assassins parcourant la planète, ce sera double peine. Se tenir face à ces ignominies comme si nous étions des pierres, sans amour, ni haine, non. Prier pour que cela se fasse sans que nul n’accomplisse ces sales besognes. Prier les hommes pour qu’ils ne succombent pas à ces tentations maudites.

***

La gauche, la droite, les partis, tout cela ne veut plus rien dire, si cela a pu signifier quelque chose un jour. Ce sont des crispations, des fixations sur des idées d’administration sans idée du réel humain subjectif, c’est fondé sur l’ignorance, sur pratiquement rien que des mots, qui ont la prétention de changer les choses et les hommes. Tout cela est obscurantisme. Ce sont des carcans juridiques, qui se matérialisent en faisant des murs, en enfermant les gens, en séparant les classes et les savoirs respectifs sans échanges profitables à tous. En créant des abîmes entre nous, des pauvres dans le dénuement extrême et des riches ne sachant plus que faire de leurs fortunes. Certains étant accablés de travail et d’autres accablés de plaisirs écœurants. Mais tout devient vide, si le sens est perdu, le chemin fermé. Si la personne, ou l’individu n’a pas les moyens de sa liberté, de sa connaissance. Les partis politiques fonctionnent comme des sectes. Les religions ne faisant également que de la politique pour imposer leurs vues, leurs aveuglement plutôt, malgré ces bribes de pouvoirs spirituels et langagiers qui leur confèrent une apparence d’autorité. En fait d’autorité il s’agit plus d’adhérents qui font masse, et attribuent de la puissance à ces groupes en lutte. C’est construit sur le même schéma de la division en clans, en histoires qui se défendent, et s’entre tuent.

L’enfer est donc assez proche.

Ceux qui par exemple nous envoient en enfer éternel oublient que si l’enfer est éternel, alors l’Éternel est Enfer, l’un n’étant deux. L’univers ne peut être divisé en deux dans une guerre absolue, sans que l’un ne l’emporte sur l’autre. Si c’est l’enfer qui l’emporte, l’enfer finira par se suicider dans son enfer, dans les profondeurs de sa souffrance infinie qu’il s’inflige, et inflige partout dans son unité existentielle. ( dire le mal à la place de l’enfer, cela revient au même)

Le mal est une impasse absolue du non sens. Mais il existe, il y a du mal, que le « bien » comprend ou essaie de comprendre, contrairement au « mal » qui lui ne comprend pas pourquoi il a « mal » et est « mal ».

Celui qui est « mal » rejette son mal partout où il peut pour s’en délivrer. C’est une sorte de descente aux enfers pour tout le monde.

Celui qui fait mal fait son enfer. Explication : faisant mal, il génère des souffrances qui ne peuvent être gardées par celui qui subit, par les victimes innocentes, où alors cette victime aimerait avoir mal et y trouverait du bien et du bonheur à souffrir, cela suppose un degré de masochisme, de plaisir dans la souffrance, très étrange et très incongrue. Non, celui qui subit des maux rejette ces maux qui reviennent toujours à celui qui en est la cause. Progressivement on tombe sur la cause initiale qui relève du ou des dieux, des créateurs ou facteurs de ces univers, dieu ou la nature. C’est pourquoi la nature encaisse tout, tous les maux humains. Mais comme elle ne peut garder ces maux, elle nous les renvoie, et nous continuons à souffrir sans savoir pourquoi, prisonniers dans nos maux. Rien n’est gratuit si la nature semble encaisser pour rien et subit en silence.

En résumé, le mal est en premier lieu le nôtre, dans un jeu des deux, du bien et du mal. Nul ne peut nous en accuser sans savoir. C’est le sens du jugement dernier. Seul le « bien » absolu sait notre bien. Et nos maux par lesquels nous avons dû passer pour trouver notre bien, pour nous retrouver « bien ».

Bref, le mal est fait pour cela. Pour qu’en nous s’opère cette conscience élevée et transcendante, de l’unité supérieure aux biens du monde.

Venant dans ce monde, il est impensable qu’il soit bien sans mal, ou mal sans bien, il est les deux, nous en apprenons tout, nous faisons nos choix, nous y trouvons nos châtiments ou nos récompenses, nos souffrances ou cette extase ou cet émerveillement.

Rien n’est gratuit. Nous payons toujours le prix qu’il faut pour nous délivrer de nos fautes, de nos erreurs ou de notre mauvaise volonté, de cet esprit de fermeture que nombre d’entre nous veulent imposer aux autres en vertu d’un « bien exclusif », un mal donc. Une séparation les uns des autres, des clans, des sectes, des partis. Par exclusion.

Tout fut faussé … par les mots. Et les faux actes, les faux semblants, les maux que vous avez reçus au nom du « bien ».

Tout cela, fit tellement de morts, que c’est difficile à racheter.

Enfin, qui seul peut nous racheter, je demande.

Sat comme satellite

J’ai vu la terre comme un œuf rempli de destins
laissant ici pour toujours nos os et notre sang
nos habits de pourpre nos misères
Nous nous disperserons vers ces confins des univers inconnus,
légers allant au lieux où nos cœurs battent
séparés distants des ombres des sinistres
tombes de métal et de béton
ces flux horaires ces électrons
trains arrêtés des morts pétrifiés
sans fusée ni tuyau
nous passerons la porte du soleil
en pénétrant les profondeurs
de son esprit oiseau migrateur
des yeux doux des chiens
du rire des dauphins
des vagues sur cet océan
qui sera notre corps
vivant

mais avant
il faut que tu saches
Dieu n’est plus
concept vidé de son sens
usurpé de sa voix
par la bouche grimaçante
de tous les Satan menteurs
hypocrites ignorants docteurs
administrateurs du néant
assassins ricanant des malheurs
voleurs vêtus de tous les genres
profiteurs gloutons gras
tombés dans la fange
de leurs mots englués
de crachats.

Laisse ça.
Détourne toi du bas.
Reprend toi.

La question du Pass

Avant tout, je remercie ceux qui ont la patience de me lire, tous les jours ou presque. Saisis par un sentiment d’urgence face aux événements dramatiques, comme tout le monde, nous n’avons plus vraiment le choix. Il faudra bien que chacun ouvre et trouve partout où il peut, les éléments de sa libération et de son futur, avant qu’il ne soit trop tard.

Les plans et les projets de ceux qui veulent régner sont plus simples qu’il n’y paraît. Dans un premier temps, ce n’est qu’économique. Ce n’est qu’une question de monnaie forte, conférant à leurs détenteurs des droits et des pouvoirs pour faire marcher, travailler et produire les masses. Dans un second temps cette suprématie ne tient que si les croyances ou les confiances sont installées durablement sous les cranes, s’ils ne veulent pas que le doute ou la défiance prenne le dessus. Manipuler les corps et les esprits. Plus difficile est le noyau de l’âme humaine, qui est un composé de rationnel et d’irrationnel. A priori nul homme ou femme n’est un robot esclave, ce ne sont que des apparences de servilité, des compromis et des ruses de ceux qui savent qu’ils n’ont pas le choix, et font comme s’ils l’avaient. Ils savent ce qu’ils perdent en vendant leurs corps et énergies à ces puissances et régimes qui les emploient comme de simples outils, sans jamais leur demander leur avis, et qui les considèrent comme quantité négligeable, variable dans la chaîne de production, comme des chevaux sur les champs de course, utiles s’ils sont bons, jetables une fois usés. Même ceux qui pensent avoir grimpé les échelons, et acquis des positions confortables seront tôt ou tard oublié et mis au rebut. Ils ont cependant alimenté la machine à profits, la mécanique puissante des armes et des médecines, c’est à dire de celle qui donne la mort ou la vie. Comme César dans les jeux du cirque. C’est pourquoi la place de César est convoitée. Et que le Sénat veille pour que l’empire de l’État aille dans le sens de la croissance ou du maintien de cette puissance, au lieu de l’effondrement, ou de la ruine.
Tout a toujours été mondial, ou international comme lutte entre les différents royaumes. Et conflits à mort. Comme sur le champ de bataille, n’oubliez pas : votre ennemi vient vous tuer, ou vous le tuez, pour qu’il ne vous tue pas. C’est sans pitié, sans aucune grâce possible. Une question de chance si vous survivez. Indépendante de notre volonté. C’est pourquoi les hommes prient et implorent les entités auxquelles ils croient, au-dessus de la volonté de César.
C’est donc la question du Cœur qui se trouve au centre de toute action. Et qui seule fait autorité pour que des hommes acceptent le sacrifice. Donner son sang pour sauver le sang de sa fratrie, tribu, clan, ou famille. Et pourquoi pas sa patrie ou sa nation ?

Les bretons vaincus par la France, après un temps de malheur purent monter à Paris et à leur tour occuper des positions avantageuses, et françaises. Le processus historique des nations tendrait-il vers une mondialisation fatalement ? Il y aurait une volonté d’uniformiser toutes les origines locales vers un seul modèle ? Gommant pratiquement toutes les singularités, et les particularités, ou originalité ou spécificité des peuples selon un seul modèle de société ? Un seul format.
Les hommes seraient comme des automobiles sortant des usines à la suite des conceptions des ingénieurs et des génies concepteurs des plans ? C’est tendancieux de vouloir engendrer des hommes à la carte, comme s’il y avait un prototype idéal. Et que toute l’humanité devait se conformer à ces standards.

Ceci dit, je ne crois pas du tout que les hommes oublient le sol de leur naissance. Les musiques dans lesquelles ils ont baigné, les eaux de leurs rivières et les climats, les femmes et les mères, ou leurs grand-mères ou grand-pères, donc leur sang et ressemblances. Où ils se reconnaissent.
S’il y a un possible cosmopolitisme, ce n’est pas un mélange s’opérant n’importe comment. On ne peut s’unir que s’il y a reconnaissance et ceci dans la réciprocité, par définition de la reconnaissance.
Deux dans un miroir l’un de l’autre se voient comme un seul.
Partant de là, on voit qu’il n’y a plus de guerre. Ni de volonté de soumettre ou d’exploiter, chacun servant l’autre. Et le monde devient riche.
Utopie ?
Les premiers hommes se vivaient comme étant un seul « corps », dénué d’individualité enfermée sur elle-même, sur cet amour propre qui nous enclot. Pourquoi tout cela a-t-il dérapé ? Quel doute s’est immiscé en nous ? Pour que le soupçon, la défiance prenne le pas sur tout, et que la volonté devienne mauvaise et que nous ne voyions plus rien ?
C’est du miroir brisé de l’âme que tout mal provient. Et d’où découlent cette terrible volonté de puissance. Passant aussi bien par le féminin que par le masculin.
Volonté comme un mur, et imposant son laisser passer, dont il est question aujourd’hui.

Ce pass imposé, relève de la volonté d’enfermer et non de délivrer. Non de sauver, mais de forcer à croire et subjuguer. C’est une épreuve de vérité.

 

 

 

 

État des lieux

Si nous voulons faire quelque chose pour soigner la terre faut-il d’abord faire l’inventaire des maux, comme on établit un diagnostic sur l’état du malade, et sur sa bonne santé. Essayons de nous souvenir de ce que nous avons rencontré comme catastrophes, ou comme cancers ayant endommagé le corps planétaire :
-Les sables bitumineux de l’Alberta
-Tchernobyl et Fukushima
-Bopalh, Minamata, Azf, Beyrouth etc. ( ce serait absolument utile de dresser une liste exhaustive )
Partout ce ne sont que trous et extractions, exhumant des corps chimiques impropres à la vie sur terre, ou que la terre et les êtres vivants ont du mal à digérer, affectant les organismes, en les éliminant. S’il y a le réchauffement, il y a surtout cet empoisonnement préjudiciable et pratiquement irréversible. Tout comme une coupe rase d’une forêt primaire rend le sol stérile par la latérite et le fer. Ou comme la raréfaction d’une espèce fait qu’elle ne peut plus se reproduire. Cela, tous les naturalistes le savent.
Pourra-t-on vivre encore cent ans, mille ans à ce régime là ? Nous n’aurions plus aucune chance. Nous serions sur une dalle de béton ou une pierre tombale, agonisant. Envahis progressivement de déchets plastiques, de métaux toxiques, de gaz délétères. Bref, la vie sur terre aura disparu. Il ne resterait que nous au milieu d’un désert et d’organismes nous rendant malades, de toutes les maladies possibles et inimaginables. Situation extrême déclenchant tornades, typhons, incendies, inondations, comme si nous vivions sur Jupiter avec ses torrents d’énergies. Mais nous ne serons plus ici pour le voir.
Tout ça pour dire que le vivant naturel étant disparu, nous disparaîtrons à notre tour. Ce serait un échec existentiel, ou essentiel ? L’existence a-t-elle produit l’essence espérée et souhaitée ou souhaitable ? Ou bien les êtres essentiels ont-ils su mener à terme les existants ? Et nous conduire par sagesse et mesure à une existence saine, une pensée sereine, et une élévation de notre esprit vers une vie plus grande.
Non, pour l’heure, nous sommes encore engoncés dans des besoins primaires d’objets, d’or, de verroterie, et pour une large part avons oublié la dimension du rêve ou de la beauté, exceptée celle qui nous fait désirer, et donne à jouir. Ceci enfermé encore dans nos corps. Pas encore sublimé. Attaché à des pierres. Ou sur notre rocher.

État des lieux encore plus catastrophique si l’on continue dans cette direction, en croissant.
Le nombre croissant de gens engendre une demande croissante, insoutenable malgré les mensonges de la transition énergétique.
Il fut un temps où nous suivions le Calypso ; il était question de protéger les animaux marins. Maintenant il est question de sauver ce qui reste, s’il n’est pas trop tard. De même nous suivions les médecines douces qui pouvaient nous tenir en bonne santé, et aujourd’hui il est question de ne pas se faire injecter des poisons dangereux, si nous voulons encore vivre.

Si nous savions tous les maux, tous les effets des maux dans le monde, les souffrances des hommes et des femmes qui en résultent, les troubles psychiques, comme un tableau clinique, cela nous désespérerait et frapperait d’impuissance, si nous ne savons pas ce qui peut nous délivrer, nous sortir de cette impasse dramatique sans mourir.
Seul le Haut peut nous sauver de ce très mauvais pas. Comme une lumière quand nous sommes au fond du puits, et qu’il y a une corde.
La question donc relève de la corde, non pour nous pendre. La violence et l’ignorance des hommes et femmes politiques, des pouvoirs tout court, leurs mauvaises volontés intéressées par le luxe et la dorure, n’apporteront pas les réponses souhaitées par l’immense majorité tenue à l’écart et sous informée. Réduite à la soumission. Et à la mise en fiche et en carte perforée, comme si nous n’étions que des cheptels qu’ils gèrent.
Depuis combien de millénaires les hommes ont été esclavagistes ? Et où ne le furent-ils pas ?
C’est de cela qu’il va falloir se débarrasser, la position d’esclave n’est nullement propice à une élévation, c’est à dire une évolution de notre esprit, ou de notre âme. Celle du maître-esclave non plus, c’est strictement la même à quelques nuances près.

Alors, comme disait Diogène, cynique, je cherche un Homme.
On en trouve…

Ce haut, cet oméga n’est pas ce O de T. de Chardin technologique machinique, non, c’est le Ô de l’émerveillement qui se trouve dans les profondeurs quand on sonde.
Cela demande un peu d’effort, mais pas excessivement. Le salut n’est nullement surhumain.

Il n’y aura jamais d’Homme si la femme est tenue en esclavage, et si elle ne se délivre pas, non pas des hommes, mais de ce qu’elle ignore, elle aussi. Elle aussi au fond du puits. Après tout elle est également un homme, à quelques nuances près.