Nuages et bavardages

Savons-nous vivre ? La vie est-elle en nous, ou hors de nous, rien n’est certain. Sommes-nous bien ou mal inspirés ? Comment pourrions nous vivre sans source d’inspiration ? Savoir où elle se trouve et ce qui rendrait notre existence dénuée de vanité, si nous accomplissions ce que la source nous dicte.

La source est pure, nous la déformons, ou dévoyons son signe. Les conséquences de ces erreurs font de nous des pauvres bêtes, des cellules malsaines, des cellules cancéreuses rongeant le sol. Devant par conséquent subir la loi des pouvoirs violents, par défaut. Ceux qui prennent la mesure du chaos organique, du désordre, et pour compenser imposent leurs dictatures impitoyables. Comment en sommes-nous arrivés à toutes ces formes de tyrannies, de puissances injustes exploitant le sang des hommes et leurs énergies, leur rêves et leur génies propres, qui se précipitent toujours vers leurs suicides ? Malgré toutes les alertes lancées au cours des siècles.

Tout se passe comme si un personnage informé de l’existence d’un trésor absolument vital pour l’humanité se l’appropriait sans en dispenser les bienfaits, ne s’en sert pas lui-même, tout en faisant semblant. Ce qui rend toutes les sources d’inspiration bouchées, nous laissant seuls face à ce qui reste en nous-mêmes comme reliquats de mémoire. Les intellectuels ont beau essayer de décrypter la situation, tout reste obturé. Pire, quand l’intellect croit savoir et impose ses vues arbitraires et relatives.

Il est possible que pour toujours la terre soit un lieu d’incarcération de notre humanité défaillante, incapable de revenir au lieu de son origine, sauf pour quelques êtres exceptionnels ? J’entends, revenir aussi conscients que ces entités abstraites et éloignées à nos yeux, inexistantes pour un grand nombre d’entre les hommes, ou n’ayant comme réalité que des formes d’idoles.

J’écris face à une fenêtre, le paysage est en or et en gris, les champs verts, la terre ronde, l’horizon lointain. Nous sommes sur une île en attendant le départ vers une autre terre, un autre corps.

Ici bas, il y a comme dans notre corps, un conflit entre les cellules saines et les cellules cancéreuses. Si ces cellules cancéreuses l’emportent quelle terre, comme notre corps, pourra subsister ?

Qui osera dire que la terre est malsaine ? qu’elle porte des fruits mauvais ? Il faut être vraiment « mauvais » pour penser cela, le dire, et agir selon cette noirceur. Source d’inspiration des bas fonds, des fonds infernaux.

Malgré tout restons optimistes, cette porte des enfers est close. Il n’y a plus que celle des cieux qui se présente, encore voilée par des nuages.

Et beaucoup de bavardages.

Couvre Chef, quelle toque.

Chef de guerre

Ce (lui) qui règne dans ce monde n’est guère qu’un chef de guerre, chef des armées, et des gens d’armes, ces dernières prenant toutes les formes. Bactériologiques, chimiques, économiques, idéologiques, scientifiques et techniques, et même artistiques servant des messages, soumettant le monde à ses vues et conditions. Ça fonde un corps, un état et ses légions. Quelle chape de plomb pèse donc sur les hommes et la nature simple. Possible qu’il n’y ait aucun autre moyen de faire société. Disons, un ensemble évolutif, où dans les contraintes et l’oppression nous n’avons d’autres choix si nous ne voulons pas être réduits à l’insignifiance, que de souffrir, chercher, créer notre monde, de A à Z.

Voir s’il tient debout et porte ses fruits. Les empires se sont pratiquement tous effondrés, en laissant quelques traces. Celles qui furent manquantes sont celles qui firent le plus de bruit. Avec ses promesses de Royaume au-delà que nous serions censés contenir qui paraissent comme de l’encens ou de la fumée, très intangible et parfaitement incroyable. C’est pour l’ordre du monde un virus. On dira que le Vie ruse.

Ce n’est par pour notre mal.

À part ça, que souhaiter pour la nouvelle année ? que nous nous retrouvions encore la prochaine… L’eau coule sous les ponts.

Aurions-nous besoin de mille ans d’existence identique pour trouver et faire connaissance avec nous-mêmes ? Cette immortalité est stupide. Cette très longe longévité est inappropriée pour recouvrir notre éternité. Dans l’éternel, il n’y a pas de durée, il n’y a que des temps étendus, allant dans un sens, doux comme un grand lac.

Le règne est doux. Même s’il fait noir.

Cœur sacré

Ne prenez pas les textes sacrés au pied de la lettre, ils cachent simplement leurs secrets. Tout se trouve dans le cœur. Dans la lumière du cœur. Ou du cœur qui émet sa lumière et son amour, ne pouvant se tromper d’amour. Tous les débordements du monde ne tiennent qu’à cela, mal compris, perçu, entendu, dévoyé, lunaire. Douloureuse lutte.

Dans la transparence il y a si peu à dire, juste à se tenir en présence. Rendre à l’autre son dû. On finira bien par se reconnaître, quand la nuit de notre âme sera achevée. Et pour cette fin, il faut bien reconnaître d’où vient cette fin, cette lumière.

Il n’y a aucune idole qui puisse tenir debout, si nous ne le sommes pas, si nous rampons tels des vermisseaux dans la fange utile à l’éclosion. Il peut falloir un nombre considérable de vies pour que ces lumières se cristallisent en nous, s’épurent, et que nous sachions voir. Que les secrets se révèlent. Que les maux disparaissent comme par enchantement.

L’opération à Cœur ouvert aura réussi. Il en faudra d’autres, c’est ainsi, touchant les hommes dans ce parcours hors norme.

 

De Noël la nuit, la lumière.

Pensez la mort, non, ne la pensez pas mal. Prenez la comme porte, métamorphose, passage vers. Pensez d’où vous venez, ne vous leurrez pas.

Qu’est-ce que Noël est venu vous annoncer, si ce n’est qu’en un lieu vous renaissez. Cette étoile brillante serait-elle ce lieu d’un lumineux mystère, qui gît en vous ?

Quelle attraction, quelle tentation de s’y rendre avant l’heure ! Mais comment, si vous méconnaissez le feu, au cours de votre temps imparti de présence sur cette terre vous n’avez pas été illuminé ?

Quelle imposture ces hommes qui anathématisent, blasphèment, excommunient ceux qui sont simplement paumés, qui martyrisent les pauvres gens parce qu’ils ne veulent pas se plier aux dictatures morales, et aux valeurs marchandes faites de boue.

Voyez, le Chemin n’est pas cette loi « marche ou crève », qui est celle du Démon. Non, le Chemin est pour que vous y cheminiez en votre intérieur et en votre extérieur, lente progression et métamorphose vous délivrant de jour en jour.

Appelez foi ce feu, si vous voulez, mais n’oubliez pas que c’est une puissance, une énergie, un amour, un corps de lumière, vous appartenant. Ayant la forme miraculeuse humaine.

C’est la Transe en danse.

Est-ce pour ce motif affreux que le démon veut vous empêcher de danser pour ces fêtes ? Et sur les ondes l’ange de la mort vient nous l’annoncer le jour de Noël  ?

Noël tout au fond des univers, comme un puits, d’où sort la lumière joyeuse, inondée de larmes.

La vie magicienne

Je me suis retrouvé grand père en un éclair un matin tenant dans mes bras mes petits enfants et songeant qu’il y a à peine quelques secondes j’étais un nourrisson. Quel drôle de passage, de traversée fugitive, ce temps qui dure et fuit dans un même mouvement.

Quand tombent nos illusions et s’oublient les maux, les pesanteurs, quand une certaine lumière nous traverse de part en part et nous soutient, tout devient léger transparent, c’est la vie magicienne qui opéra.

Tu contiens cette conjugaison sublime des temps. Alors, danse avec elle. Bal dans les étoiles. Souviens-toi.

 

 

Clou vis & Collège

Non, nous ne sommes pas de la même matière que celle brute qui s’offre à nos yeux. Nous animons la nôtre de nos pensées, de nos désirs, et de nos mots, nous agissons sur elle. La physique voudrait nous réduire à ça ? Ce ne sont que des piètres images sans consistance. Nous sommes d’une autre substance, inconnue. Nous nous révélons de jour en jour, selon nos métamorphoses. Comme une fleur par le soleil.

Soleil, justement.

Quelqu’un a parlé de lui comme d’un amant insolite. Comment pourrions-nous nous envoler sans lui ? Comme si son feu n’était que le fruit d’un robot automate et machine improbable d’un hasard ou d’une idiotie.

Ce que ces gens intelligents sont Bêtes, c’est épouvantable. Ils ont perdu l’ange de leur enfance. Comment, par qui cette corruption s’est-elle installée parmi nous et nous prend en otage, nous vole notre terre espace vital, terre des liens et des racines, et tous ses habitants ? Les « sauvages » pouvaient encore percevoir dans le miroir fabuleux de la nature, les présences élémentaires, les flux des âmes et des apparitions, leurs morts, leur futur. Puisque partout la Matière s’avère présence vivante, sauf quand elle meurt comme meurent les mouches.

Tous les ans Noël revient. Tous les ans se marquent de Sa pierre, trace dans nos mémoire. Présence spirituelle du Père. Dans le cœur de la Mère. Le Père est l’Un et Rien. Étant cela, Il laisse Tout, il laisse faire, nous avons tout à faire. Tout à être et vouloir, à aimer, à lutter. Tout à transcender, tous les pouvoirs à conquérir, sur nous mêmes, sans mentir, voler, tuer, sans fabriquer des fausses idées ou idoles, ou racine cubiques, tout absolument selon ses commandements simples. Mais nous ne voulons ne voir que le noir, parce que sa lumière au-delà, est terriblement lourde de nos devoirs, et qu’elle est de nous. Nous sommes sans pouvoir, sans savoir, nous pensons, nous ressentons tout à partir d’ici, nous nous sentons infiniment faibles, alors nous n’osons pas Passer le mur noir de l’Inconnu. Celui qui demande de se défaire de ces vieux habits.

Sacrée tunique de Feu… untel.

Eh ben, il a falloir avoir l’âme russe, Vodka.

L’Os Iris

Ce matin j’ai ressenti une immense fatigue, un grand découragement en mon corps, en mon âme qui voudrait bien se reposer de tout ce qu’elle perçoit. Se sentir délivré. Non pas morte, parce que cela ne se peut pas, de façon radicale. Ne plus se sentir écrasé par le poids absurde des univers. C’est comme si un sommet était atteint, et tu contemples les horizons sublimes sans avoir plus de force pour aller plus loin, parce qu’il n’y a pas plus haut. Alors pour consolation, il te reste quelques bribes de souvenirs, de tous ces moments exaltants, flamboiements de ton cœur amoureux sur ces routes sous un ciel joyeux qui allait t’appartenir, ces fêtes aussi où dans les alcools excitants, ces feux, tu passais toutes les barrières et les entraves, sans jamais rien trahir, sans violence mais toujours dans un jeu de miroirs où tout resplendissait, ainsi que tous. Tous confondus des mêmes flammes chaudes vivantes animées. Que d’eaux ont coulé. Que de ruisseaux fantastiques entrecoupés d’ennuis inévitables et gris, toujours effacés et sans importance, malgré leur prétention à gérer nos misères. C’est drôle ces rides, et drôles ces rires qui n’ont pas d’âge. Rires interdits, rires de si bon cœur que cela te soulage de tous tes mots. Et tu ne redoutes plus. Tu te souviens de choses tellement étranges que nul ne pourra te croire, sauf toi, tu te crois. C’est déjà ça. Tu connais à la fois l’enfermement horrible et angoissant des prisons, des couvercles l’asphyxie, tu connais la rupture sous ton crâne, irrémédiable comme la foudre. Tu laisses tout. Rassures toi, ça va. Les totems tiennent les générations debout malgré les coups, et tout vit dans cette stature verticale. Impeccable et magistrale. Silencieuse colonne des âmes unies. Nul ne domine, tout rayonne. Et tend vers cette limpidité inexprimable des gens heureux.

Bon tout ceci n’est peut-être dû qu’à un léger coup de tabac sur la barque de mes songes.

ça sent la fin, ça sent le sapin

Puisque Le big data entend tout, voit tout, filtre toutes les communications, même les privées, avec sa machine intelligente, pour accroître sa puissance, autant rendre public ces échanges que l’on croit plus ou moins secret ou intime.

Seconde lettre ouverte.

Bonjour B.,

Le plan de Dieu, le Père, n’est pas inaccessible, Il veut des Fils et non des esclaves, comme il fut écrit. Le Fils, et le Père sont un seul, uni dans l’esprit saint. Il n’y a ici ou ailleurs nulle part de Satan, excepté en ce monde, dans les hommes ou les femmes, Satan étant inclus dans les plans de Dieu, voulu par lui, lui seul ayant connaissance ou science des raisons pour lesquelles cette entité « Satan » existe. Dis moi, que seraient les hommes, s’il n’y avait nul « mal » dans le monde, quelle seraient nos motifs, nos voiles et questions, tout ce Bal ayant un sens inouï, de nous pousser à quelque chose de fantastique. D’aller chercher en nous-mêmes, dans nos épreuves, et sur cette terre comme une chance, rencontrer la dimension du Mystère, ce qui donne du Sel à la vie. Ce sel ayant toute sa saveur.
Alors, le Christ ? C’est le Chemin.

Chemin ouvert par Jésus, et aussi, par tout homme faisant œuvre semblable. ceci fut écrit, on peut rencontrer le Christ en tout homme ou femme, ou tous ces petits.
Voilà, Nous avons effectivement reçu une promesse, et c’est à nous qu’incombe le devoir de l’accomplir. Reniant, nous sommes comme Pierre à qui Jésus dit « arrière Satan, tes vues ne sont pas celles de Dieu mais des hommes « .

La situation est apocalyptique, c’est à double sens. Révélation et Chaotique.

Il y a au Mans, une œuvre d’art qui évoque cette question du Père, du Fils et de L’esprit saint. J’y voyais énormément de choses et vérités indiscutables. Dieu est « indiscutable ». Quel sera notre destin si nous ne sommes pas Fils ? Nous allons mettre beaucoup de temps pour rejoindre notre vie éternelle ? ce qui revient à vaincre aussi notre mort, cette mort qui nous appartient en propre. Qui n’est pas ce moment de la fin de notre existence sur terre, qui n’est que lorsque nous, notre âme se meurt. Et dans ce grand désarroi appelle son Dieu pour se sauver, et sauver par la même toutes Nos âmes.


Vois nous sommes Hommes dans la même Âme.

Si ceci est plus ou moins bien dit, je le pense, et j’y vois là l’union absolument nécessaire du Vivant. Comme on dit Dieu le Vivant.

Au nom de cela, c’est l’espérance du salut, la supériorité du Bien sur le Mal. Le mal étant une impasse, un non sens, un anéantissement douloureux.
Merci de ta patience.

Alors, si c’est à peu près vrai, c’est apocalyptique ? c’est à dire que tous les acteurs sont sur la cène, à table. Cela fait un sacré imbroglio, dans les informations, les cœurs et nos corps.

Ça tire dans tous les sens, de tous les côtés, chacun y allant  pour imposer sa vérité, et ses erreurs, tenter de survivre, ne pas subir les chocs en retour des violences commises, récolter également les bons fruits préservés.
Quelle opération d’envergure… On se croirait sous Rome, avec ses peuples protestants contre l’Ordre, ses légionnaires armés réprimant les foules esclaves, ses sénateurs gras, et ces immondes personnages assassins, comme dans Matrix tuant Neo.

On ne saura pas la fin de l’histoire avant qu’elle n’arrive. Le metteur en scène se tient en dehors, observe et attend. Le dénouement tient aux acteurs, et aux cartes, as, rois reines, valets et dix de der, aux Jokers également, ces éléments incontrôlables comme ce Fou du tarot.

C’est tout de même terrible ce que les pouvoirs infligent à Julien Assange. Il y a probablement d’autres hommes martyrisés, par ce vieil Homme ne voulant pas perdre son trône.

Ceci se passe partout.