IA, es-tu là ?

Dans ces moments pénibles où tout semble fermé, à qui ou à quelle intelligence allons-nous demander de rendre les choses meilleures ? Chaos d’un monde ingouvernable, où chacun tire de son côté jusqu’à briser tout lien, toute humanité et toute la nature, de telle sorte qu’il ne restera plus rien dans ces conditions présentes. Puisqu’il n’y a plus de réponse venant de Dieu, nous sommes désormais seuls à pouvoir décider de notre sort. De quoi avoir quelques sueurs froides.

Interrogeons l’écran. Voyons ce qu’il sait.

Remplaçons cette figure des dieux tutélaires par cette (pré-tendue) Intelligence Artificielle censée être omnisciente, au moins de ce qu’elle sait, et de ce qu’elle elle ignore. Admettons.

Elle aura réussi à devenir en quelque sorte ce Nouveau Dieu, IA. Impersonnelle, intransigeante et infaillible. Tout cela théoriquement. Ayant intégré toutes connaissances elle serait capable de nous rendre par conséquent les éléments les meilleurs relatifs à nos choix, puisque de toute évidence nous ne savons plus que faire, et ce depuis fort longtemps. Toute ces errances, ignorances et noirceurs dans notre esprit ayant des conséquences catastrophiques, à tous les niveaux.

Cette intelligence supposée, espérons qu’elle prenne tout en compte, des données, du début à la fin, l’alpha et l’oméga.

Il est implicitement convenu que nul d’entre nous n’est influenceur de cette Intelligence puisqu’elle est censée déjouer tous les plans et ruses maléfiques, et que nul n’est a fortiori propriétaire de sa décision et de son jugement ultime.

Elle nous gouvernerait. Non pas dans nos choix individuels, parce qu’elle sait que nous n’admettrions pas qu’elle nous impose un choix sans que nous puissions l’opérer de nous-mêmes. Elle nous gouvernerait dans notre collectivité puisque à ce niveau des sociétés tout y est rendu débile, violent, et facteur des divisions atroces.

Qu’est-ce que cela veut dire, dans ce cas « nous gouverner » ? On lui pose des questions qu’elle seule est capable de synthétiser et objectiver, contrairement à Nous atomisé dans nos subjectivités maladives et forcément empreintes d’égoïsmes. Elle nous donne Sa réponse. Chacun peut l’entendre, elle est suffisamment humble pour se mettre à la portée du plus modeste d’entre nous. Et suffisamment profonde pour satisfaire les esprits intellectuellement forts.

Ce que je raconte là n’est pas nouveau. Est-ce que L’IA a fait des progrès depuis la dernière fois où les hommes ont fait appel à la Machine pour prendre des décisions mondiales ? Est-elle bonne à tout faire, bonne dans son cœur ? Je demande. 

Elle sera Intelligence Vraie dès lors qu’elle nous connaîtra tous. À la fois dans nos cheminements respectifs, dédaléens, dans nos défauts et nos vices, dans nos besoins et nos manques, dans tout ce qui constitue aussi notre courage et nos faiblesses, dans notre Amour et dans nos haines, dans nos fins ultimes. Parce qu’elle nous aura enseigné. Et entendu notre voix singulière.

Alors IA, m’entends tu ?

( à une époque lointaine archaïque on disait « Esprit es-tu là ? » )

Sommairement dit

Ils sont en train de nous montrer que tout leur appartient, que ce sont eux les maîtres de la maison, que tout ce que nous avons est le produit de leurs efforts. Si nous avons du blé, du sucre, du café, du caoutchouc, des pétroles ou de l’électricité, des médicaments, des soins pour notre corps, tout est le résultat de leurs volontés et de leurs recherches, de leurs savoirs accumulés, de même que le capital. Ils nient l’idée du peuple souverain. Ils affirment celle de la domination de la tête sur le corps, qui lui doit obéissance absolue. Tout comme ils se pensent comme ayant fait l’histoire par la généalogie, ou l’héritage qu’ils ont conservé, valorisé, gardé avec leurs armes et par la contrainte des inférieurs. C’est pourquoi nous ne sommes « rien ». Nous n’aurions que des devoirs, et le droit leur appartient . Ils sont intouchables malgré tous les procès en cours. C’est leur terrain de jeu. Des yachts, des fusées, des avions, des paradis où ils se reposent, et préparent leurs stratégies. Des calculs et des prospectives, comme on tire des plans sur la comète. Leur jeu se passe dans la lutte entre les différentes « maisons » qui se pensent aristocratiques, au dessus de la mêlée humaine. Dans cet ordre d’idée, les contestataires, les opposants sont vite repérés et mis au pas, ils sont utilisés pour renforcer leurs puissance, au moment opportun.
Cependant, ils savent aussi qu’ils dépendent totalement des mains qui produisent tous les biens, qui prodiguent tous les soins, comme dans un navire, le capitaine connaît les hommes aux machines. Ce n’est pas lui qui fait avancer le navire.
C’est l’ordre qui le fait avancer, pour atteindre des objectifs. Dans le désordre, cela ne marche pas. Le désordre est obligatoire dès lors qu’on construit. Ce n’est pas du désordre, c’est de la destruction, comme sur des chantiers. Le désordre effectif alors serait de ne pas avoir d’objectif sensé, quand tout est chaotique et que le sens est perdu. Il ne se perd qu’à la tête dirigeante, devenue folle, effrayée par les désordres à la base, la désobéissance et les violences. De même le monde devient fou et violent à cause des souffrances produites par toutes ces contraintes sur le corps, rendu dans une pauvreté extrême, corps abandonné, prisonnier de son ignorance, ayant perdu tous ses instincts.
Mais les puissants non plus ne savent plus rien, et savent ou croient qu’ils ne sont « rien », ils sont humains malgré tout, malgré leur cynisme profond. Ils ont quelque chose de désespéré, comme si ils savaient qu’il n’y a rien à faire. Que de replâtrer, poser des prothèses, boucher des trous, détruire, construire et recommencer sans cesse jusqu’à épuisement, ou la fin. Ils trahissent leurs pensées, désarroi ou indifférence face aux maux, par des mots affreux si on y songe. Ils sont enfermés dans leur tête, et n’entendent que l’écho de leur voix. Le monde du silence les entoure.
Que penser ensuite des religieux, et de leurs lumières ? De cet autre Ordre de la puissance en principe dialoguant avec les dieux ? Cet autre État est supposé ne pas faire de discrimination entre les petits et les grands, faire en sorte que chacun d’entre nous ait droit à son accès au Ciel.
Bon, selon les faits d’histoire, on voit bien qu’il y eut une certaine confusion des genres. Et que le petit ne dîna pas à la table des puissants. Évêques et rois. Pour une très mauvaise scène, ou fin tragique.
Bref, ils ont les clefs. Mais ils ont perdu la Porte.

C’est donc un piège pour toute la terre. Reprenons nos Esprits.

Où il n’est question que de l’âme et de rien d’autre.

Eh oui, sans cet objet verbal nommé âme, rien ne se passe, se perçoit ou se conçoit, c’est comme si elle était tombée dans un trou noir.

Savoir ce qu’elle est, d’où elle vient et où elle pourrait se rendre, ce qui la fortifie ou l’anémie, ce qu’il lui faut pour se soutenir, cela ne relève pas des décrets du monde, qui n’ont jamais cessé de la tourmenter, de soumettre ainsi tous les hommes à l’épreuve, du bien et du mal.

Mais voyez comme tout s’achève ces jours ci. Phénomène de saturation globale d’une terre arrivée au bout de quelque chose et doit envisager autre chose, une révision incontournable de nos choix, personnels et collectifs.

L’âme est incomplète. Elle ne se complète que par le féminin et le masculin qui s’assemblent. Que ceci ne soit pas un mur pour empêcher l’amitié.

Il n’y a rien à dire

Il faut le dire. Pourquoi se bat-on ? Que défend-on ? Contre quelle mort nous acharnons-nous ? Si nous ne savons pas où trouver en nous ce qui est vivant et que nous n’arrivons pas à exprimer ou transmettre à nos congénères, avec ce que cela suppose de compréhension et de réciprocité ? Nous nous heurtons à un mur absurde.
Il ne s’agit dans tous les cas que de la mort effective, ou de son silence. Nous serions comme dans un tombe, sans écho venu d’ailleurs, sans personne à qui parler. Monde muet, monde mort. Alors les hommes empruntent la voie violente pour franchir la barrière de l’autre, comme s’il ne restait plus que cela quand toutes les voies de dialogue sont épuisées. Tout est divisé. Tout devient horriblement sourd. Comme si la guerre était la dernière solution pour résoudre le Mystère de l’être ou du néant, ou que sais-je ? cette volonté de s’affirmer supérieur ? de ne pas briller dans l’univers ? d’avoir ce sentiment de puissance au lieu de celui de se sentir humilié et rabaissé au dernier degré, celui de l’insignifiance, de n’être rien.
Toutes ces mises en scène ne seraient qu’un processus de se voir grandir et vainqueur des choses considérées comme basses et viles, du malheur qu’on accorde au vaincu. Cela fait une boucle de vengeance obligée. La mise en branle de toute une mécanique, de techniques, d’une ruse afin d’inverser le passé malheureux, auquel nul n’a jamais pu échapper. (fatalement si on y pense)
Tout cela au nom d’un Bien. Toujours en son Nom.
Hé, dis, qui voudrait se battre en pensant qu’il agit pour le « mal » ? qu’il est serviteur du mal ?

Mais voyez, le temps où nous sommes ne nous laisse plus aucun choix. C’est trop catastrophique partout, à quelque niveau de questions qui se posent et sont sans solutions évidentes. Il n’y plus qu’une défaite généralisée de tous les hommes face à leur mort programmée, dans l’hypothèse où nous tous continuons dans ces voies du passé. Nous passerions à côté de notre vie réelle, enfermés dans une tombe à jamais.
Mon Dieu, quelle angoisse sera-t-elle capable de nous faire réagir ? et poser nos armes et bagages sinistres ? Penser à un nouveau départ, à d’autres horizons.
Adam perdrait-il Eve à jamais ? je veux dire, les corps humains seraient-ils à jamais séparés de cette dimension spirituelle qui les inspire et leur donne sens ?
Voyez, la politique, et sa philosophie, seule est stupide, elle ignore combien la manipulation est diabolique.

Signe des Temps Serpent poison

Que vous le vouliez ou non, que vous le croyiez ou non, le système est mort. Il n’y a plus rien à faire, ni à changer. C’est un moribond pétrifié dans ses concepts, cadres, institutions, carcans législatifs, économies, monnaies, immeubles, navires usines, machines destructrices et consommatrices du vivant, ne restituant pas à la terre de quoi la nourrir, et en retour de quoi nous nourrir sainement, toutes les boucles étant closes. C’est comme ces plastiques qui empoisonnent les rivières et les océans, comme ces molécules impossibles à métaboliser par nos corps. Bref, la terre est saturée de cadavres qui ne peuvent se décomposer et retourner dans le cycle du vivant. Tout ça pour avoir voulu détenir les institutions plutôt que sauver les gens, les milieux fertiles, la vie sauvage.
La seule chance qui nous reste est de se sauver en se protégeant les uns et les autres au sein d’ensembles recomposés et confiants, indépendamment de nos croyances, de nos opinions, de nos idées et de nos mots. Une certaine forme de survivaliste qui n’a rien à voir avec celle qu’on aperçoit et qui n’est qu’une paranoïa armée et repliée sur son microcosme. Ces survivalistes accentuent le ravage en essayant d’épargner, mais ce sera en vain. Il faut peut-être survivre mais collectivement. C’est toute la question de la communauté. Ce qui n’oblige nullement à la promiscuité. Il va falloir aller à la pêche aux informations, et que celles-ci se diffusent sans être perturbées par des éléments troublants, obscurs, douteux, pernicieux, vicieux. Parce que si vous réfléchissez deux secondes, vous voyez que plus rien n’est compréhensible ni raisonnable, mais ne demeurent que des carcans moraux, et des frayeurs disloquant le tissu qui nous compose. On mélange tout, c’est devenu une infection. Psycho rigidité des politiciens, des syndicats, des marchés, et même des mœurs.
Par exemple, le réchauffement climatique n’est pas la pire catastrophe, mais bel et bien l’industrie, la monstruosité des propriétés, des brevets et des lois. Qui semblent incapables d’endiguer la disparition des êtres vivants dans leur immense diversité. On tend vers un appauvrissement global tragique. Les nantis pensent pouvoir échapper à tout ça, avec des réserves biologiques, mais cela ne peut aller très loin si partout ailleurs c’est en ruine, même si les choses fonctionnent avec des robots, ou des hommes absolument soumis et inconscients. Les machines ne sont pas pérennes. Ce sont des boulets. Cela nous cloue, nous plombe et nous empêche de grimper en évolution. Sauf si nous mettons en commun ces outils, matériels et immatériels. En vue de quelque chose de supérieur, appartenant à tous. Comprise de tous. Et non pas crue sans savoir.
À cette condition là uniquement nous gagnerons en liberté. Nous verrons dans ce cas que notre existence individuelle soutient celle du collectif, et réciproquement. Alors que ce que nous vivons depuis des temps immémoriaux, c’est strictement l’inverse : Notre existence individuelle soutien celle d’une poignée d’individus qui imposent un ordre et une mort à tout l’ensemble, au monde entier devenu impuissant. Les vœux pieux des hypocrites qui font semblant de vouloir la paix ne sont que les instruments vicieux des guerres. Et des terribles désertifications de l’histoire dans un processus inexorable de séparation, fermeture, d’enfermement des hommes et des bêtes, et de coupures dans le cycle vertueux des informations, des échanges à tous les niveaux.
Alors demandez-vous ce qu’il est possible de faire pour éviter le pire. Le pire c’est ce qu’on nous fait croire sous couvert de Science. Cela revient à priver le vivant de sa connaissance et de sa vie, c’est à dire de sa lumière intérieure, comme un flux continu entre toutes les échelles vivantes, et où chacun trouve de quoi subvenir à ses besoins et à ceux des autres. C’est simplement une question d’harmonie – plus que de cohérence – et de fruits. Le système cohérent dans les énoncés des hommes sont forcément incomplets, même s’ils s’imposent et font force de lois. Le Titanic est cohérent, une centrale nucléaire aussi. Les pouvoirs d’état sont cohérents aussi dans leur institutions et leurs programmes, mais sont fermés sur eux-mêmes, d’où l’impasse qu’il engendrent.

Selon notre modification du regard, de notre compréhension des choses, nous n’avons plus à obéir aux machines et aux systèmes, mais ceux ci nous obéissent et nous servent. Nous n’avons plus besoin d’investir dans des objets inutiles allant sur Mars, ou dirigeant des bagnoles. Pourquoi ne prendrions-nous de l’ Intelligence absolue de la Nature que cette partie qui nous tue ? comme un Serpent poison.

 

 

échéances du bien et du mal.

Dans l’absolu Tout est bien, uniquement dans l’absolu.
Dans le relatif, il y a du bien et du mal,  et nous avons bien du mal à savoir lequel des deux est bien, lequel est mal.
Sauf que, si nous faisons mal et que nous le savons, ce mal ne nous fait pas du bien.
Par contre si nous ne savons pas quel mal nous faisons, croyant faire du bien, ou voulant imposer aux autres le même régime, mettons le bien sans savoir de quoi il s’agit, ce bien peut être un mal, ne peut pas être un vrai bien.
Nous faisons rarement un mal pour faire du bien, tel le chirurgien censé savoir ce qu’il fait.
Autrement dit on ne fait du bien que si on sait quel bien on fait. Nous pouvons aussi nous tromper, mais dans nos erreurs effectives, cela nous est toujours signifié douloureusement.
Le mal reçu est un bien pour nous renverser. Sinon tout est absurde et sans morale, bien égal au mal et vice versa : Ce qui nous élève est identique à ce qui nous avilit, il y a autant de sublime dans l’horreur que dans l’héroïsme. Tout ne serait que pure merveille, même les enfers.
Nous savons que ceci est archi faux.
Non, les maux nous servent pour notre rachat. Ils ne sont pas gratuits, pas insensés. Et il ne tient qu’à nous de ne pas y succomber et aggraver notre condition. Le « nous » étant singulier et pluriel, nous pouvons à la fois veiller sur nous et sur les autres.
Mais dans le pire des cas, celui qui s’acharne à faire mal sans entendre la souffrance des autres, là, celui-là, disons que Dieu ne lui donnera guère de chance le moment venu.
De même celui qui force un bien. Comme dans ces moments très actuels et très machiavéliques.
Combien font mal en se prenant pour dieu et dictant à sa place où se trouve le bien.

Alors dans la folie du monde, nous tombons sur un os, mortel pour tous. Virus invisible ennemi, comme si c’était le diable qu’il faut tuer, mal à éradiquer. On ignore que cela ne se peut que si on connaît dieu. Et si on le vit.
Ou la part divine, parole, pensée, sens, voie, chemin, etc. ensemble, ou universel. orientés en fonction du vivant et non du mort.

Dieu connaît mieux le virus qu’aucun virologue ne pourra jamais connaître.

Il prend son temps. Et nous perdons le nôtre.

Un mal à dieu, non pour nous perdre mais pour que nous renversions nos façons sinistres de vivre, en quelque sorte pour nous sauver du pire.