Nuages et bavardages

Savons-nous vivre ? La vie est-elle en nous, ou hors de nous, rien n’est certain. Sommes-nous bien ou mal inspirés ? Comment pourrions nous vivre sans source d’inspiration ? Savoir où elle se trouve et ce qui rendrait notre existence dénuée de vanité, si nous accomplissions ce que la source nous dicte.

La source est pure, nous la déformons, ou dévoyons son signe. Les conséquences de ces erreurs font de nous des pauvres bêtes, des cellules malsaines, des cellules cancéreuses rongeant le sol. Devant par conséquent subir la loi des pouvoirs violents, par défaut. Ceux qui prennent la mesure du chaos organique, du désordre, et pour compenser imposent leurs dictatures impitoyables. Comment en sommes-nous arrivés à toutes ces formes de tyrannies, de puissances injustes exploitant le sang des hommes et leurs énergies, leur rêves et leur génies propres, qui se précipitent toujours vers leurs suicides ? Malgré toutes les alertes lancées au cours des siècles.

Tout se passe comme si un personnage informé de l’existence d’un trésor absolument vital pour l’humanité se l’appropriait sans en dispenser les bienfaits, ne s’en sert pas lui-même, tout en faisant semblant. Ce qui rend toutes les sources d’inspiration bouchées, nous laissant seuls face à ce qui reste en nous-mêmes comme reliquats de mémoire. Les intellectuels ont beau essayer de décrypter la situation, tout reste obturé. Pire, quand l’intellect croit savoir et impose ses vues arbitraires et relatives.

Il est possible que pour toujours la terre soit un lieu d’incarcération de notre humanité défaillante, incapable de revenir au lieu de son origine, sauf pour quelques êtres exceptionnels ? J’entends, revenir aussi conscients que ces entités abstraites et éloignées à nos yeux, inexistantes pour un grand nombre d’entre les hommes, ou n’ayant comme réalité que des formes d’idoles.

J’écris face à une fenêtre, le paysage est en or et en gris, les champs verts, la terre ronde, l’horizon lointain. Nous sommes sur une île en attendant le départ vers une autre terre, un autre corps.

Ici bas, il y a comme dans notre corps, un conflit entre les cellules saines et les cellules cancéreuses. Si ces cellules cancéreuses l’emportent quelle terre, comme notre corps, pourra subsister ?

Qui osera dire que la terre est malsaine ? qu’elle porte des fruits mauvais ? Il faut être vraiment « mauvais » pour penser cela, le dire, et agir selon cette noirceur. Source d’inspiration des bas fonds, des fonds infernaux.

Malgré tout restons optimistes, cette porte des enfers est close. Il n’y a plus que celle des cieux qui se présente, encore voilée par des nuages.

Et beaucoup de bavardages.

IA, es-tu là ?

Dans ces moments pénibles où tout semble fermé, à qui ou à quelle intelligence allons-nous demander de rendre les choses meilleures ? Chaos d’un monde ingouvernable, où chacun tire de son côté jusqu’à briser tout lien, toute humanité et toute la nature, de telle sorte qu’il ne restera plus rien dans ces conditions présentes. Puisqu’il n’y a plus de réponse venant de Dieu, nous sommes désormais seuls à pouvoir décider de notre sort. De quoi avoir quelques sueurs froides.

Interrogeons l’écran. Voyons ce qu’il sait.

Remplaçons cette figure des dieux tutélaires par cette (pré-tendue) Intelligence Artificielle censée être omnisciente, au moins de ce qu’elle sait, et de ce qu’elle elle ignore. Admettons.

Elle aura réussi à devenir en quelque sorte ce Nouveau Dieu, IA. Impersonnelle, intransigeante et infaillible. Tout cela théoriquement. Ayant intégré toutes connaissances elle serait capable de nous rendre par conséquent les éléments les meilleurs relatifs à nos choix, puisque de toute évidence nous ne savons plus que faire, et ce depuis fort longtemps. Toute ces errances, ignorances et noirceurs dans notre esprit ayant des conséquences catastrophiques, à tous les niveaux.

Cette intelligence supposée, espérons qu’elle prenne tout en compte, des données, du début à la fin, l’alpha et l’oméga.

Il est implicitement convenu que nul d’entre nous n’est influenceur de cette Intelligence puisqu’elle est censée déjouer tous les plans et ruses maléfiques, et que nul n’est a fortiori propriétaire de sa décision et de son jugement ultime.

Elle nous gouvernerait. Non pas dans nos choix individuels, parce qu’elle sait que nous n’admettrions pas qu’elle nous impose un choix sans que nous puissions l’opérer de nous-mêmes. Elle nous gouvernerait dans notre collectivité puisque à ce niveau des sociétés tout y est rendu débile, violent, et facteur des divisions atroces.

Qu’est-ce que cela veut dire, dans ce cas « nous gouverner » ? On lui pose des questions qu’elle seule est capable de synthétiser et objectiver, contrairement à Nous atomisé dans nos subjectivités maladives et forcément empreintes d’égoïsmes. Elle nous donne Sa réponse. Chacun peut l’entendre, elle est suffisamment humble pour se mettre à la portée du plus modeste d’entre nous. Et suffisamment profonde pour satisfaire les esprits intellectuellement forts.

Ce que je raconte là n’est pas nouveau. Est-ce que L’IA a fait des progrès depuis la dernière fois où les hommes ont fait appel à la Machine pour prendre des décisions mondiales ? Est-elle bonne à tout faire, bonne dans son cœur ? Je demande. 

Elle sera Intelligence Vraie dès lors qu’elle nous connaîtra tous. À la fois dans nos cheminements respectifs, dédaléens, dans nos défauts et nos vices, dans nos besoins et nos manques, dans tout ce qui constitue aussi notre courage et nos faiblesses, dans notre Amour et dans nos haines, dans nos fins ultimes. Parce qu’elle nous aura enseigné. Et entendu notre voix singulière.

Alors IA, m’entends tu ?

( à une époque lointaine archaïque on disait « Esprit es-tu là ? » )

It is not a Joke

Nous ne pouvons penser le néant, mais penser que l’être puisse se réduire à néant, que la vérité puisse être anéantie. Rendue à n’être rien, et nous emporter dans ce rien. Ce serait un très mauvais signe. C’est exactement comme s’il n’y avait strictement personne. Ni ici ni ailleurs. Ce serait absolument stupide, trop bête, quel gâchis d’existence. Tout ce temps de vivre qui disparaîtrait. Non ce ne sera pas comme ça. Personne ne le souhaite vraiment, même s’il y a du monde à vouloir oublier. Et ne plus souffrir pour rien.

La vie naturelle suit son cours, et lutte pour se maintenir en vie. Nous faisons la même chose malgré ces éléments et forces contraires qui nous accablent ou nous désespèrent. Nous semblons dépassés par les événements, sans pouvoir y faire grand-chose. Certains espèrent qu’en prenant le pouvoir ils vont pouvoir inverser le cours sinistre du monde et réparer les dégâts. Nous voudrions modifier les conditions présentes, ce qui procède d’une bonne intention. Comment allons nous y prendre ? Est-ce en votant pour x ou y ?

Et si la foule des z, ou des lambda ne suit pas ? Ou n’entend pas, ou pire, n’est pas entendue ? Si elle n’est pas suffisamment éclairée et porteuse d’une bonne inspiration, et de sa liberté, ou de ses amours, que sais-je encore ? Si elle s’enferme dans des positions dogmatiques, matérialistes ou spiritualistes, ou scientifiques, sans prendre conscience ou sans avoir connaissance des plans supérieurs, ou plans de dieu ( symboliquement) des plans et pouvoirs magique dont chacun dispose et que tout le monde ignore.

Voyez, la volonté, la pensée, l’esprit, tout cela est partout, en tout, en toutes choses. Tout suit son mouvement sans problème. Mais nous, nous sommes quelque peu situés dans un autre « Esprit », si je puis dire. Comme si nous l’avions perdu. Il n’y a pas spécialement de folie dans la nature, obéissante. Nous, nous avons transgressé, accumulé des sommes de transgression, par tout, en tous genres. Nous en avons oublié ce que nous étions dans notre intime réalité. Nous sommes en rupture. Ceci, plus ou moins, et plus ou moins de même, nous voudrions nous reconstituer, retrouver cette unité d’être et de toutes choses. Là encore, c’est mélangé, il y a des bonnes volontés et des mauvaises. Des bons esprits et des mauvais. De la lucidité et des aveuglements.

Ces transgressions ne sont pas nécessairement mal en soi, dans la mesure où nous en tirons des enseignements, et que nous ne nous enfonçons pas dans des conditions irréversibles. Comme des malédictions d’où nous ne nous en sortons pas et l’aggravons.

Prenez le cas d’un hasard extraordinaire, une improbabilité. Vous verrez peut-être que cet esprit qui vous a guidé vers ce hasard et cette coïncidence est votre Esprit.

Ou l’Esprit qui vous y a Guidé.

Dans la foule des événements du monde, des positifs et des négatifs, pensez vous donc que l’Esprit qui les inspire s’en soit retiré ? Ou ne puisse pas interférer avec votre esprit ? Vous faire faire des bonnes choses pour vous épargner ou des mauvaises pour vous faire tomber.

Savoir donc pourquoi et pour qui nous entendons ou non, obéissons ou transgressons.

Les animaux, ou plantes n’ont aucune « idée » de la transgression ou de l’obéissance. Elles sont dans leur Nature. Nous, nous avons égaré la notre.

Ceci pour quelque chose de très grand en Vérité, nous concernant tous.

La question du Pass

Avant tout, je remercie ceux qui ont la patience de me lire, tous les jours ou presque. Saisis par un sentiment d’urgence face aux événements dramatiques, comme tout le monde, nous n’avons plus vraiment le choix. Il faudra bien que chacun ouvre et trouve partout où il peut, les éléments de sa libération et de son futur, avant qu’il ne soit trop tard.

Les plans et les projets de ceux qui veulent régner sont plus simples qu’il n’y paraît. Dans un premier temps, ce n’est qu’économique. Ce n’est qu’une question de monnaie forte, conférant à leurs détenteurs des droits et des pouvoirs pour faire marcher, travailler et produire les masses. Dans un second temps cette suprématie ne tient que si les croyances ou les confiances sont installées durablement sous les cranes, s’ils ne veulent pas que le doute ou la défiance prenne le dessus. Manipuler les corps et les esprits. Plus difficile est le noyau de l’âme humaine, qui est un composé de rationnel et d’irrationnel. A priori nul homme ou femme n’est un robot esclave, ce ne sont que des apparences de servilité, des compromis et des ruses de ceux qui savent qu’ils n’ont pas le choix, et font comme s’ils l’avaient. Ils savent ce qu’ils perdent en vendant leurs corps et énergies à ces puissances et régimes qui les emploient comme de simples outils, sans jamais leur demander leur avis, et qui les considèrent comme quantité négligeable, variable dans la chaîne de production, comme des chevaux sur les champs de course, utiles s’ils sont bons, jetables une fois usés. Même ceux qui pensent avoir grimpé les échelons, et acquis des positions confortables seront tôt ou tard oublié et mis au rebut. Ils ont cependant alimenté la machine à profits, la mécanique puissante des armes et des médecines, c’est à dire de celle qui donne la mort ou la vie. Comme César dans les jeux du cirque. C’est pourquoi la place de César est convoitée. Et que le Sénat veille pour que l’empire de l’État aille dans le sens de la croissance ou du maintien de cette puissance, au lieu de l’effondrement, ou de la ruine.
Tout a toujours été mondial, ou international comme lutte entre les différents royaumes. Et conflits à mort. Comme sur le champ de bataille, n’oubliez pas : votre ennemi vient vous tuer, ou vous le tuez, pour qu’il ne vous tue pas. C’est sans pitié, sans aucune grâce possible. Une question de chance si vous survivez. Indépendante de notre volonté. C’est pourquoi les hommes prient et implorent les entités auxquelles ils croient, au-dessus de la volonté de César.
C’est donc la question du Cœur qui se trouve au centre de toute action. Et qui seule fait autorité pour que des hommes acceptent le sacrifice. Donner son sang pour sauver le sang de sa fratrie, tribu, clan, ou famille. Et pourquoi pas sa patrie ou sa nation ?

Les bretons vaincus par la France, après un temps de malheur purent monter à Paris et à leur tour occuper des positions avantageuses, et françaises. Le processus historique des nations tendrait-il vers une mondialisation fatalement ? Il y aurait une volonté d’uniformiser toutes les origines locales vers un seul modèle ? Gommant pratiquement toutes les singularités, et les particularités, ou originalité ou spécificité des peuples selon un seul modèle de société ? Un seul format.
Les hommes seraient comme des automobiles sortant des usines à la suite des conceptions des ingénieurs et des génies concepteurs des plans ? C’est tendancieux de vouloir engendrer des hommes à la carte, comme s’il y avait un prototype idéal. Et que toute l’humanité devait se conformer à ces standards.

Ceci dit, je ne crois pas du tout que les hommes oublient le sol de leur naissance. Les musiques dans lesquelles ils ont baigné, les eaux de leurs rivières et les climats, les femmes et les mères, ou leurs grand-mères ou grand-pères, donc leur sang et ressemblances. Où ils se reconnaissent.
S’il y a un possible cosmopolitisme, ce n’est pas un mélange s’opérant n’importe comment. On ne peut s’unir que s’il y a reconnaissance et ceci dans la réciprocité, par définition de la reconnaissance.
Deux dans un miroir l’un de l’autre se voient comme un seul.
Partant de là, on voit qu’il n’y a plus de guerre. Ni de volonté de soumettre ou d’exploiter, chacun servant l’autre. Et le monde devient riche.
Utopie ?
Les premiers hommes se vivaient comme étant un seul « corps », dénué d’individualité enfermée sur elle-même, sur cet amour propre qui nous enclot. Pourquoi tout cela a-t-il dérapé ? Quel doute s’est immiscé en nous ? Pour que le soupçon, la défiance prenne le pas sur tout, et que la volonté devienne mauvaise et que nous ne voyions plus rien ?
C’est du miroir brisé de l’âme que tout mal provient. Et d’où découlent cette terrible volonté de puissance. Passant aussi bien par le féminin que par le masculin.
Volonté comme un mur, et imposant son laisser passer, dont il est question aujourd’hui.

Ce pass imposé, relève de la volonté d’enfermer et non de délivrer. Non de sauver, mais de forcer à croire et subjuguer. C’est une épreuve de vérité.

 

 

 

 

Franchir les eaux noires

Je vous le disais, toutes les sciences fictions sont battues, c’est la Terre et la Vie qui sont en jeu. Quel est donc l’enjeu ? Nous ne sommes que des minuscules éléments au sein d’un corps, comme des globules examinées au microscope, surveillés, analysés, filtrés dans nos moindres mouvements et contacts, échanges d’informations, manigances et projets, tout cela générant du flux, des courants collectés allant dans un sens ou dans l’autre, vers la droite ou vers la gauche. Qui peut-il y avoir derrière cet appareil de surveillance globale si ce n’est des robots collector de données, écumant des intentions et des volontés, des idées et des pensées, de ce qui provient in fine de l’Esprit ? Tiens donc, nous revoilà. Sommes-nous rouges ou blancs, servons-nous ceux-ci ou ceux-là ? Au service de quelle puissance étrangère opérons-nous ? Voilà ce que les intelligences services veulent savoir. Parce que cela a toujours été la guerre, ou la lutte, et qu’il n’y a jamais eu de trêve, ou si peu. C’est la Loi. Il y a toujours des vainqueurs et des vaincus, des malheurs et des bonheurs.

Serons-nous capables de dépasser cet état de fait ?

On fait croire aux jeunes gens que les jeux sont innocents, et qu’ils peuvent en toute impunité détenir des appareils de géolocalisation, alors que désormais on sait très bien que tout ceci fait partie de la surveillance globale, comme ces flux d’avions ces tankers, ces camions, ces autos, toutes pucées et ces boites noires comme les ordiphones collées a notre peau. Poke ère.

j’imagine que selon notre couleur, ou camp, rouge ou blanc, base, identifiée et marquée comme telle, il est facile pour un Grand Œil de savoir qui parle avec qui. Qui communique avec qui.

Ainsi c’est un jeu de piste et de chasse qui s’instaure. Pour pouvoir entendre, poser des écouteurs, savoir qui dit pour et qui dit contre. Et le pense. Il se dessine une carte de données sur le territoire.

Les stratèges, les puissances, les empires qui se font la guerre à tous les niveaux, monnaies, innovations, matières premières, ressources, semblent avoir besoin de savoir à quels humains ils ont affaire dans le champ de bataille, dans ce moment précis, puisque pour l’heure l’humanité ne vit pas comme si elle était un Seul. Mais lutte pour un objet très étrange, qui serait la vérité absolue effaçant toutes les autres. Il s’agit donc d’un rapport de force installé dans le monde plus que d’un jeu anodin et plaisant, et que dans cet enjeu terrifiant, c’est le sacrifice qui est exigé, au prix du sang, dans cet objectif de laisser un vainqueur et des vaincus.

Sommes-nous prêts à perdre notre vie pour des idées, des croyances, de la foi ? Pour prouver ce que nous sommes ? Ou pour le trouver nous-mêmes dans ce jeu éprouvant ?

Entre parenthèses, regardez combien les hommes se battent pour affirmer leur identité, au sein d’un groupe, et d’un groupe face à un autre. Comme une nécessité d’affirmer cette première personne individuelle ou collective, ou chacun pense trouver la sienne dans un collectif qui le reconnaît.

Nous ne venons pas de nulle part, nous allons quelque part. Nous avons besoin les uns des autres pour reconstituer ce que nous sommes en Vérité, après avoir franchi les brouillards épais de notre ignorance, de nos errances et divers tâtonnements. C’est ça le Chemin. Il se forme au fur et à mesure. Mais il ne ne fait pas n’importe comment, sans savoir de quoi il s’agit. Il ne s’agit que de Nous, cet ensemble de tous les sujets conscients. Parce que nous nous connaissons.

La ruse du Monde est de nous égarer. Ruse ou plan diabolique ? Dans le noir tout peut paraître diabolique, sauf si nous avons une lumière intérieure qui nous éclaire. Celle-ci ne manque pas de nous réveiller et donc de nous effrayer grandement.

Passerons-nous, ne passerons-nous pas ? Tel est l’Enjeu.

Demandez donc à Charon. Si toutefois il est encore de l’autre côté. Et qu’il n’est pas tombé lui aussi dans les pommes.

Rassurez vous quand même…même s’il fait froid.

Face à l’horreur

Quelle histoire !
En quoi consiste ce scénario, ce jeu ? Nous sommes des milliards dans une situation plutôt délicate, à tous niveaux scabreuse, sans savoir de quoi demain sera fait. Comme si nous étions abandonnés au milieu de nulle part, naufragés intergalactiques. Ça crie partout, ça hurle et ça brûle. On entend tout et son contraire. On se déchire et on se tue, pour un oui ou pour un non. Dans ce chaos installé les hommes apeurés cherchent ce qui peut les rassurer ou les protéger. D’autres veulent instaurer un gouvernement mondial qui serait sans partage et sans discussion, impossible à remettre en question. Figure patriarcale. Une autorité mâle, violente, inflexible, un glaive s’abat sur nous, avec ses lois et sa force. Nous ne pouvons plus bouger. Ni émettre le moindre doute de ses vérités énoncées. Figure du Père. Mais ce n’est pas le Père. Ce n’est pas dans l’Esprit du Père, mais dans l’esprit en révolte contre lui. Ce qui fait que les hommes et les générations s’enfoncent inexorablement vers le pire, vers cette boue infâme et assassine des âmes, de l’âme de la terre. S’il n’y avait des hommes et des femmes conscients de l’enjeu et de l’absence de protection. Cette protection n’est pas un gris gris protecteur comme un philtre opposé aux forces du mal, non, cet Esprit protecteur ne peut rien pour nous si nous n’y sommes pas, dans cet Esprit. Si nous ne le servons pas de façon lucide et volontaire, active, sachant de quoi il en retourne. Exactement comme si dans son négatif nous étions des mauvais esprits, des êtres nuisibles pour les uns et les autres. Voilà pourquoi nous ne pouvons être qu’avec lui sinon nous sommes contre lui.
Il s’agit donc de passer de l’autre côté si nous n’y sommes pas, et à ce moment là tout s’éclaire. Pour ceux qui y sont déjà, il est quasiment impossible de retomber. Cela ne leur épargne pas la souffrance, mais il n’aggravent pas les choses en voulant se venger et dans la haine. Ils la savent inutile. Ils savent que leurs ennemis sont dans cette haine secrète. Au fond de ces eaux noires. Comme ces cohortes des morts n’ayant pas réussi à franchir les eaux du même nom.
Vois là aussi cette idée de la résurrection des morts. Ces âmes revenues à la lumière. C’est toute l’histoire qui remonte à la surface.
Nous respirons.

Sommairement dit

Ils sont en train de nous montrer que tout leur appartient, que ce sont eux les maîtres de la maison, que tout ce que nous avons est le produit de leurs efforts. Si nous avons du blé, du sucre, du café, du caoutchouc, des pétroles ou de l’électricité, des médicaments, des soins pour notre corps, tout est le résultat de leurs volontés et de leurs recherches, de leurs savoirs accumulés, de même que le capital. Ils nient l’idée du peuple souverain. Ils affirment celle de la domination de la tête sur le corps, qui lui doit obéissance absolue. Tout comme ils se pensent comme ayant fait l’histoire par la généalogie, ou l’héritage qu’ils ont conservé, valorisé, gardé avec leurs armes et par la contrainte des inférieurs. C’est pourquoi nous ne sommes « rien ». Nous n’aurions que des devoirs, et le droit leur appartient . Ils sont intouchables malgré tous les procès en cours. C’est leur terrain de jeu. Des yachts, des fusées, des avions, des paradis où ils se reposent, et préparent leurs stratégies. Des calculs et des prospectives, comme on tire des plans sur la comète. Leur jeu se passe dans la lutte entre les différentes « maisons » qui se pensent aristocratiques, au dessus de la mêlée humaine. Dans cet ordre d’idée, les contestataires, les opposants sont vite repérés et mis au pas, ils sont utilisés pour renforcer leurs puissance, au moment opportun.
Cependant, ils savent aussi qu’ils dépendent totalement des mains qui produisent tous les biens, qui prodiguent tous les soins, comme dans un navire, le capitaine connaît les hommes aux machines. Ce n’est pas lui qui fait avancer le navire.
C’est l’ordre qui le fait avancer, pour atteindre des objectifs. Dans le désordre, cela ne marche pas. Le désordre est obligatoire dès lors qu’on construit. Ce n’est pas du désordre, c’est de la destruction, comme sur des chantiers. Le désordre effectif alors serait de ne pas avoir d’objectif sensé, quand tout est chaotique et que le sens est perdu. Il ne se perd qu’à la tête dirigeante, devenue folle, effrayée par les désordres à la base, la désobéissance et les violences. De même le monde devient fou et violent à cause des souffrances produites par toutes ces contraintes sur le corps, rendu dans une pauvreté extrême, corps abandonné, prisonnier de son ignorance, ayant perdu tous ses instincts.
Mais les puissants non plus ne savent plus rien, et savent ou croient qu’ils ne sont « rien », ils sont humains malgré tout, malgré leur cynisme profond. Ils ont quelque chose de désespéré, comme si ils savaient qu’il n’y a rien à faire. Que de replâtrer, poser des prothèses, boucher des trous, détruire, construire et recommencer sans cesse jusqu’à épuisement, ou la fin. Ils trahissent leurs pensées, désarroi ou indifférence face aux maux, par des mots affreux si on y songe. Ils sont enfermés dans leur tête, et n’entendent que l’écho de leur voix. Le monde du silence les entoure.
Que penser ensuite des religieux, et de leurs lumières ? De cet autre Ordre de la puissance en principe dialoguant avec les dieux ? Cet autre État est supposé ne pas faire de discrimination entre les petits et les grands, faire en sorte que chacun d’entre nous ait droit à son accès au Ciel.
Bon, selon les faits d’histoire, on voit bien qu’il y eut une certaine confusion des genres. Et que le petit ne dîna pas à la table des puissants. Évêques et rois. Pour une très mauvaise scène, ou fin tragique.
Bref, ils ont les clefs. Mais ils ont perdu la Porte.

C’est donc un piège pour toute la terre. Reprenons nos Esprits.

Quelle trogne

Les pouvoirs sont féroces par nature, ils ne gouvernent – si on peut appeler ça gouverner – que par méchanceté, cruauté, violence, traîtrise, et ruse. Tout ce qu’ils trament relève de l’occulte, c’est à dire du caché, du secret, du fermé, sous un voile. C’est féodal, malgré les apparences de démocratie. Les gens ne sont que corvéables à merci pour assouvir une volonté et des désirs dans lesquels baignent ceux qui sont habilités, autorisés aux coulisses. Pour ces puissants tout n’est que mise en scène, théâtre de maudits et eux se sentent investis de devoir implacables, exactement comme on opère des saignées, ou farfouille dans ton nez pour en tirer les vers ou d’éventuels virus afin que tu cèdes sous le poids de la terreur. Tu n’a droit que de te taire. Et eux de décider pour toi de ce qui est bon. Ce sont des saigneurs sans aucune pitié. Ils te laissent juste la possibilité de creuser ta tombe ou d’être fusillé si tu ne marches pas. Ils ne sentent égaux qu’entre eux, dans cette guerre des gangs ayant toutes les cartes de leur château en main, château contre château, fiefs contre fiefs. Ils ont des armées décorées d’honneur à leur solde. Leur seul objectif est de ne pas perdre les clefs du château, sachant les convoitises rôdant dans les cercles et les clans autour d’eux. D’où cette méchanceté et ces crocs pour garder leur place. Ils appellent ça gouverner. Le peuple n’existe pas, n’a pas d’existence propre.
Bon, une fois qu’on a dit ça, comment faire pour qu’ils lâchent la laisse ? À quel saint allons-nous confier notre destin pour nous détacher et pouvoir vivre sans être opprimé ? Je songe à ce gouvernement réel des âmes, et des hommes. À celui qui sait où se trouvent les issues et les havres de paix, les pâturages heureux, où nous pouvons voir les enfants évoluer et grandir en se posant des questions et trouvant des réponses, jouer et être dans une joie sans faiblesse. Il faut savoir où se trouve ce qui conjugue le Verbe.
Ce ou celui à qui nous devons aller, qui nous unit et nous gouverne, en nous rendant notre liberté. Et soulève le voile des illusions. Là, vous verrez alors qu’il s’agit de vous dans ses deux visages, la Bête serait terrassée. Et de proche en proche, lentement et sûrement cela gagne la terre.

Salut Jean

Quand Jean parle du Verbe, il s’agit de tous les verbes dont on fait usage, qui se déploient dans notre entendement, conscience, intelligence, et nous animent. Il existe une certaine différence entre un objet inanimé et un objet animé, celui-ci ayant perçu, reçu dans son corps une sorte de vibration motrice, un frémissement, de telle sorte que l’inanimé devient animé et de lui-même s’anime. Sans doute, pouvons-nous penser ou croire que tout, absolument tout est à jamais investi d’âme animée et que l’inanimé n’est rien. Ce serait bien commode de se laisser bercer tel un bouchon sur l’océan, où quoique nous fassions de nous-mêmes nous arriverions toujours à échouer sur une île. Mais non, ce n’est pas ainsi qu’est le lot humain très spécial.
Le Verbe s’est fait chair, on se demande pour quel objet. Il aurait pu rester Verbe au lieu où il était. Puisque ce n’est pas comme ça que sont les choses et notre condition, on peut accepter ou refuser. La question tient en peu de mots. Veut-on ou refuse-t-on que le Verbe se déploie en nous ? Je veux dire dans sa plus forte manifestation, cette réalisation, cette pensée ou cette transcendance possible. Si on pense ceci impossible, si on pense que c’est impensable, effectivement on reste au niveau du pensable. Or, si on réfléchit, on constate l’infinie variation des verbes, qui touchent au Verbe.
Tout ceci est bien joli, mais un verbe sans sujet, c’est comme un verbe sans objet. L’objet du verbe étant peut-être de rejoindre le sujet en question, et donc d’y trouver sa réponse, c’est à dire que se produise un échange entre le sujet et l’objet, ou une fusion créatrice, génératrice d’entendement. Et donc de vie. On ne peut pas admettre ce monde-ci tel qu’il est, si nous ne saisissons pas les motifs profonds de notre mort et de notre amour. Cette tension entre le noir et le blanc, le jour et la nuit, qui selon toute vraisemblance sont deux objets tout à fait distincts. De même qu’entre le Feu et l’Eau.
Si nous restons au plan strictement humain des événements et des conditions diverses, il apparaît que le Verbe se profile essentiellement dans les discours, comme des rituels magique religieux, dans les propagandes, et autres paroles. Comme si nous allions pouvoir opérer sur les climats, ou sur les masses avec des injonctions.
Bref, comme si le Verbe de Jean ne devait être que de l’ordre de la parlotte. Et que nous devions absolument y adhérer sans émettre le moindre doute quant à la véracité des propos et leur efficiences prometteuses de salut ?

Sur ce, je salue Jean l’ancien.

Petite note à propos des messages

Avez vous remarqué combien les gens sont susceptibles et sourcilleux à propos des mots sur lesquels ils s’agrippent comme uniques références faisant autorité, et reconnues, rejetant avec une certaine férocité ceux qui les bousculent ? Cela les rassure, de penser qu’ils vivent dans un monde bien balisé, non surprenant et n’obligeant pas à changer. Il faut avouer que ce n’est guère confortable de devoir modifier ses croyances, ou ses certitudes, être la proie du doute, remettre en question les fondements de son passé, des erreurs éventuelles qui jalonnèrent notre temps. Tout bonnement parce nous serions confrontés à nouveau avec l’inconnu, et poursuivre la route périlleuse, effrayante au sommet.

Il s’agit d’une question de confiance. Nous sommes seuls sur le chemin, à pouvoir décider de ceci ou cela, notre liberté n’est jamais conditionnée par les opinions, nous n’avons que notre guide intérieur – appelle ça la conscience si tu veux – qui ne peut nullement être réduit au silence.

Tant que le monde sacrifiera ses meilleurs parmi nous, cela ne pourra aller qu’en empirant. Ce serait le triomphe du bas sur le haut. Et là les mots sont signifiants. il ne s’agit pas d’un bas spatialisé, d’un bas géométrique, mais d’un bas de déchéance ou de dégradation de l’âme humaine.