Le Signe de l’Homme

Si le monde déraille, à cela il y a des causes, des raisons, des facteurs qui produisent ces maux, engendrant d’autres maux qui en masquent les causes. Ce qui fait que plus personne ne sait où chercher. Et encore moins redresser la situation périlleuse où nous nous trouvons, la proie de bien des dangers et des souffrances. On peut montrer du doigt telle personne responsable, mais cela ne suffit pas. Ou dénoncer tel propos tenu qui accuse directement celui qui les prononce. Là non plus cela ne résout rien, ne rachète rien. Cela n’éclaire rien.

Un sage, si cela existe, ne prend pas position contre ceux qui se trompent, mentent, ou sciemment nuisent afin de profiter du désordre, non, un sage, un savant éclairé, raisonnable, intelligent, mesuré dans ses propos, et ses jugements, n’affirme rien qu’il ne sache vraiment selon ses critères et sa science. Il a sans nul doute son opinion sur ceux qui commettent toutes sortes de fourberies, mais il sait que les opinions sont douteuses, et sans fondements stables, fonctions des humeurs, des passions, des bêtises, sans vérités scientifiques, et sans raisons, susceptibles de varier selon les courants, les peurs. Les frayeurs, irrationnelles par excellence, ne relèvent pas du domaine scientifique, mesurable. De même que la confiance, ou ces choses propres à la foi. Alors, là il faut être encore plus sage, ou sérieux, si on veut émettre une opinion contraire au consensus ambiant plutôt délétère.

La question première est celle qui touche à la différence entre le mort et le vivant. Certains pensent que la mort est la première question. Non, c’est la relation entre la mort et le vivant qui est primordiale. Ce qui peut être perçu comme une fonction de l’amour, échappant forcément au domaine scientifique objectif, mais non au domaine du sujet, du je qui sait. Et se sait.

Ce monde est empoisonné non seulement par des virus et des bestioles, des parasites, mais empoisonné par tout ce que nous rencontrons de vivant. Il y a là un énorme problème. On dirait qu’il y a un complot du vivant contre l’humanité, le vivant qui cherche à nous éliminer de cette existence et nous force à créer un monde totalement artificiel immortel, nous contraint à prémunir de la mort à n’importe quel prix. Ceci a pour effet que nous tuons tout sur notre passage et nous conduit à la mort, ou à la disparition.

Nous avons perdu le sens du bien commun. Et l’avons transposé dans des fictions monétaires, des fonctions symboliques ou idolâtres, des dieux étrangers aux hommes, des partis politiques auxquels nous devons obéissance parce qu’ils seraient le gage de notre salut collectif.

Mais voyez, on vit un moment de manipulation de masse assez considérable. Cela cache quelque chose, des pensées inavouées, des calculs derrière cette manipulation qui crève les yeux, et nous empêche de voir ce qu’il y a derrière et qui est beaucoup plus grave, que ces enfumages politiques ou idéologiques. Il y a le Signe de l’Homme.

Ce signe est à la fois mâle et femelle, un signe reproducteur, des cellules ou des noyaux qui se reproduisent, des molécules qui passent de l’état inerte à l’état animé. Ou l’inverse ?

D’où vient la lumière

Ou d’où vient la mémoire ? Cela vient de l’échange. De la Parole, comme une étincelle. Remarquez combien les secrets sont bien gardés. Ce n’est pas par hasard que nous avons été expulsés du jardin, c’est sans doute pour que par nous-mêmes, de nous-mêmes nous puissions le retrouver, afin qu’il soit nôtre. Au début nous n’avions que l’oral, puis nous avons eu l’écrit, et aujourd’hui les machines qui se souviennent pour nous, qui pensent pour nous, nous laissant encore plus démunis et pauvres qu’aux origines. Littéralement séparés des puissances organiques de la terre, et des forces instinctives, d’où nous sommes issus. Les bibliothèques sont énormes, les banques de données paraissent considérables, mais nous ne possédons rien, ne sommes rien si nous oublions.

Voyez donc, pensez donc de quel Lieu nous devrions nous souvenir, si nous ne voulons pas aggraver notre cas, dramatiquement. Mais comment le penser si nous sommes lourds de ces bagages encombrants et inutiles empêchant la lumière de passer ?

Tenez, rien que ce jeu très faussé entre l’homme et la femme, fait obstacle à l’entendement, nous piège, nous égare, se perpétue, nous divisant, nous isolant dans nos concepts, nos croyances, complique tout par la suite. Nous succombons dans le soupçon et la défiance envers chacun.

Le prix de tous ces cris.

Saisis-tu ce que veut dire le moindre hasard, quand tu tombes sur une connaissance à des milliers de kilomètres ? Ce genre d’événements fortuits n’arrive pas pour rien. On en déduit souvent que le monde est petit. Mais ce n’est pas la seule conclusion possible.
Tout cela est trop bête, passer à côté de sa vie, passer sans se voir, et prendre la mesure de l’urgence de vivre, d’aimer, de partager le temps, au lieu de se déchirer et demeurer dans le trou affreux. La vie est un songe qui passe trop vite, il ne faut pas mourir, c’est à dire rester enfermé ou confiné dans ses maux. Il faut dire que tout pourrait nous pousser à ce retranchement intérieur tellement l’incompréhension est forte, mais il ne faudrait pas y céder. De quoi donc avons-nous peur ? Quoique que nous fassions nous sommes obligés de nous retrouver, ici ou ailleurs, nous ne pouvons sortir de ces univers, et devrons composer avec tous ses habitants, et nous soigner, et vivre ensemble, humains et non humains.
Ce qui est affreux, c’est le vide d’être, celui de toi et de moi, qui donne raison à la vie dès lors qu’on passe le seuil. Et qui vainc la mort, le doute et cet enfermement.
On va nous reprocher nos fautes, nos défauts et nous jeter la pierre, on a toujours besoin de se blanchir, et d’épurer ses propres fautes, sur le dos de l’autre, au lieu d’inverser les choses et de se repentir en soi-même de ces maux qui nous blessent.
Sans cette opération, nous faisons notre malheur, comme des maudits, âmes défuntes. Et fous. Alors qu’il est certain que tout ce que nous faisons ne vise en définitive qu’à cela. Mais nous nous y prenons mal. Nous nous trompons. Nous croyons nous en sortir dans la vengeance et l’hostilité, parce que nous nous croyons indemnes de maux, et donc nous ne percevons pas les biens de l’autre, nous ne percevons que ses tares. Et nous jugeons et effectuons cette séparation affreuse.
Ce n’est pas la théorie qui va pouvoir reconstituer le lien, il faut un passage effectif et certainement douloureux pour encaisser le poids de notre inconscience, allant vers la conscience de l’être. Celui-ci est tellement énorme, puissant, profond, silencieux, miraculeux, implacable dans ses plans conçus pour nous et pour tout.
C’est parce que nous y étions inclus que nous ne pourrons y échapper. Mais à quel prix ?

Il n’y a rien à dire

Il faut le dire. Pourquoi se bat-on ? Que défend-on ? Contre quelle mort nous acharnons-nous ? Si nous ne savons pas où trouver en nous ce qui est vivant et que nous n’arrivons pas à exprimer ou transmettre à nos congénères, avec ce que cela suppose de compréhension et de réciprocité ? Nous nous heurtons à un mur absurde.
Il ne s’agit dans tous les cas que de la mort effective, ou de son silence. Nous serions comme dans un tombe, sans écho venu d’ailleurs, sans personne à qui parler. Monde muet, monde mort. Alors les hommes empruntent la voie violente pour franchir la barrière de l’autre, comme s’il ne restait plus que cela quand toutes les voies de dialogue sont épuisées. Tout est divisé. Tout devient horriblement sourd. Comme si la guerre était la dernière solution pour résoudre le Mystère de l’être ou du néant, ou que sais-je ? cette volonté de s’affirmer supérieur ? de ne pas briller dans l’univers ? d’avoir ce sentiment de puissance au lieu de celui de se sentir humilié et rabaissé au dernier degré, celui de l’insignifiance, de n’être rien.
Toutes ces mises en scène ne seraient qu’un processus de se voir grandir et vainqueur des choses considérées comme basses et viles, du malheur qu’on accorde au vaincu. Cela fait une boucle de vengeance obligée. La mise en branle de toute une mécanique, de techniques, d’une ruse afin d’inverser le passé malheureux, auquel nul n’a jamais pu échapper. (fatalement si on y pense)
Tout cela au nom d’un Bien. Toujours en son Nom.
Hé, dis, qui voudrait se battre en pensant qu’il agit pour le « mal » ? qu’il est serviteur du mal ?

Mais voyez, le temps où nous sommes ne nous laisse plus aucun choix. C’est trop catastrophique partout, à quelque niveau de questions qui se posent et sont sans solutions évidentes. Il n’y plus qu’une défaite généralisée de tous les hommes face à leur mort programmée, dans l’hypothèse où nous tous continuons dans ces voies du passé. Nous passerions à côté de notre vie réelle, enfermés dans une tombe à jamais.
Mon Dieu, quelle angoisse sera-t-elle capable de nous faire réagir ? et poser nos armes et bagages sinistres ? Penser à un nouveau départ, à d’autres horizons.
Adam perdrait-il Eve à jamais ? je veux dire, les corps humains seraient-ils à jamais séparés de cette dimension spirituelle qui les inspire et leur donne sens ?
Voyez, la politique, et sa philosophie, seule est stupide, elle ignore combien la manipulation est diabolique.

Repos

À quoi bon enfoncer des portes ouvertes ? Les choses sont simples. Il n’y a que deux états. l’action ou le repos. Quand tu dors, tes cellules s’activent, et cela te repose. Quand tu t’actives, tes cellules se reposent-elles ? Ce n’est sans doute pas le cas, elles subissent une sorte d’épuisement selon tes activités, qu’elles vont essayer de réparer pendant ton sommeil, pendant que tu les laisses agit à leur guise parce qu’elle savent mieux que toi ce qu’elles ont à faire, pour leur existence propre et les relations qu’elles entretiennent entre elles. Mais elles forment un tout cohérent et vivant, obéissant à une harmonie quasiment absolue, et infaillible. C’est pour cela que le sommeil est absolument vital, et que la perte du sommeil est mortelle. Du moins, cette perte du repos profond, de la sérénité intérieure, psychique, ou de l’âme. Les tourments, les angoisses, les peurs, les chocs de toutes sortes, les mots violents, les désordres verbaux, les doutes, tout cela te mine, et affecte ton corps, cet ensemble ayant son autonomie et son signe unique. Sa vérité propre et sa raison d’être, de même que sa finalité ou son évolution, sa loi. À un autre niveau, nous serions comme les cellules d’un corps plus grand, un Nous qui fait société, et auquel nous donnons de l’existence par nos efforts. Existence n’est pas le mot juste. Serait-ce l’harmonie le mot ou la fonction ? Mais comment rendre cette « accord » au monde s’il n’existe pas en ce que chacun d’entre nous est censé posséder ? Si je suis chaotique, ou destructeur ? C’est là le point crucial de toute orientation négative ou positive du monde, l’importance du sujet en quête de lui-même, en ignorance du « je suis ». Autre question : quel serait ce « grand Sujet » qui mine les petits sujets et qui les oppresse ?

Si je dois ma vie à « nous », nous devons notre vie à un sujet plus grand qui se trouve en chacun d’entre nous, à condition de le trouver et de le servir, de le connaître donc, ce qui est impossible dans le coma de notre esprit. Ou dans la seule matérialité des choses. Dans le mensonge générant toutes sortes d’illusions et d’oublis. d’où l’importance de ne pas se tromper de Sujet dans nos propos. De quel sujet s’agit-il à ce sujet ?
Nous avons perdu beaucoup en nous encombrant d’objets inutiles et de concepts ou de mots, dans une confusion sans joie véritable. Tout cela a pour effet que le « nous » est oppresseur, et que nous courrons courant à notre perte.
Faire peuple ne suffit pas. Si le peuple ne sait pas Ce pourquoi chaque homme doit savoir de lui-même. Et qui se trouve dans le repos en phase avec le mouvement.

Comme un vol de corbeaux

Je suis comme un corbeau aux yeux crevés qui s’agite dans sa cage quand elle s’en va
Je reste seul entouré d’un silence de plomb.
Je songe alors à ma mère devenue vieille et évaporée si proche de tous ces nuages comme si elle y habitait détachée
Je songe aussi à ces poètes qui cherchent leur consolation dans la douceur du chant qui délivre l’âme de son flacon
Que te restera-t-il quand elle ne sera plus là l’épouse, elle qui te comprend sans un mot sans l’ombre d’un doute.
Le temps nous impose sa loi impitoyable où il nous faut nous armer de patience, simplement qu’il ne nous broie pas dans son étreinte
Il nous impose depuis toujours de savoir dans quelle passion nous sommes tenus, nous écorche et nous dénude en entier
En ce lieu sans voix.
Mais au loin dans le fracas des industries ricanent elles encore ces hyènes vols de vautours qui guettent ta mort.
Et puisque toi tu sais, tu sais aussi qu’on ne te pardonne rien, que jamais on ne te cédera d’un pouce.
Tu n’auras d’autre espoir qu’en ce lieu d’où tu te souviens.

Toujours cette idée de Dieu

Que n’entend-on pas à propos de ce mot ? C’est lassant, on n’y comprend plus rien, chacun y allant de son opinion, plus ou moins juste, plus ou moins faussée.
Nous vivons un temps spécial, où la Science cherche à s’imposer comme seule voix valide. Refoulant les autres dans leurs relativité et subjectivité douteuse, à laquelle on n’accorde qu’un crédit très relatif. C’est normal, nul homme n’étant a priori détenteur de la vérité absolue. Et depuis le temps que tout le monde en parle et se contredit, rien ne peut être sûr en ce domaine là. À celui qui voudrait remettre les pendules à l’heure, on ne va pas lui donner un chèque en blanc, sans qu’il prouve ce qu’il annonce. Les hommes veulent des preuves. Ils ne mesurent pas combien leurs affirmations ou leurs thèses peuvent être scabreuses et même complètement absurdes, même parmi celles des intelligents et des savants. Ils acceptent tout de même les ressentis et les paroles des croyants, comme celles des artistes, mais les rangent dans les catégories sans trop de valeur au fond, comme des flous artistiques.
Ce qui fait que l’homme se trouve seul avec ses « preuves » et ses épreuves.

Pourtant, nous ne pourrions vivre s’il n’y avait Dieu. Non pas le mot, mais tous les sens que ce mot recouvre. Comme si nous pouvions vivre s’il n’y avait nul objectif, s’il n’y avait nulle vie, nulle idée supérieure, s’il n’y avait rien au-delà de cette existence ici, ou de cet univers. ( et combien d’autre sens encore recouvre ce mot, cela semble inépuisable, insondable, et inconcevable)
Ce n’est pas la Science qui est en cause. Mais notre façon de savoir, de vouloir savoir. Les affirmations de la science énoncée par les savants sont si peu probantes. Prouver le 1 ou le 2, par exemple, comme si cette mathématique prouvait quelque chose, alors qu’elle ne fait qu’énoncer un objet non défini. (peu importe ). Ils ne prouvent que leurs postulats exactement comme des croyants. Leurs postulats les regardent. Il est vrai cependant que la démarche scientifique n’autorise pas l’erreur dans son déroulement, tandis que celle des croyants semble pouvoir s’en permettre vu qu’elle ne concerne que l’humanité faillible et faible. Et que la science se veut infaillible et dure.

Pour être dure, elle l’est surtout dans les mains des pouvoirs et de la machine. Nombre d’intellectuels succombent à la dureté du Logos. Et des programmes oubliant l’humain, et sa part sacrée. Ou irrationnelle.
Se servir de la Science pour asseoir une puissance se fait au détriment des simples.
Il reste heureusement cette ingénuité et capacité d’émerveillement qui ne ruine pas le vivant et la nature, malgré tous les assauts qu’ils subissent.

Un esprit sain dans un corps sain.

Il se peut qu’un esprit malsain habite un corps sain, de même qu’un homme sain d’esprit vive dans un corps maladif. Il n’y a pas identité entre le corps et l’esprit, il y a une certaine correspondance. Corps et esprit sont peu définis. Ils se cherchent l’un l’autre, ils jouent au chat et à la souris. Entre les deux, de nombreux facteurs s’interposent et séparent, brisant l’harmonie naturelle du lien qui relie le corps et l’esprit. Soit le corps occupe toute la place, avec les effets connus des corps soumis aux corps, soit c’est l’esprit et les corps sont négligés et méprisés. Ce n’est pas si simple. Ce n’est pas l’esprit qui est en cause, il ne peut être que pur. Non, ce qui fait défaut ne tient pas à l’esprit dans son essence, dans son être réel, mais cette façon de se l’approprier, d’en faire usage, de même la façon d’utiliser notre corps. C’est ce facteur là, intermédiaire qui trouble l’harmonie de la relation. Est-ce le langage ?  Qu’est-ce que cela ? les mots créateurs, les propos et les formes créées suscitent l’esprit et informent les corps, ou bien les détruisent.

C’est pour cela qu’il convient de faire connaissance avec le troisième terme, qui tient à la fois du corps et de l’esprit. La seule logique ne permet pas de l’appréhender, c’est pourquoi les robots dotés d’intelligence ne seront jamais humains mais des simples machines à qui on injecte des données langagières. De même que nous ne pourrions faire connaissance dans le visible intrinsèque, si nous n’avons pas cet œil intérieur. Parce qu’il se passe autant d’événements dans l’invisible que dans le visible, et qu’à la limite le visible disparaît à chaque instant si ce n’est même qu’il est disparu depuis toujours. D’où la difficulté de le voir et d’entendre ce qu’il nous dit. Remarquez que s’il se fait discret, c’est précisément pour ne pas interférer, et que nous puissions de nous mêmes créer en nous ce troisième terme.

Ce troisième serait par conséquent le Sujet réel en perdition. Ou trop dissout dans ces conditions mauvaises imposées. Très dispersé et malheureusement égaré. Sauf celui qui ne le est pas…

Épuration

Comme vous pourrez le constater j’ai opéré une modification de nos pages et sites. Je me demandais s’il était bon de publier à la fois des œuvres d’art, et des textes sur un même site. Les deux n’ayant pas la même vocation. Voilà… Et puis c’est une occasion de rénover mes écrits, essayer d’épurer, afin d’être mieux compris et de répondre au mieux à d’éventuelles questions qui se posent. Vous le savez, elle ne manquent pas par les temps qui courent, nous laissant tous plus ou moins désemparés, interloqués ou frappés de stupeur.

Entre autre question, je me demandai aussi à qui devais-je m’adresser. Est-ce aux amis du monde réel ? aux autres blogueurs plus ou moins connus ? aux réseaux sociaux ? Lancer des écrits dans l’océan inconnu ?

Allez savoir …

Signe des Temps Serpent poison

Que vous le vouliez ou non, que vous le croyiez ou non, le système est mort. Il n’y a plus rien à faire, ni à changer. C’est un moribond pétrifié dans ses concepts, cadres, institutions, carcans législatifs, économies, monnaies, immeubles, navires usines, machines destructrices et consommatrices du vivant, ne restituant pas à la terre de quoi la nourrir, et en retour de quoi nous nourrir sainement, toutes les boucles étant closes. C’est comme ces plastiques qui empoisonnent les rivières et les océans, comme ces molécules impossibles à métaboliser par nos corps. Bref, la terre est saturée de cadavres qui ne peuvent se décomposer et retourner dans le cycle du vivant. Tout ça pour avoir voulu détenir les institutions plutôt que sauver les gens, les milieux fertiles, la vie sauvage.
La seule chance qui nous reste est de se sauver en se protégeant les uns et les autres au sein d’ensembles recomposés et confiants, indépendamment de nos croyances, de nos opinions, de nos idées et de nos mots. Une certaine forme de survivaliste qui n’a rien à voir avec celle qu’on aperçoit et qui n’est qu’une paranoïa armée et repliée sur son microcosme. Ces survivalistes accentuent le ravage en essayant d’épargner, mais ce sera en vain. Il faut peut-être survivre mais collectivement. C’est toute la question de la communauté. Ce qui n’oblige nullement à la promiscuité. Il va falloir aller à la pêche aux informations, et que celles-ci se diffusent sans être perturbées par des éléments troublants, obscurs, douteux, pernicieux, vicieux. Parce que si vous réfléchissez deux secondes, vous voyez que plus rien n’est compréhensible ni raisonnable, mais ne demeurent que des carcans moraux, et des frayeurs disloquant le tissu qui nous compose. On mélange tout, c’est devenu une infection. Psycho rigidité des politiciens, des syndicats, des marchés, et même des mœurs.
Par exemple, le réchauffement climatique n’est pas la pire catastrophe, mais bel et bien l’industrie, la monstruosité des propriétés, des brevets et des lois. Qui semblent incapables d’endiguer la disparition des êtres vivants dans leur immense diversité. On tend vers un appauvrissement global tragique. Les nantis pensent pouvoir échapper à tout ça, avec des réserves biologiques, mais cela ne peut aller très loin si partout ailleurs c’est en ruine, même si les choses fonctionnent avec des robots, ou des hommes absolument soumis et inconscients. Les machines ne sont pas pérennes. Ce sont des boulets. Cela nous cloue, nous plombe et nous empêche de grimper en évolution. Sauf si nous mettons en commun ces outils, matériels et immatériels. En vue de quelque chose de supérieur, appartenant à tous. Comprise de tous. Et non pas crue sans savoir.
À cette condition là uniquement nous gagnerons en liberté. Nous verrons dans ce cas que notre existence individuelle soutient celle du collectif, et réciproquement. Alors que ce que nous vivons depuis des temps immémoriaux, c’est strictement l’inverse : Notre existence individuelle soutien celle d’une poignée d’individus qui imposent un ordre et une mort à tout l’ensemble, au monde entier devenu impuissant. Les vœux pieux des hypocrites qui font semblant de vouloir la paix ne sont que les instruments vicieux des guerres. Et des terribles désertifications de l’histoire dans un processus inexorable de séparation, fermeture, d’enfermement des hommes et des bêtes, et de coupures dans le cycle vertueux des informations, des échanges à tous les niveaux.
Alors demandez-vous ce qu’il est possible de faire pour éviter le pire. Le pire c’est ce qu’on nous fait croire sous couvert de Science. Cela revient à priver le vivant de sa connaissance et de sa vie, c’est à dire de sa lumière intérieure, comme un flux continu entre toutes les échelles vivantes, et où chacun trouve de quoi subvenir à ses besoins et à ceux des autres. C’est simplement une question d’harmonie – plus que de cohérence – et de fruits. Le système cohérent dans les énoncés des hommes sont forcément incomplets, même s’ils s’imposent et font force de lois. Le Titanic est cohérent, une centrale nucléaire aussi. Les pouvoirs d’état sont cohérents aussi dans leur institutions et leurs programmes, mais sont fermés sur eux-mêmes, d’où l’impasse qu’il engendrent.

Selon notre modification du regard, de notre compréhension des choses, nous n’avons plus à obéir aux machines et aux systèmes, mais ceux ci nous obéissent et nous servent. Nous n’avons plus besoin d’investir dans des objets inutiles allant sur Mars, ou dirigeant des bagnoles. Pourquoi ne prendrions-nous de l’ Intelligence absolue de la Nature que cette partie qui nous tue ? comme un Serpent poison.