à l’ombre d’un arbre

Si vous savez ce qu’est l’homme, vous savez tout ce qu’il convient de savoir. Non, nous ne sommes pas une simple organisation complexe d’éléments épars qui se seraient agglutinés fortuitement ou selon quelques suites de nombres décidant de nos corps, non. D’ailleurs, ceci est vrai pour le moindre élément, comme le sable jeté dans le vide absolu. Comme s’il y avait un comptable, ou un géomètre mesurant les alignements des atomes, alors que ceux-ci savent trouver sans chercher leur place dans l’ensemble. Tout se tient.
Mais nous, non, nous sommes dotés d’une sorte d’incohérence et de non sens, nous affectant, nous contraignant à sans cesse revoir nos positions, essayer de nous conformer à quelque plan afin de pouvoir vivre. Tout simplement ce besoin de vivre, relève de ces dimensions symboliques, des paroles et des sentiments qui nous traversent, de cette impression de nous sortir de la fange, ou de la masse informe dont nous sommes pétris mais qui ne peut en aucun cas nous satisfaire. Être vivant c’est sortir de cela, et s’élever vers les dimensions sublimes de l’amour, du désir même, si ce n’est pas le boulet du corps, mais sa fonction lumineuse qui nous aimante. Le lieu où le sublime se révèle tient à si peu, comme une étincelle embrase les ténèbres. Et cependant quel choc entre la violence et la douceur. Et tout ceci nous impose de tenir et résister, accepter notre condition animale, prisonnier de nos appétits, de nos habitudes, et de notre débilité congénitale. Pensez donc, notre temps d’existence ne dure que le temps d’un clin d’œil, perçu étrangement comme s’il était éternel. Mais voyez, il y a une bouche monstrueuse dans ce monde, avalant les hommes comme des bêtes, et ceux-ci succombent d’impuissance et de révolte, détruisant tout sur leur passage, et en définitive eux-mêmes se ruinant. Impossible de leur crier combien c’est idiot tous ces maux qu’ils fabriquent au nom de logiques absurdes, horribles hommes en perdition.
Je ne sais pas jusqu’où nous devrons subir ces actions néfastes, et où nous allons pouvoir nous retrouver, s’il existe dans ces univers des endroits moins violents, des havres de paix, des îles encore vivantes, et des arbres nous prodiguant leur ombre.

Livrés

On ne sait jamais ce que le mot dieu recouvre dans sa totalité, on n’en connaît que des bribes, mais qui nous suffisent à faire connaissance avec soi-même et avec les autres formes vivantes, elles aussi porteuses de choses semblables.
Dieu sa personne existe autant que votre personne, c’est à dire un ensemble de Paroles, de Verbes et d’échanges, dans le sens où nous sommes ce que nous disons, le dire et l’être nous rapprochent, nous unifient, nous signifient.
Alors que l’inverse nous disloque, nous disperse dans l’insignifiance. La personne humaine est comme la personne divine, comme son germe, sa graine. Portant ses fruits.
Ainsi, dans le jardin du monde et des civilisations, on peut en mesurer les fruits toxiques, très malheureux dans ces séparations, ces manques d’amour et ces violences, l’arrogance et la bêtise malgré les montagnes de livres.
La Terre, c’est à dire l’ensemble des hommes-personnes est prisonnier d’un mensonge, d’une malhonnêteté, des forces obscures souterraines, comme des pulsions non maîtrisées qui le possèdent, comme un seul homme. Une seule entité flouée au bord d’une précipice atroce.
Certains ont les armes pour dieu, d’autres les objets issus de la technique, ces fétiches de la modernité. Ils ont remplacé la croix ou les symboles devenus creux, morts laissant pour morte l’ âme vivante.
Tout cela ne nous ouvre pas un futur heureux. Si nous ne savons ce qu’il doit être. Ce n’est pas la faute du jardin, ni du jardinier.
C’est la faute de ces pouvoirs puissants qui ont toujours voulu subjuguer et diriger les hommes sans leur rendre la lumière. Et pour cause, ils ne la possédaient pas plus qu’eux, sauf ces lumières éteintes des crucifiés, des messies, restées lettres mortes, ou rendues affadies au point de se laisser mourir pour espérer la délivrance dans ce monde pesant.
Les effets sont terribles dans ce sens où le jardin est détruit. De même que le génome naturel qui nous fut donné. Dans ce chaos des actions les générations sont pour un très grand nombre dans le coma. Livrés. Pas délivrés.
Croyant dans un système, comme si Eros pouvait se réduire à ça, de même que les vents, les courants marins, les crues, l’érosion des montagnes ou les mouvements des plaques tectoniques, comme si le moindre métal pouvait être pur et homogène. En théorie.
L’idée de dieu, l’idée de l’un pur et inaltéré est une théorie des morts, et non des vivants.

Je blablate…

Perler de Dieu sans cesse, ou l’écrire, cela ne fait vivre personne, si nous ne le pensons pas, si nous ne sommes pas dans Sa Pensée. Comme si nous n’étions pas en vérité dans son corps.
Si nous y sommes en vérité, alors là ça va.

Ne reste pas seule

Ne reste pas seul

Ne t’isole pas. Il y a tellement de fantômes qui t’emportent dans leur tombe, si tu ne te relies pas aux autres humains, malgré les maux, les zones d’ombres, les rejets et les incompréhensions entre tous, il vaut mieux se frotter les uns aux autres que demeurer séparé et reclus. Dans cette situation d’isolement ton âme flirte avec la mort, dans l’effroi et l’angoisse.
L’ermite est peut-être une voie, ce n’est pas sûr. Ce n’est peut-être qu’un état de conscience, d’un je conscient de ce qui se trame en lui, qui sait pertinemment que les mots et les images, les métaphores, et les symboles ne sont que des pâles copies des puissances incluses dans le Corps, blanc et noir, profond et élevé des univers qui t’habitent. Et contre lesquelles tu es comme sur barque dans l’océan tourmenté et vaste. Non ne reste pas seul. Ou alors pense à tes anges. Songe tout de même qu’il leur faut aussi un corps pour te parler et te voir, et que ce corps te ressemble. Vois, nous ne pouvons rien sans assemblée, Mais celle-ci n’a nul besoin de s’instituer, de fixer des lois, elle n’a qu’à laisser la parole et l’entendre, afin qu’en chacun d’entre nous la conscience s’éveille, que nous prenions la mesure de l’urgence et du drame si rien n’est fait pour endiguer les flots sinistres des discours univoques, nous réduisant à n’être que des nombres, sans nom.

Quand nous avons perdu la vie

Quand nous avons perdu la vie, c’est à dire cet ensemble de liens, de relations et de biens, nous serions tentés d’entrer en religions et de nous agripper comme des naufragés dans cet océan inconnu. Tout devient alors très compliqué, puisque la vie est simple. Plongés dans les maux nous prenons la mesure du bien, de même que malades et souffrants nous mesurons ce qu’est la santé, ou nous réalisons à quel point l’autre aimé est cher quand il a disparu, que nous pouvons regretter.
Ne rien faire de ce qui alimente les regrets, ni les remords…
Voir où se situe la vie devant nous et la rejoindre. Encore faut-il entendre ce qu’elle nous dit.

Un esprit sain dans un corps sain.

Il se peut qu’un esprit malsain habite un corps sain, de même qu’un homme sain d’esprit vive dans un corps maladif. Il n’y a pas identité entre le corps et l’esprit, il y a une certaine correspondance. Corps et esprit sont peu définis. Ils se cherchent l’un l’autre, ils jouent au chat et à la souris. Entre les deux, de nombreux facteurs s’interposent et séparent, brisant l’harmonie naturelle du lien qui relie le corps et l’esprit. Soit le corps occupe toute la place, avec les effets connus des corps soumis aux corps, soit c’est l’esprit et les corps sont négligés et méprisés. Ce n’est pas si simple. Ce n’est pas l’esprit qui est en cause, il ne peut être que pur. Non, ce qui fait défaut ne tient pas à l’esprit dans son essence, dans son être réel, mais cette façon de se l’approprier, d’en faire usage, de même la façon d’utiliser notre corps. C’est ce facteur là, intermédiaire qui trouble l’harmonie de la relation. Est-ce le langage ?  Qu’est-ce que cela ? les mots créateurs, les propos et les formes créées suscitent l’esprit et informent les corps, ou bien les détruisent.

C’est pour cela qu’il convient de faire connaissance avec le troisième terme, qui tient à la fois du corps et de l’esprit. La seule logique ne permet pas de l’appréhender, c’est pourquoi les robots dotés d’intelligence ne seront jamais humains mais des simples machines à qui on injecte des données langagières. De même que nous ne pourrions faire connaissance dans le visible intrinsèque, si nous n’avons pas cet œil intérieur. Parce qu’il se passe autant d’événements dans l’invisible que dans le visible, et qu’à la limite le visible disparaît à chaque instant si ce n’est même qu’il est disparu depuis toujours. D’où la difficulté de le voir et d’entendre ce qu’il nous dit. Remarquez que s’il se fait discret, c’est précisément pour ne pas interférer, et que nous puissions de nous mêmes créer en nous ce troisième terme.

Ce troisième serait par conséquent le Sujet réel en perdition. Ou trop dissout dans ces conditions mauvaises imposées. Très dispersé et malheureusement égaré. Sauf celui qui ne le est pas…

Épuration

Comme vous pourrez le constater j’ai opéré une modification de nos pages et sites. Je me demandais s’il était bon de publier à la fois des œuvres d’art, et des textes sur un même site. Les deux n’ayant pas la même vocation. Voilà… Et puis c’est une occasion de rénover mes écrits, essayer d’épurer, afin d’être mieux compris et de répondre au mieux à d’éventuelles questions qui se posent. Vous le savez, elle ne manquent pas par les temps qui courent, nous laissant tous plus ou moins désemparés, interloqués ou frappés de stupeur.

Entre autre question, je me demandai aussi à qui devais-je m’adresser. Est-ce aux amis du monde réel ? aux autres blogueurs plus ou moins connus ? aux réseaux sociaux ? Lancer des écrits dans l’océan inconnu ?

Allez savoir …

paumés ou pommés ?

On veut nous imposer cette image des anciens humains comme étant inférieurs, brutes épaisses, mal dégrossis, peu raffinés, mais en réalité on ne sait strictement rien de ce qu’ils pouvaient éprouver, ressentir, souffrir et par conséquent de leur état d’âme, de leurs joies et de leurs peines. Orgueil des modernes, qui croient qu’avec leurs automobiles ou leurs smartphones, ils transcendent l’espace et le temps et sont des dieux ou pour le moins leurs égaux. Ils méprisent largement alors tout ce qui ne brille pas comme eux, sous leurs beaux habits, et le luxe qu’ils gaspillent.

Assis sur des montagnes de livres, ou des tas d’or, ils écrasent la vie humble et simple, ils pérorent sur les ondes, dans les ministères, au sommet des tours vitrifiées, imposant leur règles du jeu morbide.

Même les religieux qui passent pour si bon et pieux. Parce que, sauf preuve du contraire, nul dieu ne se présente plus parmi nous. Ne se présentent que des horreurs en masse élevées au rang de nécessité, comme des élevages en batterie de pauvres anges-poulets, simple illustration d’un modèle concentrationnaire des êtres vivants qui, dès que nous en faisons connaissance s’avèrent affectueux et bien innocents, adorables à leur échelle.

Qu’est-ce que c’est que cette saleté imprégnant donc les mentalités, fabriquant des dogmes, des obligations vestimentaires, des murs infranchissables où souffrent tant d’âmes humaines et animales, toute la terre même, ou pour préciser l’image, la Mère et par conséquent le Père, Être indissociable.

Je crois que nous sommes face à un choix. Soit nous voulons vivre, soit nous voulons mourir. Rien n’est imposé. Le mort ne rencontre que du mort, ce qui n’est pas grave. Le vivant rencontre le vivant.

Il s’y tient. Et là, il trouve ce vivant adorable et en redemande jusqu’à plus soif, même en des lieux reculés du passé. C’est sa façon de voyager…

Il y a dans l’évangile de Thomas des magnifiques énigmes. Tout comme dans de nombreux textes. Mais de ces mots nous ne pourrions en faire des religions, des objets de croyances, sans tromper grandement ceux qui avalent ces mots sans que cela suscite en eux un sentiment fabuleux du Mystère.

Alors, dans ce monde paumé, qui nous trompe énormément ?

Réanimation des âmes mortes

Un des problèmes majeurs de l’homme est celui du travail, au sens physicien de l’effort, donc de l’énergie qu’il faut pour survivre, exactement comme l’animal, ou n’importe quel être vivant voulant vivre, ni plus ni moins, cela indépendamment de la reproduction de son espèce, qui est l’autre problème majeur.
Tout cela se passe sous cette forme hiérarchique, inégalitaire, liée à nos différences de connaissance, d’intelligence, de ruses, de bontés et de malignités. Depuis le temps, les systèmes se sont affinés. Les esclavages ne sont pas les mêmes que dans l’antiquité. Mais ce sont tout de même des servitudes, et des chaînes. Ceux qui se font servir ne tiennent pas trop à perdre leurs avantages, et ceux qui servent savent aussi comment se servir des subalternes, des petites mains qui leurs procurent les biens dont ils ont besoin, que ceux soient des vrais ou des faux besoins. Tout le monde connaît la valeur de l’argent, ce facteur qui tient tout le monde en otage, et qui le tient d’autant plus que tu en possèdes. L’argent est rarement providentiel. Chacun croit légitime la fortune dont il hérite, de la position qu’il occupe dans ces ensembles qui le précèdent et l’ont mis dans ces conditions, en lui demandant sa part d’efforts. En vrai chacun essaie de se maintenir, ou d’améliorer sa condition. Dans cette optique, tout ne serait que déploiement de ses ruses, pour arriver à ses fins. Rien de négatif a priori. Tout semble normal. Normal du fait de la valeur en apparence logique des monnaies, et des droits donnés par la loi. Il semble donc qu’il n’y a aucun mal dans le monde s’il n’y a pas de transgression des lois que les hommes ont imposé. Ceux qui détiennent des milliers d’hectares se sentent dans leur droit. Ceux qui diffusent des poisons sur les sols et dans les airs, ceux qui chassent et ravagent les milieux, exploitent les forêts et laissent des champs de ruine ne se font guère mauvaise conscience des dégâts qu’ils commettent, s’en lavent les mains et récusent toute opposition. Ceux qui font dans l’illégalité des trafics interdits n’ont guère plus mauvaise conscience, tout cela se tient dans des ensembles qui en apparence s’opposent, mais en réalité se complètent.
Les lésés de l’histoire peuvent aller se faire voir ailleurs. Il y a un Ordre dans ce monde, qui n’a rien a voir avec la morale effective, un bien opposé à un mal, compris au sens métaphysique.

Comment en est on arrivé là ? Ce bien ou ce mal, naturel, évident, simple dans les sociétés simples, où les hommes égaux devant la nature, et égaux entre eux, savaient d’instinct peut-être le bien et le mal les touchant individuellement et collectivement, sans distinction de l’un et de l’autre. Tout le monde dans un même bain. Autrement dit, l’individu s’identifiait au groupe et le groupe donnait son identité à l’individu, toujours selon une loi implicite et peu écrite.
Mais voilà, nous sommes passés du côté des civilisations hiérarchisées, compliquées, structurées selon des codes et des règles, des normes imposées et très contraignantes, tout cela au nom d’un Bien qui s’est imposé pour la collectivité. Ce Bien ne pouvant avoir de valeur aux yeux des hommes que si on leur désignât un Mal.
Ces mondes dits civilisés ne tiennent que sous l’emprise des morales. Et le moteur de ces morales est la peur, et son autre versant le plaisir. Carotte et bâton en résumé. Tout n’est pas mauvais dans ces formes civilisées, cela va de soi. Parce qu’il reste des hommes vraiment bons. Des êtres inspirés, et que tous ces textes, écrits prophétiques, ou philosophiques contiennent une large part de vérité, malgré toutes les erreurs d’interprétations. Cela tient aussi parce que la nature est vigoureuse. Mais elle subit les assauts des forces négatives de toutes ces productions visant à s’extraire de la Nature vue comme hostile.
Ce qui semble constant, que ce soit dans une nature sauvage ou dans une cité moderne c’est la lutte obligée. Et la difficulté s’accroît avec les problèmes de génération. De continuité du vivant, de notre vie dans ce vivant là.
Comme tout est lié, on ne peut dissocier nos travaux de nos désirs, de nos amours, et de nos plaisirs. On sait tous très bien qu’on ne fait rien pour rien. Gratuitement. Rien n’est gratuit.
Nous devons donc toujours payer de notre vie pour pouvoir vivre.
Une fois que nous aurons épuisé notre vie, nous aurons puisé toute notre vie donc, là nous l’aurons, mais à condition de vivre vraiment et non pas de façon factice, illusoire ou menteuse.
La vie ne tient que selon l’ordre de la vérité incluse en elle. Instinctive, intuitive et belle.
C’est bien à ce niveau là que les choses font défaut, que les situations sont périlleuses. Même si nous admettons a priori que Tout ne peut être que vrai, de même que Tout ne peut-être que beau, cela ne semble pas si simple. Il y a à la racine un immense problème qui recouvre les problèmes évoqués, du travail ou de la génération, des tâches imposées et des devoirs que nous avons les uns vis à vis des autres. Et également en notre intériorité.
Dans la folie, la vérité nous échappe. Dans la souffrance poussée à son paroxysme, la beauté n’est pas possible. Ce sont deux formes du naufrage existentiel. Celui de l’être déchiré, en lambeaux. Comment dans un monde décomposé, frappé d’interdit, pourrions-nous nous recomposer et nous sentir vivre, heureux et joyeux ? Supportant les peines, cheminant malgré les tourments et les blessures ? C’est pourquoi nombre d’entre nous se résignent et renoncent à vivre, baissent les bras et se soumettent à ces ordres qui rendent le monde malheureux, en essayant de conserver leur maigres privilèges et leurs postes, ou leurs foyers très souvent au bord de la rupture. Et cela se perpétue, entraînant les enfants à leur suite, dans cette chaîne sans fin, un piège que le monde perçoit malgré les voiles, et les fausses vérités, mais chacun s’y berce d’espoir de changement.
Cela ne se peut dans ces conditions là. Cela ne se fait pas tout seul. Nous ne passons pas d’une rive à l’autre sans passeur ou sans passerelle, sans un gué ou un navire, ou en restant sur la rive actuelle.

Les mots sont-ils trop faibles pour ranimer les âmes mortes ?

échéances du bien et du mal.

Dans l’absolu Tout est bien, uniquement dans l’absolu.
Dans le relatif, il y a du bien et du mal,  et nous avons bien du mal à savoir lequel des deux est bien, lequel est mal.
Sauf que, si nous faisons mal et que nous le savons, ce mal ne nous fait pas du bien.
Par contre si nous ne savons pas quel mal nous faisons, croyant faire du bien, ou voulant imposer aux autres le même régime, mettons le bien sans savoir de quoi il s’agit, ce bien peut être un mal, ne peut pas être un vrai bien.
Nous faisons rarement un mal pour faire du bien, tel le chirurgien censé savoir ce qu’il fait.
Autrement dit on ne fait du bien que si on sait quel bien on fait. Nous pouvons aussi nous tromper, mais dans nos erreurs effectives, cela nous est toujours signifié douloureusement.
Le mal reçu est un bien pour nous renverser. Sinon tout est absurde et sans morale, bien égal au mal et vice versa : Ce qui nous élève est identique à ce qui nous avilit, il y a autant de sublime dans l’horreur que dans l’héroïsme. Tout ne serait que pure merveille, même les enfers.
Nous savons que ceci est archi faux.
Non, les maux nous servent pour notre rachat. Ils ne sont pas gratuits, pas insensés. Et il ne tient qu’à nous de ne pas y succomber et aggraver notre condition. Le « nous » étant singulier et pluriel, nous pouvons à la fois veiller sur nous et sur les autres.
Mais dans le pire des cas, celui qui s’acharne à faire mal sans entendre la souffrance des autres, là, celui-là, disons que Dieu ne lui donnera guère de chance le moment venu.
De même celui qui force un bien. Comme dans ces moments très actuels et très machiavéliques.
Combien font mal en se prenant pour dieu et dictant à sa place où se trouve le bien.

Alors dans la folie du monde, nous tombons sur un os, mortel pour tous. Virus invisible ennemi, comme si c’était le diable qu’il faut tuer, mal à éradiquer. On ignore que cela ne se peut que si on connaît dieu. Et si on le vit.
Ou la part divine, parole, pensée, sens, voie, chemin, etc. ensemble, ou universel. orientés en fonction du vivant et non du mort.

Dieu connaît mieux le virus qu’aucun virologue ne pourra jamais connaître.

Il prend son temps. Et nous perdons le nôtre.

Un mal à dieu, non pour nous perdre mais pour que nous renversions nos façons sinistres de vivre, en quelque sorte pour nous sauver du pire.