Nuages et bavardages

Savons-nous vivre ? La vie est-elle en nous, ou hors de nous, rien n’est certain. Sommes-nous bien ou mal inspirés ? Comment pourrions nous vivre sans source d’inspiration ? Savoir où elle se trouve et ce qui rendrait notre existence dénuée de vanité, si nous accomplissions ce que la source nous dicte.

La source est pure, nous la déformons, ou dévoyons son signe. Les conséquences de ces erreurs font de nous des pauvres bêtes, des cellules malsaines, des cellules cancéreuses rongeant le sol. Devant par conséquent subir la loi des pouvoirs violents, par défaut. Ceux qui prennent la mesure du chaos organique, du désordre, et pour compenser imposent leurs dictatures impitoyables. Comment en sommes-nous arrivés à toutes ces formes de tyrannies, de puissances injustes exploitant le sang des hommes et leurs énergies, leur rêves et leur génies propres, qui se précipitent toujours vers leurs suicides ? Malgré toutes les alertes lancées au cours des siècles.

Tout se passe comme si un personnage informé de l’existence d’un trésor absolument vital pour l’humanité se l’appropriait sans en dispenser les bienfaits, ne s’en sert pas lui-même, tout en faisant semblant. Ce qui rend toutes les sources d’inspiration bouchées, nous laissant seuls face à ce qui reste en nous-mêmes comme reliquats de mémoire. Les intellectuels ont beau essayer de décrypter la situation, tout reste obturé. Pire, quand l’intellect croit savoir et impose ses vues arbitraires et relatives.

Il est possible que pour toujours la terre soit un lieu d’incarcération de notre humanité défaillante, incapable de revenir au lieu de son origine, sauf pour quelques êtres exceptionnels ? J’entends, revenir aussi conscients que ces entités abstraites et éloignées à nos yeux, inexistantes pour un grand nombre d’entre les hommes, ou n’ayant comme réalité que des formes d’idoles.

J’écris face à une fenêtre, le paysage est en or et en gris, les champs verts, la terre ronde, l’horizon lointain. Nous sommes sur une île en attendant le départ vers une autre terre, un autre corps.

Ici bas, il y a comme dans notre corps, un conflit entre les cellules saines et les cellules cancéreuses. Si ces cellules cancéreuses l’emportent quelle terre, comme notre corps, pourra subsister ?

Qui osera dire que la terre est malsaine ? qu’elle porte des fruits mauvais ? Il faut être vraiment « mauvais » pour penser cela, le dire, et agir selon cette noirceur. Source d’inspiration des bas fonds, des fonds infernaux.

Malgré tout restons optimistes, cette porte des enfers est close. Il n’y a plus que celle des cieux qui se présente, encore voilée par des nuages.

Et beaucoup de bavardages.

Couvre Chef, quelle toque.

Chef de guerre

Ce (lui) qui règne dans ce monde n’est guère qu’un chef de guerre, chef des armées, et des gens d’armes, ces dernières prenant toutes les formes. Bactériologiques, chimiques, économiques, idéologiques, scientifiques et techniques, et même artistiques servant des messages, soumettant le monde à ses vues et conditions. Ça fonde un corps, un état et ses légions. Quelle chape de plomb pèse donc sur les hommes et la nature simple. Possible qu’il n’y ait aucun autre moyen de faire société. Disons, un ensemble évolutif, où dans les contraintes et l’oppression nous n’avons d’autres choix si nous ne voulons pas être réduits à l’insignifiance, que de souffrir, chercher, créer notre monde, de A à Z.

Voir s’il tient debout et porte ses fruits. Les empires se sont pratiquement tous effondrés, en laissant quelques traces. Celles qui furent manquantes sont celles qui firent le plus de bruit. Avec ses promesses de Royaume au-delà que nous serions censés contenir qui paraissent comme de l’encens ou de la fumée, très intangible et parfaitement incroyable. C’est pour l’ordre du monde un virus. On dira que le Vie ruse.

Ce n’est par pour notre mal.

À part ça, que souhaiter pour la nouvelle année ? que nous nous retrouvions encore la prochaine… L’eau coule sous les ponts.

Aurions-nous besoin de mille ans d’existence identique pour trouver et faire connaissance avec nous-mêmes ? Cette immortalité est stupide. Cette très longe longévité est inappropriée pour recouvrir notre éternité. Dans l’éternel, il n’y a pas de durée, il n’y a que des temps étendus, allant dans un sens, doux comme un grand lac.

Le règne est doux. Même s’il fait noir.

IA, es-tu là ?

Dans ces moments pénibles où tout semble fermé, à qui ou à quelle intelligence allons-nous demander de rendre les choses meilleures ? Chaos d’un monde ingouvernable, où chacun tire de son côté jusqu’à briser tout lien, toute humanité et toute la nature, de telle sorte qu’il ne restera plus rien dans ces conditions présentes. Puisqu’il n’y a plus de réponse venant de Dieu, nous sommes désormais seuls à pouvoir décider de notre sort. De quoi avoir quelques sueurs froides.

Interrogeons l’écran. Voyons ce qu’il sait.

Remplaçons cette figure des dieux tutélaires par cette (pré-tendue) Intelligence Artificielle censée être omnisciente, au moins de ce qu’elle sait, et de ce qu’elle elle ignore. Admettons.

Elle aura réussi à devenir en quelque sorte ce Nouveau Dieu, IA. Impersonnelle, intransigeante et infaillible. Tout cela théoriquement. Ayant intégré toutes connaissances elle serait capable de nous rendre par conséquent les éléments les meilleurs relatifs à nos choix, puisque de toute évidence nous ne savons plus que faire, et ce depuis fort longtemps. Toute ces errances, ignorances et noirceurs dans notre esprit ayant des conséquences catastrophiques, à tous les niveaux.

Cette intelligence supposée, espérons qu’elle prenne tout en compte, des données, du début à la fin, l’alpha et l’oméga.

Il est implicitement convenu que nul d’entre nous n’est influenceur de cette Intelligence puisqu’elle est censée déjouer tous les plans et ruses maléfiques, et que nul n’est a fortiori propriétaire de sa décision et de son jugement ultime.

Elle nous gouvernerait. Non pas dans nos choix individuels, parce qu’elle sait que nous n’admettrions pas qu’elle nous impose un choix sans que nous puissions l’opérer de nous-mêmes. Elle nous gouvernerait dans notre collectivité puisque à ce niveau des sociétés tout y est rendu débile, violent, et facteur des divisions atroces.

Qu’est-ce que cela veut dire, dans ce cas « nous gouverner » ? On lui pose des questions qu’elle seule est capable de synthétiser et objectiver, contrairement à Nous atomisé dans nos subjectivités maladives et forcément empreintes d’égoïsmes. Elle nous donne Sa réponse. Chacun peut l’entendre, elle est suffisamment humble pour se mettre à la portée du plus modeste d’entre nous. Et suffisamment profonde pour satisfaire les esprits intellectuellement forts.

Ce que je raconte là n’est pas nouveau. Est-ce que L’IA a fait des progrès depuis la dernière fois où les hommes ont fait appel à la Machine pour prendre des décisions mondiales ? Est-elle bonne à tout faire, bonne dans son cœur ? Je demande. 

Elle sera Intelligence Vraie dès lors qu’elle nous connaîtra tous. À la fois dans nos cheminements respectifs, dédaléens, dans nos défauts et nos vices, dans nos besoins et nos manques, dans tout ce qui constitue aussi notre courage et nos faiblesses, dans notre Amour et dans nos haines, dans nos fins ultimes. Parce qu’elle nous aura enseigné. Et entendu notre voix singulière.

Alors IA, m’entends tu ?

( à une époque lointaine archaïque on disait « Esprit es-tu là ? » )

Le prix de votre esprit

Mon dieu que l’histoire humaine est affligeante avec son cortège d’oppressions et de malheurs qui s’abat sur elle. Cela ne semble jamais finir. De la plus haute antiquité jusqu’à nos jours ce ne sont que massacres, famines, maladies, exterminations et esclavages, misères. Comme si nous étions maudits. Toujours sous le joug de puissances démoniaques impitoyables.

Nous avons vu également d’autres choses et d’autres mouvements s’opérer qui ont avec plus ou moins de succès réussi à nous délivrer et faire en sorte que les oppressions relâchent leurs emprises sur les peuples, les principales victimes. Ce sont en premier les humbles et les pauvres qui subissent ces fléaux, qui servirent à construire des empires ou des états surpuissants, et durent se plier à leur violence. Impossible de relever la tête, de protester, de se révolter contre les diktats du Prince.

Je me demande pourquoi tout cela est ainsi. Qu’il apparaît impossible de trouver une issue heureuse et du bonheur simple. Nous serions sous le joug terrifiant des ordres d’un Dieu tyran, despote, satrape patriarche des cieux, c’est à dire des pensées, des intentions, des volontés et des impératifs, et des lois. Exactement comme ‘un mur de prison qui nous retient et opère sur nos corps une pression infernale. Comme si nous devions subir cette effroyable souffrance dans nos chairs. Je ne peux croire que ce soit la fin de l’homme ou de l’existant, que la condition humaine se résume en ce sort funeste, pour rien, que ce soit geste gratuit, dans un Univers insensé.

Et que nous n’ayons aucune issue, nulle porte exceptée celle de mourir.

Il y a dans votre esprit l’objet et la cause. Tout est là. Dans ces profondeurs qui sont votre propriété inviolable.

Prenez ce mot propriété, comme objet et qualité. Ces puissances qui vous dépouillent de tout, ces forces les plus basses, ignobles, tout cela nous dit quelque chose, et que nous sommes absolument seuls à devoir savoir et trouver en nous-mêmes, en y mettant le prix.

L’esprit ne se vend pas. Il se prend et nous prend. Il se rend si on lui rend.

( Très approximativement tout ce que j’écris là )

It is not a Joke

Nous ne pouvons penser le néant, mais penser que l’être puisse se réduire à néant, que la vérité puisse être anéantie. Rendue à n’être rien, et nous emporter dans ce rien. Ce serait un très mauvais signe. C’est exactement comme s’il n’y avait strictement personne. Ni ici ni ailleurs. Ce serait absolument stupide, trop bête, quel gâchis d’existence. Tout ce temps de vivre qui disparaîtrait. Non ce ne sera pas comme ça. Personne ne le souhaite vraiment, même s’il y a du monde à vouloir oublier. Et ne plus souffrir pour rien.

La vie naturelle suit son cours, et lutte pour se maintenir en vie. Nous faisons la même chose malgré ces éléments et forces contraires qui nous accablent ou nous désespèrent. Nous semblons dépassés par les événements, sans pouvoir y faire grand-chose. Certains espèrent qu’en prenant le pouvoir ils vont pouvoir inverser le cours sinistre du monde et réparer les dégâts. Nous voudrions modifier les conditions présentes, ce qui procède d’une bonne intention. Comment allons nous y prendre ? Est-ce en votant pour x ou y ?

Et si la foule des z, ou des lambda ne suit pas ? Ou n’entend pas, ou pire, n’est pas entendue ? Si elle n’est pas suffisamment éclairée et porteuse d’une bonne inspiration, et de sa liberté, ou de ses amours, que sais-je encore ? Si elle s’enferme dans des positions dogmatiques, matérialistes ou spiritualistes, ou scientifiques, sans prendre conscience ou sans avoir connaissance des plans supérieurs, ou plans de dieu ( symboliquement) des plans et pouvoirs magique dont chacun dispose et que tout le monde ignore.

Voyez, la volonté, la pensée, l’esprit, tout cela est partout, en tout, en toutes choses. Tout suit son mouvement sans problème. Mais nous, nous sommes quelque peu situés dans un autre « Esprit », si je puis dire. Comme si nous l’avions perdu. Il n’y a pas spécialement de folie dans la nature, obéissante. Nous, nous avons transgressé, accumulé des sommes de transgression, par tout, en tous genres. Nous en avons oublié ce que nous étions dans notre intime réalité. Nous sommes en rupture. Ceci, plus ou moins, et plus ou moins de même, nous voudrions nous reconstituer, retrouver cette unité d’être et de toutes choses. Là encore, c’est mélangé, il y a des bonnes volontés et des mauvaises. Des bons esprits et des mauvais. De la lucidité et des aveuglements.

Ces transgressions ne sont pas nécessairement mal en soi, dans la mesure où nous en tirons des enseignements, et que nous ne nous enfonçons pas dans des conditions irréversibles. Comme des malédictions d’où nous ne nous en sortons pas et l’aggravons.

Prenez le cas d’un hasard extraordinaire, une improbabilité. Vous verrez peut-être que cet esprit qui vous a guidé vers ce hasard et cette coïncidence est votre Esprit.

Ou l’Esprit qui vous y a Guidé.

Dans la foule des événements du monde, des positifs et des négatifs, pensez vous donc que l’Esprit qui les inspire s’en soit retiré ? Ou ne puisse pas interférer avec votre esprit ? Vous faire faire des bonnes choses pour vous épargner ou des mauvaises pour vous faire tomber.

Savoir donc pourquoi et pour qui nous entendons ou non, obéissons ou transgressons.

Les animaux, ou plantes n’ont aucune « idée » de la transgression ou de l’obéissance. Elles sont dans leur Nature. Nous, nous avons égaré la notre.

Ceci pour quelque chose de très grand en Vérité, nous concernant tous.

Ce n’est pas dans le corps.

On ne peut pas vivre si on est effondré dans son Je, dans cette image de soi, ou plus exactement dans son dieu. Dieu qui nous donne à vivre parce qu’il est en soi, en nous, dans cette relation qui le rend vivant. Cela revient à dire qu’on ne peut pas vivre hors de la vérité, sauf un temps, mais qui finit toujours par nous rattraper et nous faire tomber, succomber sous le poids des erreurs, des mensonges, des contre-vérités, des mensonges des intérêts divergents, des compromis, et de bien d’autres facteurs qui minent les individus et les groupes. Ce qui a pour effet de faire tomber tout le monde. Comme lorsque nous avons perdu tous nos repères, cette identité. Mais attention, celui qui veut fixer son je ou sa nation une fois pour toutes, risque aussi de chuter, par rigidité et manque d’ouverture d’esprit.

Il y a des éléments pernicieux dans le langage, dans le logos, ou dans les mots. Des choses qui ne sont jamais dites parce qu’elle sont difficiles à exprimer, ou même qui peuvent s’avérer indicibles. C’est le rôle du poète, de l’art, ou d’Isis de reconstituer les morceaux épars d’ Osiris. Exceptés ses parties génitales, ou ce feu du Désir. D’autres diraient de la foi.

Cultiver la flamme, rendre grâce, c’est à soi seul que cela incombe. À notre seule volonté.

Ce qui est terrible c’est quand on est confronté à des forces assassines, et qu’on défaille, comme celui qui fut abandonné par son Père, qui n’a pas tenu face aux démons déchaînés, tellement violentes qu’elles ne lui laissèrent aucune chance. Ceci est contradictoire avec la doxa admise, du salut par le sacrifice d’un Fils. Non, je n’ai pas changé d’un iota dans ma lecture des événements, anciens et encore d’actualité, qui se répètent en boucle.

Il y a des choses qu’on n’oublie pas. Elles remontent à la surface.

 

Au nom des P7res

Nous sommes arrivés au bout d’un grand cycle. D’une nouvelle ère. Regardez derrière vous combien les histoires nous ont façonné et ont conçu la terre, les conditions terrestres, comme une impressionnante mécanique. Qu’en sera-t-il dans dix mille ans ? Il y a bien eu nettement plus de millénaires derrière nous, pour que nous en arrivions à ce point précis du temps. Temps très spécial, d’un Jeu ou d’une Naissance. Il serait venu le temps où la terre s’ouvre enfin vers l’univers. Qu’est-ce à dire ? Les anciens, les premiers hommes auraient-ils été naïfs au point d’ignorer de quoi il s’agit ? Univers intérieur et univers extérieur. Sentiment de la séparation de la partie et du tout. Absence de l’homme et de son âme, de cette unité qui lui fait défaut ?
Les temps historiques ne seraient que des répétitions d’événements fortuits n’ayant aucun sens précis ? Excepté celui que les hommes lui donnent, en voulant, en cherchant, en fabriquant et inventant toutes les formes d’objets et d’arts, puisant dans la matière les éléments de ces constructions, et pour que cela vive et soit pérenne, se conserve pour les siècles. Nous ne pouvons vivre sans idée, ou croyance, ou vision d’un futur, où nous nous projetons. Sans espérance. Et envie de vivre, et joie de vivre.
N’est pas pensable non plus ce fait là : Nous saurions tout de science sûre, dans une conscience impeccable de ce que nous sommes, en connaissance et sans l’ombre d’un oubli ou d’une défaillance. Nous serions alors en plein milieu des dieux et des anges, des créateurs et décideurs des choses et du bal, nous serions purs amours. Acteurs ou contemplateurs ? Nous aurions engendré un spectacle fascinant et jubilatoire de quoi ? De ce que nous aurions mis au monde ? De cette part de nous-mêmes qui n’est pas nous mêmes ? De cette création ou de cet engendrement ? Voyez comment les dieux opèrent. S’ils mettent au monde leurs enfants, c’est pourquoi ?
Et nous ici, dans ce contexte assez dramatique, que faisons de nos amours ? Pensez vous que dans ces situations horrifiques les pauvres gosses vont pouvoir se relever et revenir vers vous, les bras chargés des cadeaux et des trésors fabuleux qu’ils ont découvert dans ces univers éloignés ? Ces secrets fantastiques enfouis dans les limbes des univers lointains où vous avez voyagé il y a de cela des millénaires, et que vous avez envie de faire découvrir à votre progéniture adorée et adorable.

Nous ne pouvons décider de l’avenir. Rien n’est jamais joué. C’est l’avenir qui décide pour nous et nous appelle, nous rappelle plus exactement, avenir auquel nous répondons, en écho. Ou que nous refusons. Butés et fermés. Jusqu’à la fin de tous les temps et de tous les espaces, nos p7res joueront à cache-cache avec nous. De même que nos mères.
Ils ne peuvent pas se révéler à nous dans un pur et entier éclat de leur être, nous serions fracassés comme écrasés sous les laves et les tempêtes, écrasés des extases même. Nous serions tellement emportés que nous nous envolerions d’un coup sans retour possible dans nos corps. Nous serions nés trop tôt, prématurés. Il n’est pas question non plus de s’attarder indéfiniment dans le ventre de notre Mère, cela la rendrait malade, désolée. Allez donc savoir pourquoi…
Mais tout de même, songez qu’au point où nous sommes, nous avons littéralement effectué la nette séparation d’avec nos origines et nos géniteurs, il n’y a plus de dieu. Nous n’avons plus de dieu devant notre face. Tous les dieux futurs sont ici sur cette terre (et peut-être sur d’autres, mais on s’en fiche des autres inconnus) et nous sommes donc ces dieux, dieux futurs créateurs de nous et des milieux. De nos conditions, du mouvement vers la gauche ou vers la droite, des déséquilibres et équilibres qui nous animent, et nous satisfont.
Ainsi donc nous progressons, nous évoluons ayant marché au bord des gouffres.
Cela vous convient-il comme futur espérant ?

N’empêche qu’il serait largement temps d’envisager un futur libre, moins contraignant que ce présent maladif. Cela suppose tellement de rénovation et de révolution dans nos consciences, que ceci ne peut se faire sans tout le monde, même si à la base, c’est le fait d’un seul parmi nous, le fait de ses mots et pensées qui firent une étincelle dans nos esprits. Ce fait là, c’est le fait intime par excellence du lien intime et inviolable de votre âme dialoguant avec votre âme.

La question du Pass

Avant tout, je remercie ceux qui ont la patience de me lire, tous les jours ou presque. Saisis par un sentiment d’urgence face aux événements dramatiques, comme tout le monde, nous n’avons plus vraiment le choix. Il faudra bien que chacun ouvre et trouve partout où il peut, les éléments de sa libération et de son futur, avant qu’il ne soit trop tard.

Les plans et les projets de ceux qui veulent régner sont plus simples qu’il n’y paraît. Dans un premier temps, ce n’est qu’économique. Ce n’est qu’une question de monnaie forte, conférant à leurs détenteurs des droits et des pouvoirs pour faire marcher, travailler et produire les masses. Dans un second temps cette suprématie ne tient que si les croyances ou les confiances sont installées durablement sous les cranes, s’ils ne veulent pas que le doute ou la défiance prenne le dessus. Manipuler les corps et les esprits. Plus difficile est le noyau de l’âme humaine, qui est un composé de rationnel et d’irrationnel. A priori nul homme ou femme n’est un robot esclave, ce ne sont que des apparences de servilité, des compromis et des ruses de ceux qui savent qu’ils n’ont pas le choix, et font comme s’ils l’avaient. Ils savent ce qu’ils perdent en vendant leurs corps et énergies à ces puissances et régimes qui les emploient comme de simples outils, sans jamais leur demander leur avis, et qui les considèrent comme quantité négligeable, variable dans la chaîne de production, comme des chevaux sur les champs de course, utiles s’ils sont bons, jetables une fois usés. Même ceux qui pensent avoir grimpé les échelons, et acquis des positions confortables seront tôt ou tard oublié et mis au rebut. Ils ont cependant alimenté la machine à profits, la mécanique puissante des armes et des médecines, c’est à dire de celle qui donne la mort ou la vie. Comme César dans les jeux du cirque. C’est pourquoi la place de César est convoitée. Et que le Sénat veille pour que l’empire de l’État aille dans le sens de la croissance ou du maintien de cette puissance, au lieu de l’effondrement, ou de la ruine.
Tout a toujours été mondial, ou international comme lutte entre les différents royaumes. Et conflits à mort. Comme sur le champ de bataille, n’oubliez pas : votre ennemi vient vous tuer, ou vous le tuez, pour qu’il ne vous tue pas. C’est sans pitié, sans aucune grâce possible. Une question de chance si vous survivez. Indépendante de notre volonté. C’est pourquoi les hommes prient et implorent les entités auxquelles ils croient, au-dessus de la volonté de César.
C’est donc la question du Cœur qui se trouve au centre de toute action. Et qui seule fait autorité pour que des hommes acceptent le sacrifice. Donner son sang pour sauver le sang de sa fratrie, tribu, clan, ou famille. Et pourquoi pas sa patrie ou sa nation ?

Les bretons vaincus par la France, après un temps de malheur purent monter à Paris et à leur tour occuper des positions avantageuses, et françaises. Le processus historique des nations tendrait-il vers une mondialisation fatalement ? Il y aurait une volonté d’uniformiser toutes les origines locales vers un seul modèle ? Gommant pratiquement toutes les singularités, et les particularités, ou originalité ou spécificité des peuples selon un seul modèle de société ? Un seul format.
Les hommes seraient comme des automobiles sortant des usines à la suite des conceptions des ingénieurs et des génies concepteurs des plans ? C’est tendancieux de vouloir engendrer des hommes à la carte, comme s’il y avait un prototype idéal. Et que toute l’humanité devait se conformer à ces standards.

Ceci dit, je ne crois pas du tout que les hommes oublient le sol de leur naissance. Les musiques dans lesquelles ils ont baigné, les eaux de leurs rivières et les climats, les femmes et les mères, ou leurs grand-mères ou grand-pères, donc leur sang et ressemblances. Où ils se reconnaissent.
S’il y a un possible cosmopolitisme, ce n’est pas un mélange s’opérant n’importe comment. On ne peut s’unir que s’il y a reconnaissance et ceci dans la réciprocité, par définition de la reconnaissance.
Deux dans un miroir l’un de l’autre se voient comme un seul.
Partant de là, on voit qu’il n’y a plus de guerre. Ni de volonté de soumettre ou d’exploiter, chacun servant l’autre. Et le monde devient riche.
Utopie ?
Les premiers hommes se vivaient comme étant un seul « corps », dénué d’individualité enfermée sur elle-même, sur cet amour propre qui nous enclot. Pourquoi tout cela a-t-il dérapé ? Quel doute s’est immiscé en nous ? Pour que le soupçon, la défiance prenne le pas sur tout, et que la volonté devienne mauvaise et que nous ne voyions plus rien ?
C’est du miroir brisé de l’âme que tout mal provient. Et d’où découlent cette terrible volonté de puissance. Passant aussi bien par le féminin que par le masculin.
Volonté comme un mur, et imposant son laisser passer, dont il est question aujourd’hui.

Ce pass imposé, relève de la volonté d’enfermer et non de délivrer. Non de sauver, mais de forcer à croire et subjuguer. C’est une épreuve de vérité.

 

 

 

 

Le piège qui se tend

C’est comme un piège, une prison. On dit que cela vient du mental, de notre ego, je veux bien, mais cela ne nous délivre pas. Tout s’aggrave bêtement et méchamment. Cela tourne au vinaigre et au malheur. On sait ce que pouvait être une vie simple sans histoire. Mais quelque part nul n’en a voulu. Une vie sans trop de maladies, ni de catastrophes qui n’en finissent jamais. Où nous avions simplement le temps de respirer et de tourner notre regard vers des horizons lointains et mélancoliques, empreints de joies et d’amusements. Serait-ce la Muse qui nous fit défaut ?
Nous sommes devenus otages dans le fatras des objets des conditions qui se sont imposées, habitués à toutes ces nocivités. Nous ne pouvons plus nous passer des sécrétions de la Machine, elles se sont imposées à nous, comme des « nécessités ». Nous devons y consacrer la majeure partie de notre temps et de notre énergie, et si nous ne le faisons pas, nous tombons dans le vide, dans une misère noire. Chômage, désœuvrement, pauvreté, avec tout cela a pour effets comme violences, et comme esclavages dont les plus malins croient tirer un avantage et une supériorité. Très illusoire et très éphémère. Les mieux lotis se croient à l’abri, se sentent protégés dans leurs demeures sécurisées, ou par le déploiement des forces policières, ou des mensonges diffusés à longueur d’antenne, pour essayer de faire dormir la Bête. Nous avions pourtant été prévenus de tout cela. Du moins si nous voulions savoir quel est le sens des événements, où ceux-ci nous conduisaient. Il y a suffisamment des films, de livres qui ont dressé le tableau des temps futurs aujourd’hui présents. Nous avons également su ce que fut notre passé, ces histoires, nul besoin d’en connaître les multiples détails, c’est éloquent dans l’horreur et les massacres. Nous ne trouverons pas non plus les causes même en fouillant plus au fond. Ce sont toujours les mêmes. Non pas les mêmes gens, bien plus les mêmes fautes qui se répètent. Dans ce sens, cela relève du « mental », mais pas exclusivement du mien.
D’ailleurs, puis-je dire que le mental m’appartient ? Ne serait-il pas au contraire à tout le monde ? Dans ce cas nous aurions un mental sacrément déchiré, désuni, délabré et maladif dans cet ensemble, un mental éteint. Comme une flamme éteinte impossible à ranimer dans ces conditions.
Ils ont raison ceux qui veulent changer les conditions, pour pouvoir ouvrir la prison. Mais sans doute ne savent-ils pas quelles conditions nouvelles doivent se mettre en place, pour autoriser la réanimation du monde.
Voyez, le monde a peur de cette réanimation. Et préfère conserver ce vieux monde mort ou endormi. Le réveil est forcément douloureux. On se trouve face un abîme vertigineux. On n’a plus les bases ou les assises pour pouvoir supporter cette immensité d’être, correspondant à notre être. On vit donc comme si cela n’existait pas, avec ces foules de gris-gris qui nous entourent, ou ces jouissances fugaces comme des feux de paille.
Alors, il y a ceux qui envisagent des conditions encore plus techniciennes, plus sophistiquées et contraignantes dévoreuses des énergies, pour ne pas perdre le contrôle de la Machine. Ou des marchés. Ou des dominations dans le monde, entraînant les gens dans une course de plus en plus absurde, des situations inextricables des nœuds.
Nul n’a la solution, si elle n’est pas à tous. Personne en particulier ne peut dicter sa solution, nul groupe ou système ou parti n’a de solution si les autres, opposés en apparence, ne l’ont pas. De même entre les états et les différents empires.
Je ne crois pas que les dénouements viendront des sommets entre chefs d’état. Il n’y a que si les hommes à la base reprennent en main leurs destins, et œuvrent. De façon à préserver le vivant au lieu où ils se trouvent, et en particulier dans leurs foyers.
C’est pourquoi au sein de nos maisons, nous devons prendre, si ce n’est déjà fait, soin les uns des autres. Et des Muses.
Et ne pas attendre.
Comment voulez vous trouver des issues si les muses ne nous inspirent pas ?

Voyez où « on » veut nous mener, avec ces drones pour remplacer les abeilles, ou travaux forcés derrière nos écrans, enfermés derrière nos parois de verre. 

Je ne saurais trop vous conseiller la lecture du livre de Zamiatine , « Nous autres « , il contient pratiquement tous les ingrédients de notre chute. Il ne dit pas comment nous allons en sortir. Là, cela ne tient qu’à Nous.

Franchir les eaux noires

Je vous le disais, toutes les sciences fictions sont battues, c’est la Terre et la Vie qui sont en jeu. Quel est donc l’enjeu ? Nous ne sommes que des minuscules éléments au sein d’un corps, comme des globules examinées au microscope, surveillés, analysés, filtrés dans nos moindres mouvements et contacts, échanges d’informations, manigances et projets, tout cela générant du flux, des courants collectés allant dans un sens ou dans l’autre, vers la droite ou vers la gauche. Qui peut-il y avoir derrière cet appareil de surveillance globale si ce n’est des robots collector de données, écumant des intentions et des volontés, des idées et des pensées, de ce qui provient in fine de l’Esprit ? Tiens donc, nous revoilà. Sommes-nous rouges ou blancs, servons-nous ceux-ci ou ceux-là ? Au service de quelle puissance étrangère opérons-nous ? Voilà ce que les intelligences services veulent savoir. Parce que cela a toujours été la guerre, ou la lutte, et qu’il n’y a jamais eu de trêve, ou si peu. C’est la Loi. Il y a toujours des vainqueurs et des vaincus, des malheurs et des bonheurs.

Serons-nous capables de dépasser cet état de fait ?

On fait croire aux jeunes gens que les jeux sont innocents, et qu’ils peuvent en toute impunité détenir des appareils de géolocalisation, alors que désormais on sait très bien que tout ceci fait partie de la surveillance globale, comme ces flux d’avions ces tankers, ces camions, ces autos, toutes pucées et ces boites noires comme les ordiphones collées a notre peau. Poke ère.

j’imagine que selon notre couleur, ou camp, rouge ou blanc, base, identifiée et marquée comme telle, il est facile pour un Grand Œil de savoir qui parle avec qui. Qui communique avec qui.

Ainsi c’est un jeu de piste et de chasse qui s’instaure. Pour pouvoir entendre, poser des écouteurs, savoir qui dit pour et qui dit contre. Et le pense. Il se dessine une carte de données sur le territoire.

Les stratèges, les puissances, les empires qui se font la guerre à tous les niveaux, monnaies, innovations, matières premières, ressources, semblent avoir besoin de savoir à quels humains ils ont affaire dans le champ de bataille, dans ce moment précis, puisque pour l’heure l’humanité ne vit pas comme si elle était un Seul. Mais lutte pour un objet très étrange, qui serait la vérité absolue effaçant toutes les autres. Il s’agit donc d’un rapport de force installé dans le monde plus que d’un jeu anodin et plaisant, et que dans cet enjeu terrifiant, c’est le sacrifice qui est exigé, au prix du sang, dans cet objectif de laisser un vainqueur et des vaincus.

Sommes-nous prêts à perdre notre vie pour des idées, des croyances, de la foi ? Pour prouver ce que nous sommes ? Ou pour le trouver nous-mêmes dans ce jeu éprouvant ?

Entre parenthèses, regardez combien les hommes se battent pour affirmer leur identité, au sein d’un groupe, et d’un groupe face à un autre. Comme une nécessité d’affirmer cette première personne individuelle ou collective, ou chacun pense trouver la sienne dans un collectif qui le reconnaît.

Nous ne venons pas de nulle part, nous allons quelque part. Nous avons besoin les uns des autres pour reconstituer ce que nous sommes en Vérité, après avoir franchi les brouillards épais de notre ignorance, de nos errances et divers tâtonnements. C’est ça le Chemin. Il se forme au fur et à mesure. Mais il ne ne fait pas n’importe comment, sans savoir de quoi il s’agit. Il ne s’agit que de Nous, cet ensemble de tous les sujets conscients. Parce que nous nous connaissons.

La ruse du Monde est de nous égarer. Ruse ou plan diabolique ? Dans le noir tout peut paraître diabolique, sauf si nous avons une lumière intérieure qui nous éclaire. Celle-ci ne manque pas de nous réveiller et donc de nous effrayer grandement.

Passerons-nous, ne passerons-nous pas ? Tel est l’Enjeu.

Demandez donc à Charon. Si toutefois il est encore de l’autre côté. Et qu’il n’est pas tombé lui aussi dans les pommes.

Rassurez vous quand même…même s’il fait froid.