Au nom des P7res

Nous sommes arrivés au bout d’un grand cycle. D’une nouvelle ère. Regardez derrière vous combien les histoires nous ont façonné et ont conçu la terre, les conditions terrestres, comme une impressionnante mécanique. Qu’en sera-t-il dans dix mille ans ? Il y a bien eu nettement plus de millénaires derrière nous, pour que nous en arrivions à ce point précis du temps. Temps très spécial, d’un Jeu ou d’une Naissance. Il serait venu le temps où la terre s’ouvre enfin vers l’univers. Qu’est-ce à dire ? Les anciens, les premiers hommes auraient-ils été naïfs au point d’ignorer de quoi il s’agit ? Univers intérieur et univers extérieur. Sentiment de la séparation de la partie et du tout. Absence de l’homme et de son âme, de cette unité qui lui fait défaut ?
Les temps historiques ne seraient que des répétitions d’événements fortuits n’ayant aucun sens précis ? Excepté celui que les hommes lui donnent, en voulant, en cherchant, en fabriquant et inventant toutes les formes d’objets et d’arts, puisant dans la matière les éléments de ces constructions, et pour que cela vive et soit pérenne, se conserve pour les siècles. Nous ne pouvons vivre sans idée, ou croyance, ou vision d’un futur, où nous nous projetons. Sans espérance. Et envie de vivre, et joie de vivre.
N’est pas pensable non plus ce fait là : Nous saurions tout de science sûre, dans une conscience impeccable de ce que nous sommes, en connaissance et sans l’ombre d’un oubli ou d’une défaillance. Nous serions alors en plein milieu des dieux et des anges, des créateurs et décideurs des choses et du bal, nous serions purs amours. Acteurs ou contemplateurs ? Nous aurions engendré un spectacle fascinant et jubilatoire de quoi ? De ce que nous aurions mis au monde ? De cette part de nous-mêmes qui n’est pas nous mêmes ? De cette création ou de cet engendrement ? Voyez comment les dieux opèrent. S’ils mettent au monde leurs enfants, c’est pourquoi ?
Et nous ici, dans ce contexte assez dramatique, que faisons de nos amours ? Pensez vous que dans ces situations horrifiques les pauvres gosses vont pouvoir se relever et revenir vers vous, les bras chargés des cadeaux et des trésors fabuleux qu’ils ont découvert dans ces univers éloignés ? Ces secrets fantastiques enfouis dans les limbes des univers lointains où vous avez voyagé il y a de cela des millénaires, et que vous avez envie de faire découvrir à votre progéniture adorée et adorable.

Nous ne pouvons décider de l’avenir. Rien n’est jamais joué. C’est l’avenir qui décide pour nous et nous appelle, nous rappelle plus exactement, avenir auquel nous répondons, en écho. Ou que nous refusons. Butés et fermés. Jusqu’à la fin de tous les temps et de tous les espaces, nos p7res joueront à cache-cache avec nous. De même que nos mères.
Ils ne peuvent pas se révéler à nous dans un pur et entier éclat de leur être, nous serions fracassés comme écrasés sous les laves et les tempêtes, écrasés des extases même. Nous serions tellement emportés que nous nous envolerions d’un coup sans retour possible dans nos corps. Nous serions nés trop tôt, prématurés. Il n’est pas question non plus de s’attarder indéfiniment dans le ventre de notre Mère, cela la rendrait malade, désolée. Allez donc savoir pourquoi…
Mais tout de même, songez qu’au point où nous sommes, nous avons littéralement effectué la nette séparation d’avec nos origines et nos géniteurs, il n’y a plus de dieu. Nous n’avons plus de dieu devant notre face. Tous les dieux futurs sont ici sur cette terre (et peut-être sur d’autres, mais on s’en fiche des autres inconnus) et nous sommes donc ces dieux, dieux futurs créateurs de nous et des milieux. De nos conditions, du mouvement vers la gauche ou vers la droite, des déséquilibres et équilibres qui nous animent, et nous satisfont.
Ainsi donc nous progressons, nous évoluons ayant marché au bord des gouffres.
Cela vous convient-il comme futur espérant ?

N’empêche qu’il serait largement temps d’envisager un futur libre, moins contraignant que ce présent maladif. Cela suppose tellement de rénovation et de révolution dans nos consciences, que ceci ne peut se faire sans tout le monde, même si à la base, c’est le fait d’un seul parmi nous, le fait de ses mots et pensées qui firent une étincelle dans nos esprits. Ce fait là, c’est le fait intime par excellence du lien intime et inviolable de votre âme dialoguant avec votre âme.

Sat comme satellite

J’ai vu la terre comme un œuf rempli de destins
laissant ici pour toujours nos os et notre sang
nos habits de pourpre nos misères
Nous nous disperserons vers ces confins des univers inconnus,
légers allant au lieux où nos cœurs battent
séparés distants des ombres des sinistres
tombes de métal et de béton
ces flux horaires ces électrons
trains arrêtés des morts pétrifiés
sans fusée ni tuyau
nous passerons la porte du soleil
en pénétrant les profondeurs
de son esprit oiseau migrateur
des yeux doux des chiens
du rire des dauphins
des vagues sur cet océan
qui sera notre corps
vivant

mais avant
il faut que tu saches
Dieu n’est plus
concept vidé de son sens
usurpé de sa voix
par la bouche grimaçante
de tous les Satan menteurs
hypocrites ignorants docteurs
administrateurs du néant
assassins ricanant des malheurs
voleurs vêtus de tous les genres
profiteurs gloutons gras
tombés dans la fange
de leurs mots englués
de crachats.

Laisse ça.
Détourne toi du bas.
Reprend toi.

La Cité

Cela fait toujours un choc de venir dans la Cité. Voir ces flux d’automobiles, ces files, de lampes rouges ou blanches, cette débauche d’ampoules sortant des immeubles dont on ne voit pas le bout, ces reflets sur le bitume qui amplifient les éclairages, et laissent l’impression d’un organisme vivant, dans lequel il est très délicat de pouvoir se mouvoir sans se heurter, passer au vert, stopper au rouge, et trouver sa voie dans la nuit pluvieuse au bord du chaos. Et partout, sur toute le terre c’est le même spectacle urbain. je me demandais comment cela pouvait tenir, je songeais qu’il y a des gens qui essaient d’organiser l’ordre dans cet ensemble, où chaque individu n’a d’autre choix que se plier à la loi du corps sans tête.  

Ou alors ce corps aurait des milliards de libre arbitre ? Cela m’étonnerait. Comment donc cet ensemble arrive-t-il à tenir, cela me semble relever d’une énigme. Par quel subterfuge les hommes en arrivent à un degré de soumission à ce monde là ? Tenus par l’argent, ou par la force des répressions, par une certaine morale diffusée depuis des millénaires, progressivement.  Il a bien fallu que le barbare se plie aux lois de la cité, que le sauvage se civilise, c’est à dire fasse abstraction de ses instincts pour pouvoir supporter cette vie factice, et ce vide, ayant l’apparence d’un monde merveilleux, lumineux, chaleureux et confortable. Quel prix les hommes paient pour pouvoir y subsister, que doivent-ils endurer tous les jours dans leurs labeurs, dans les efforts pour subir le stress, les humiliations des tâches répétitives insensées, des poubelles qu’on vide, des murs qu’on effondre et de ceux qu’on remonte inlassablement, les hommes comme des Sisyphe en nombre. Perdant leur temps et puis tombant inertes devant leurs postes de télévisions et des clowns minables qui y paradent et diffusent leurs messages douteux, leurs promesses trompeuses et leur ruse. Ce monde nouveau calqué sur les élevages intensifs et concentrationnaires, sur l’agglomérat des cellules obéissantes au corps, cellules ayant chacune leur fonction, comme les fourmis ou les ouvrières des ruches, ou même sur un arbre, ce monde, par quoi est-il inspiré ?

Le saura-t-on quand il sera expiré ?

Sait-on mieux ce que fut notre présent une fois que celui-ci est passé ? c’est tout de même assez étrange que nous ignorions ce présent et que nous découvririons ce qu’il fut dans son essence une fois mort.

La conscience, voilà ce qui nous fait défaut. C’est, cela ne peut être qu’une Présence. Avec tout ce que cela suppose comme extension dans tous les sens.

Bien, mais à partir de quel Lieu ? Est-ce la sphère des idées pures platoniciennes ? ou ce royaume des anges ou des dieux, comme d’une Cité quelque part dans les cieux et qu’on cherche à regagner ?

Toc toc

Qui est là ?

Quelle trogne

Les pouvoirs sont féroces par nature, ils ne gouvernent – si on peut appeler ça gouverner – que par méchanceté, cruauté, violence, traîtrise, et ruse. Tout ce qu’ils trament relève de l’occulte, c’est à dire du caché, du secret, du fermé, sous un voile. C’est féodal, malgré les apparences de démocratie. Les gens ne sont que corvéables à merci pour assouvir une volonté et des désirs dans lesquels baignent ceux qui sont habilités, autorisés aux coulisses. Pour ces puissants tout n’est que mise en scène, théâtre de maudits et eux se sentent investis de devoir implacables, exactement comme on opère des saignées, ou farfouille dans ton nez pour en tirer les vers ou d’éventuels virus afin que tu cèdes sous le poids de la terreur. Tu n’a droit que de te taire. Et eux de décider pour toi de ce qui est bon. Ce sont des saigneurs sans aucune pitié. Ils te laissent juste la possibilité de creuser ta tombe ou d’être fusillé si tu ne marches pas. Ils ne sentent égaux qu’entre eux, dans cette guerre des gangs ayant toutes les cartes de leur château en main, château contre château, fiefs contre fiefs. Ils ont des armées décorées d’honneur à leur solde. Leur seul objectif est de ne pas perdre les clefs du château, sachant les convoitises rôdant dans les cercles et les clans autour d’eux. D’où cette méchanceté et ces crocs pour garder leur place. Ils appellent ça gouverner. Le peuple n’existe pas, n’a pas d’existence propre.
Bon, une fois qu’on a dit ça, comment faire pour qu’ils lâchent la laisse ? À quel saint allons-nous confier notre destin pour nous détacher et pouvoir vivre sans être opprimé ? Je songe à ce gouvernement réel des âmes, et des hommes. À celui qui sait où se trouvent les issues et les havres de paix, les pâturages heureux, où nous pouvons voir les enfants évoluer et grandir en se posant des questions et trouvant des réponses, jouer et être dans une joie sans faiblesse. Il faut savoir où se trouve ce qui conjugue le Verbe.
Ce ou celui à qui nous devons aller, qui nous unit et nous gouverne, en nous rendant notre liberté. Et soulève le voile des illusions. Là, vous verrez alors qu’il s’agit de vous dans ses deux visages, la Bête serait terrassée. Et de proche en proche, lentement et sûrement cela gagne la terre.

Qui veut régner ?

Comment marche le monde ? D’abord, se transmirent des bases, cela se fit tout seul au sein des familles et des tribus, des groupes, génétiquement, imitation, mimétisme. On ne choisit pas, on subit la loi commune. Tout ceci passa aisément, presque sans histoire. Parce que la nature est plus forte, et que sa loi s’imposa, nous nous y coulions sans trop de difficultés. Ce n’est plus du tout ainsi. Il y a énormément de chocs entre les groupes, beaucoup d’histoires pour de multiples raisons jamais élucidées. S’installèrent donc des maux considérables, une transformation inouïe de la nature, de même que les lois humaines qui se compliquent, à tel point qu’on en perdit les bases. On a beau philosopher, plus rien ne devient intelligible. Pourtant la simplicité est encore là, mais inaudible. On se trouve face des gouvernements tous aussi absurdes les uns que les autres, et cela pour toutes les nations tendues les unes contre les autres. La loi commune est bel et bien égarée, de même que le bien commun. On peut – après coup – admettre que toutes les lois initiales ne furent que relatives, approximatives, comme des objets fabriqués à la main, imparfaites donc. Fragiles et désarmés, ce ne sont plus les lois de la nature qui nous guident mais des rapports de forces, chaque groupe voulant imposer sa loi, aux autres. De même que les religions ne sont en principe que des écoles de sagesse, elles sont devenues des ensembles de pression en lutte les unes face aux autres, voulant imposer leurs modèles. Et ceci au prix fort de nombreux massacres. Religions divisées en elles-mêmes en tous ceux qui font semblant. Règnent une sorte de mensonge collectif, une hypocrisie, un jeu de masques, des intérêts divergents, un éclatement des familles mêmes, un tissu d’humanité plus ou moins déchiré. Cela ne peut à la longue marcher. Cela préfigure des drames, des histoires finissant mal. Plongés dans le noir profond, tous ensemble. La défiance est globale, et la confiance est minimale. On peine à se comprendre, à trouver les mots justes et entendre ce qu’ils signifient. Cela devient très cacophonique. Dans ces conditions ce sont les dictatures qui s’imposent, sur un ensemble qui se délite.

On en arrive à affirmer que la nature n’existe pas. Puisque Tout est possible, nous pourrions tout recréer de nous mêmes, à notre guise, selon notre volonté. Nous recréer selon nos envies, produire et engendrer des chimères fantastiques, ce qui semble amuser le monde. Si tout est possible, le pire n’est pas exclu.

Possible aussi que notre séjour sur terre ne soit que pour se distraire. Non, ce n’est pas drôle…

Quand on songe à ce qui est réellement drôle, là c’est autre chose, cela nous enseigne, nous enrichit, nous réjouit profondément, au lieu de nous laisser dans un sentiment de vide et de vanité, avec cette envie de ne plus rien dire, tellement cela paraît inutile.

Parmi tous les possibles, il est impérieux de choisir le meilleur des possibles, si on en a encore le choix.

Et cela, à partir de quel gouvernement ? Qui donc doit régner sur Nous ?

méditations sous l’orage

Les scientifiques ne sont pas nés de la dernière pluie.. certains sont malins, d’autres plus sages. Les politiques sont aussi au parfum. et calculateurs. Tout ça, ça fabrique un monde, ou bien ça croit le fabriquer selon leurs vues, leurs planifications, et les stratégies mises en œuvre. Au fond ce n’est pas si compliqué. il y a des visions sur le futur, sur la démographie, des opinions ancrées désormais dans les crânes comme quoi nous serions trop nombreux, et qu’il faudrait réduire, à la fois le co2 et à la fois la population, mais surtout ne pas enclencher une guerre qui nous exterminerait si elle était totale. D’autre part, il faut persévérer dans ce monde de l’argent roi, et des valeurs qui fondent la civilisation, au bord de l’effondrement.

Donc tout stopper dans un sens, et accélérer dans l’autre sens, tel que le prônent hariri et les docteurs du transhumanisme, de l’IA et des spationautes, des voyages sur Mars, favorisant la relance de la machine. Mais de leurs machines à eux et au dépens de la vie des peuples. Ces peuples ne sont que des variables d’ajustement dans le calcul et les équations, des masses, comme des matériaux utilisables. D’où leur cynisme face à la vérité qui crève les yeux. Sans parler du fait qu’ils affichent leurs plans au grand jour, tel que le reset, afin qu’ils ne soient pas soupçonnés de complot.

Bigre… ainsi nous sommes empêchés de nous amuser, ou de penser aller et venir où bon nous semble, mais pas ceux qui auraient les clefs du système. d’où les masques obligatoires, pour que nulle pensée ne perce, les vaccins pour faire croire qu’ils dominent le jeu, et le pass sanitaire comme on contrôle les mouvements des masses.

Où il n’est question que de l’âme et de rien d’autre.

Eh oui, sans cet objet verbal nommé âme, rien ne se passe, se perçoit ou se conçoit, c’est comme si elle était tombée dans un trou noir.

Savoir ce qu’elle est, d’où elle vient et où elle pourrait se rendre, ce qui la fortifie ou l’anémie, ce qu’il lui faut pour se soutenir, cela ne relève pas des décrets du monde, qui n’ont jamais cessé de la tourmenter, de soumettre ainsi tous les hommes à l’épreuve, du bien et du mal.

Mais voyez comme tout s’achève ces jours ci. Phénomène de saturation globale d’une terre arrivée au bout de quelque chose et doit envisager autre chose, une révision incontournable de nos choix, personnels et collectifs.

L’âme est incomplète. Elle ne se complète que par le féminin et le masculin qui s’assemblent. Que ceci ne soit pas un mur pour empêcher l’amitié.

Le Signe de l’Homme

Si le monde déraille, à cela il y a des causes, des raisons, des facteurs qui produisent ces maux, engendrant d’autres maux qui en masquent les causes. Ce qui fait que plus personne ne sait où chercher. Et encore moins redresser la situation périlleuse où nous nous trouvons, la proie de bien des dangers et des souffrances. On peut montrer du doigt telle personne responsable, mais cela ne suffit pas. Ou dénoncer tel propos tenu qui accuse directement celui qui les prononce. Là non plus cela ne résout rien, ne rachète rien. Cela n’éclaire rien.

Un sage, si cela existe, ne prend pas position contre ceux qui se trompent, mentent, ou sciemment nuisent afin de profiter du désordre, non, un sage, un savant éclairé, raisonnable, intelligent, mesuré dans ses propos, et ses jugements, n’affirme rien qu’il ne sache vraiment selon ses critères et sa science. Il a sans nul doute son opinion sur ceux qui commettent toutes sortes de fourberies, mais il sait que les opinions sont douteuses, et sans fondements stables, fonctions des humeurs, des passions, des bêtises, sans vérités scientifiques, et sans raisons, susceptibles de varier selon les courants, les peurs. Les frayeurs, irrationnelles par excellence, ne relèvent pas du domaine scientifique, mesurable. De même que la confiance, ou ces choses propres à la foi. Alors, là il faut être encore plus sage, ou sérieux, si on veut émettre une opinion contraire au consensus ambiant plutôt délétère.

La question première est celle qui touche à la différence entre le mort et le vivant. Certains pensent que la mort est la première question. Non, c’est la relation entre la mort et le vivant qui est primordiale. Ce qui peut être perçu comme une fonction de l’amour, échappant forcément au domaine scientifique objectif, mais non au domaine du sujet, du je qui sait. Et se sait.

Ce monde est empoisonné non seulement par des virus et des bestioles, des parasites, mais empoisonné par tout ce que nous rencontrons de vivant. Il y a là un énorme problème. On dirait qu’il y a un complot du vivant contre l’humanité, le vivant qui cherche à nous éliminer de cette existence et nous force à créer un monde totalement artificiel immortel, nous contraint à prémunir de la mort à n’importe quel prix. Ceci a pour effet que nous tuons tout sur notre passage et nous conduit à la mort, ou à la disparition.

Nous avons perdu le sens du bien commun. Et l’avons transposé dans des fictions monétaires, des fonctions symboliques ou idolâtres, des dieux étrangers aux hommes, des partis politiques auxquels nous devons obéissance parce qu’ils seraient le gage de notre salut collectif.

Mais voyez, on vit un moment de manipulation de masse assez considérable. Cela cache quelque chose, des pensées inavouées, des calculs derrière cette manipulation qui crève les yeux, et nous empêche de voir ce qu’il y a derrière et qui est beaucoup plus grave, que ces enfumages politiques ou idéologiques. Il y a le Signe de l’Homme.

Ce signe est à la fois mâle et femelle, un signe reproducteur, des cellules ou des noyaux qui se reproduisent, des molécules qui passent de l’état inerte à l’état animé. Ou l’inverse ?

Il n’y a rien à dire

Il faut le dire. Pourquoi se bat-on ? Que défend-on ? Contre quelle mort nous acharnons-nous ? Si nous ne savons pas où trouver en nous ce qui est vivant et que nous n’arrivons pas à exprimer ou transmettre à nos congénères, avec ce que cela suppose de compréhension et de réciprocité ? Nous nous heurtons à un mur absurde.
Il ne s’agit dans tous les cas que de la mort effective, ou de son silence. Nous serions comme dans un tombe, sans écho venu d’ailleurs, sans personne à qui parler. Monde muet, monde mort. Alors les hommes empruntent la voie violente pour franchir la barrière de l’autre, comme s’il ne restait plus que cela quand toutes les voies de dialogue sont épuisées. Tout est divisé. Tout devient horriblement sourd. Comme si la guerre était la dernière solution pour résoudre le Mystère de l’être ou du néant, ou que sais-je ? cette volonté de s’affirmer supérieur ? de ne pas briller dans l’univers ? d’avoir ce sentiment de puissance au lieu de celui de se sentir humilié et rabaissé au dernier degré, celui de l’insignifiance, de n’être rien.
Toutes ces mises en scène ne seraient qu’un processus de se voir grandir et vainqueur des choses considérées comme basses et viles, du malheur qu’on accorde au vaincu. Cela fait une boucle de vengeance obligée. La mise en branle de toute une mécanique, de techniques, d’une ruse afin d’inverser le passé malheureux, auquel nul n’a jamais pu échapper. (fatalement si on y pense)
Tout cela au nom d’un Bien. Toujours en son Nom.
Hé, dis, qui voudrait se battre en pensant qu’il agit pour le « mal » ? qu’il est serviteur du mal ?

Mais voyez, le temps où nous sommes ne nous laisse plus aucun choix. C’est trop catastrophique partout, à quelque niveau de questions qui se posent et sont sans solutions évidentes. Il n’y plus qu’une défaite généralisée de tous les hommes face à leur mort programmée, dans l’hypothèse où nous tous continuons dans ces voies du passé. Nous passerions à côté de notre vie réelle, enfermés dans une tombe à jamais.
Mon Dieu, quelle angoisse sera-t-elle capable de nous faire réagir ? et poser nos armes et bagages sinistres ? Penser à un nouveau départ, à d’autres horizons.
Adam perdrait-il Eve à jamais ? je veux dire, les corps humains seraient-ils à jamais séparés de cette dimension spirituelle qui les inspire et leur donne sens ?
Voyez, la politique, et sa philosophie, seule est stupide, elle ignore combien la manipulation est diabolique.

Repos

À quoi bon enfoncer des portes ouvertes ? Les choses sont simples. Il n’y a que deux états. l’action ou le repos. Quand tu dors, tes cellules s’activent, et cela te repose. Quand tu t’actives, tes cellules se reposent-elles ? Ce n’est sans doute pas le cas, elles subissent une sorte d’épuisement selon tes activités, qu’elles vont essayer de réparer pendant ton sommeil, pendant que tu les laisses agit à leur guise parce qu’elle savent mieux que toi ce qu’elles ont à faire, pour leur existence propre et les relations qu’elles entretiennent entre elles. Mais elles forment un tout cohérent et vivant, obéissant à une harmonie quasiment absolue, et infaillible. C’est pour cela que le sommeil est absolument vital, et que la perte du sommeil est mortelle. Du moins, cette perte du repos profond, de la sérénité intérieure, psychique, ou de l’âme. Les tourments, les angoisses, les peurs, les chocs de toutes sortes, les mots violents, les désordres verbaux, les doutes, tout cela te mine, et affecte ton corps, cet ensemble ayant son autonomie et son signe unique. Sa vérité propre et sa raison d’être, de même que sa finalité ou son évolution, sa loi. À un autre niveau, nous serions comme les cellules d’un corps plus grand, un Nous qui fait société, et auquel nous donnons de l’existence par nos efforts. Existence n’est pas le mot juste. Serait-ce l’harmonie le mot ou la fonction ? Mais comment rendre cette « accord » au monde s’il n’existe pas en ce que chacun d’entre nous est censé posséder ? Si je suis chaotique, ou destructeur ? C’est là le point crucial de toute orientation négative ou positive du monde, l’importance du sujet en quête de lui-même, en ignorance du « je suis ». Autre question : quel serait ce « grand Sujet » qui mine les petits sujets et qui les oppresse ?

Si je dois ma vie à « nous », nous devons notre vie à un sujet plus grand qui se trouve en chacun d’entre nous, à condition de le trouver et de le servir, de le connaître donc, ce qui est impossible dans le coma de notre esprit. Ou dans la seule matérialité des choses. Dans le mensonge générant toutes sortes d’illusions et d’oublis. d’où l’importance de ne pas se tromper de Sujet dans nos propos. De quel sujet s’agit-il à ce sujet ?
Nous avons perdu beaucoup en nous encombrant d’objets inutiles et de concepts ou de mots, dans une confusion sans joie véritable. Tout cela a pour effet que le « nous » est oppresseur, et que nous courrons courant à notre perte.
Faire peuple ne suffit pas. Si le peuple ne sait pas Ce pourquoi chaque homme doit savoir de lui-même. Et qui se trouve dans le repos en phase avec le mouvement.