D’où nous viennent ces quelques lumières qu’ensuite avec nos mains nous transformons en pâtés en croute ?
L’IA sans Moi.
Pensée fragile.
Phénix
Vie mystérieuse.
Tout est vivant. C’est simple.
Mais dans ce tout vivant il y a une certaine et relative mort des corps. Qui semblent devenus inanimés, à l’échelle des moindres cendres. Celles-ci ne ne raniment pas d’elles-mêmes. C’est le Tout qui les raniment, ranimant la partie.
Comment et pourquoi, sous l’effet de quelle volontés ou nécessités, évident que je l’ignore.
Ceci évoqué, concerne cet aspect des objets apparents de notre monde. Mais il y a cet autre aspect des choses, et dont le philosophe parle c’est cet esprit qui ne se laisse pas circonscrire. Guère plus que le réel de la matière, on peut en faire le constat simple.
Où ça se complique c’est ce lien entre matière et esprit, et le langage.
On peut lire des choses assez sidérantes de vérité chez un penseur physicien et philosophe qui flirte avec une certaine spiritualité sans Dieu.
Hélas, sans non plus le voir faire un saut vers une dimension spirituelle qui précède celle de nos corps présents. Pour ne pas succomber à une pensée et croyance toutes faites ? À des définitions qui s’avèrent insuffisantes. Ou gratuites si elles ne confèrent pas un certain pouvoir sur les choses.
Ça se trouve à côté de cette volonté de percer les secrets ?
Où il est question de preuve ou de doute
Les mots finissent toujours par révéler le fond des pensées, les ombres, les doutes et les redoutes, les erreurs sur lesquelles on s’entête.
Un savant philosophe emploie le mot « réel » avec des pincettes, des précautions et des guillemets, en espérant que cela fasse consensus autour d’un objet, comme preuve d’un phénomène réel.

L’objet ne peut rien prouver du réel, de la nature de celui-ci. C’est le sujet, en fonction de sa conscience, qui lui rend son signe, lui donne le sens, et par le langage ou l’image, exprime une copie du réel, une cartographie plus ou moins proche, plus ou moins vraie.
Sujet qui en lui-même est objet, disons dans son temps d’appréciation de son milieu, son espace intérieur et extérieur, sujet qui semble se dissoudre complètement et n’exister que par relativité.
Ceci est sensé : le sujet existe par l’ensemble des subjectivités, mais aussi réciproquement. Forcément. L’ensemble n’existe que par le particulier.
Autrement dit, rien n’est réel sans moi. Et le moi n’existe pas sans l’ensemble des sujets-êtres, et ces êtres objets-sujets n’ont de sens que par le moi vivant, voyant, et reconnaissant.
Sans ces conditions, on recouvre d’un voile les objets et les gens, on déguise et transforme leur réel, et manipule les sujets comme des objets. Avec des mots inappropriés ou des intentions troubles, des montagnes de textes qui ne sont pas toujours lumineux.
La barrière entre scientisme et science est vite franchie, de même qu’entre dogmatisme et vérité.
À quoi cela tient tout ça ? Toutes ces déformations du vrai qui font que nous passons à côté du réel spirituel.
***
Alors je pense à ceci : Un jour vous recevez une lumière spirituelle, indubitablement lumineuse, peu importe sa provenance. Vous essayez de garder sa flamme, et de susciter son retour. Et sa diffusion dans le monde. Répété, ce n’est plus accidentel. Quelque chose de situé au-dessus de nous et nos erreurs vient nous parler.
Est-ce que nous le recevons comme il faut ?
Nous&Je
Duel entre poids lourds de sens.
Quand Popper s’opposait à Schrödinger, il s’agissait au fond de dispute sur le sens des mots, sur l’esprit. On retrouve ce problème là entre les spiritualités d’orient ou d’occident, qui en plus se disputent entre elles. Comme dans les groupes politiques d’un même bord.
La Raison n’est pas suffisante, pareil que la Foi. Ceux qui ne croient pas comme nous ne peuvent avoir tort.
Alors sur quoi pourrions nous fonder si nous voulons poser un jugement ou survivre à toutes ces déchirures d’une humanité censée être « une » dans son esprit ? Déchirures qui par voie de conséquences nous mènent à ces situations catastrophiques malheureuses, à la fois pour les vivants et pour les morts.
Logique du vivant qui par définition ne peut être mort, mais dans un autre état et un autre lieu, que nous pensons mort, ou absolument bienheureux une fois mort.
Je reviens une seconde sur cette pensée là : nous nous contenons tous les uns et les autres dans le Même Être. Et si ce même ne s’entend pas ? Cela voudrait dire que ne règne que le chaos destructeur, suicidaire de lui-même.
Non, cela n’est pas cohérent.
Les anciens mythes parlent mieux que certaines philosophies. Chaos S’est scindé en Gaia et Eros, comme une Terre-Matière et une Vie-Esprit, Adam et Eve, pour faire le lien entre les divers horizons culturels. Ou Yin Yang. ( Tao, Kao, chaos , quel mimétisme)
Même la Science n’échappe pas à la lecture ou vision mystique qui la divise dans nos esprits, si nos esprits ne s’accordent pas à l’Esprit. ou à cet aspect de Méta-physique incontournable.
Popper le savait mais rejetait la métaphysique. Il acceptait cependant le métalangage, sans pourtant « parler ainsi » . Or il m’apparaît que le métalangage est le poétique, la musique, la peinture, sans raison à proprement dit, avec les dangers, inhérents à la démarche irrationnelle, de la folie.
Ce n’est pas parce qu’on fabrique des bombes A ou H qu’on connaît la Matière dans sons essence ou son Esprit chaotique. Ce n’est pas non plus parce qu’on envoûte des foules qu’on possède leur Esprit confus, et leurs désirs de vie, leur Eros. Qui ressort tragiquement par Thanatos.
Schrödinger était croyant, Popper refusait toute croyance, il s’avère donc qu’il était très sectaire. C’est tout de même une certaine faute. Si commune. Tellement répandue.
La Science dans quel Esprit ?
Dans quel Esprit Objet ? Esprit Sujet ? Assujetti à Quoi s’il doit se taire.
Que veut dire parler dans le vide ? Ce n’est guère motivant. Ainsi nous sommes nombreux dans le désert de ces solitudes closes de nos mois respectifs qui forment le Sujet en Question.
En Quête de solutions ? Selon quelle langue, quel outil qui déverrouille nos bobines de méninges parcourues d’électricité naturelle, et où le Problème n’est peut-être pas posé. Ou bien mal perçu.
Le pire, c’est que tout le monde a raison mais a perdu l’Esprit. Confondu.
Les uns ne prennent que cette part de calcul intelligent qui donne ces bavardages de l’IA, comme un instrument de puissance. Et les autres, que font ils dans leurs spiritualités soumises ?
Quoi ?
à propos de Science
Lisant un philosophe des sciences qui faisait partie du gratin le plus haut du 20 ème siècle, qui avait pour interlocuteur des gens comme Einstein, Bohr, Schrödinger, Hayek, Gödel et j’en passe, je me disais qu’il devait savoir et donc détenir des bribes de vérité. Fondées sur ces équations profondément complexes, et sur des preuves.
Or il n’en est rien. La vérité reste absente. Il n’y a comme résultat que des conjectures, ou des hypothèses douteuses. Celles-ci étant chacune formulées à leur sauce strictement personnelle.
Mais ça cloche. L’analyse des termes et des énoncés reste dans le brouillard du non sens, malgré les contorsions langagières.
On en est tous au même point d’ignorance. Même les plus savants.
Je passe sur les discussions triviales donnant lieu à des disputes acharnées où le bon sens ne s’y retrouve plus. Où les termes pourraient être remplacés par d’autres, avec les effets évidemment modifiés dans nos entendements respectifs.
Ainsi ce philosophe en question emploie le mot Théorie comme outil universel d’adaptation de tout organisme vivant. Sans préciser la nature du vivant. Et la frontière qui le sépare de l’inerte.
Récusant le subjectif pour affirmer l’exclusivité de l’objet jusque dans le sujet, il est bien obligé d’escamoter le spirituel, remplacé par une série ou un ensemble logique mathématique structurant la totalité des organismes. Jusqu’où ? Cela il ne le dit pas.
Mais il se situe dans la veine d’un Russell qui pose les problèmes avec le même a priori que lui. Grosso modo, la totalité, de même qu’une partie, un organisme, est une Machine dotée de Théorie. Et le savant théoricien doit pouvoir avoir accès à ses clefs de fonctionnement. Le théoricien précurseur de la Machine n’ayant pas priorité, sur celui (humain ou autre ) qui détient les mêmes théories. Bref, l’univers lui ayant révélé tous ses secrets, il est son égal, à une échelle moindre, un microcosme aussi puissant.
En quelque sorte, l’idée de ce savant tient à des principes simples et du non dit. Sachant le fonctionnement de la partie, il possède la partie, et comme le tout est un ensemble de parties, il possède le tout.
L’utopie ici est grossière. Mais on la retrouve exprimée par l’IA. C’est à dire une Machine qui découvre ( possède) elle même, et sous l’impulsion de ceux qui l’informent, ses clefs de fonctionnement. Mécanique cosmologique ou totalité objet, sans nécessité d’existence de sujets pensants et mortels, en quête d’eux-mêmes.
En somme nous aurions bien pu ne jamais voir le jour, cela serait strictement la même chose. Au fond, nous ne serions que des Riens.
Eh bien non.
Ce n’est pas très « angélique » tout ça. Cela soulève des questions conséquentes, comme celles du langage, et de la psyché, du spirituel, de la liberté aussi. mais ça irait un peu trop loin d’en parler ici.