L’amour à l’épreuve de la vérité

C’est toujours pareil, c’est l’amour qui souffre, ou doit souffrir, subir ces épreuves de vérité, être absolument vrai face au néant, à l’anéantissement ou à la mort. De quoi avoir peur, de ces forces destructrices qui dominent sans aucune pitié. Pour que nous trouvions en nous ces seules ressources et forces aimantes, et que nous ne mourrions pas. Pour que la mort ne nous affecte pas en notre âme.

Rien ne peut être faux dans la nature, ce qui nous précède. De même qu’un arbre n’a pas besoin de médecin, et que face aux attaques dont il est la cible, il déjoue les pièges naturels. Il est son propre médecin. Il ne peut rien face à la hache. Que pourrait bien être un arbre seul sur une terre sans habitant ?
Il s’agit de nous, dans tous les cas. C’est nous qui avons à tout faire, apprendre, comprendre, créer, intégrer, chercher et faire vivre la nature qui nous manque. Cette Nature est Amour pur.
Ceci n’est pas tellement raisonnable, dans le sens d’être raisonnée, mise dans des cases. Et des concepts logiques qui seraient censés les contenir dans une vérité entière et suffisante. La raison pure est limitée.
Au delà de ça, il nous reste à nous pencher sur le fond de nos amours manquants qui nous rendent très maladifs, et tenter de les retrouver, ces âmes mortes, ces morts qui nous tuent.
Tenez, bizarrement, pourquoi a-t-il été dit d’aimer ses ennemis ? Cela ne veut en aucun cas dire d’aimer les maux qu’ils nous infligent, mais d’en tirer le signe de notre vérité imposée, de nos passés, des maux et des erreurs, des souffrances que nous avons pu produire hier ou il y a dix mile ans, ou pour le moins, de nos carences présentes.
L’amour doucereux est trop faible pour être vrai. L’amour doit être un Roc.

Quel est l’agent, le déclencheur de cette cristallisation de notre âme ?

À mon idée, il s’est multiplié. Eh eh …

Tohu Bohu

Échouer si près du but, ce serait horrible.

Le but ? Tout le monde semble si buté.

Oui, tout le monde campe sur ses positions. Personne ne lâche du lest. Les uns s’agrippent à leur étoile, les autres à leur classe ou leur caste, un autre fixe la croix ou psalmodie des chants assassins. Bref, le monde se dévore au nom d’un même Dieu que personne ne voit plus ou n’a jamais vu. Et pour cause. Comme tout le monde, il fuit les lieux maudits.

Personne ? Si, tout de même, mais ce n’était pas des hommes ordinaires et on ne les a pas compris. On a fondé des religions qui par leurs mots, obligatoirement furent en opposition les uns les autres .

L’opposition, la différence, qui devaient enrichir la connaissance sont venues faire obstacle à la compréhension et finalement nous montrent une chose : la faillite des hommes livrés à leur seul jugement .

Qu’est-ce que cela signifie ? C’est simple. Tout est lié. Le jugement, le regard de l’un est fonction du regard de l’autre et tout être est lié. Il appartient à la vie. Étant coupé, il appartient à la mort.

Entendez-vous ?!

Si vous vous entendez, vous entendez le nom du Dieu de l’autre, de même le vôtre. Sinon, même celui-ci vous laissera tomber. Il peut ça. Et vous passerez inaperçu .

Dieu partagé. Terre partagée. C’est la justice.

La guerre, comprend qui veut, c’est le chant du tréfonds , des entrailles de la Terre. Ce n’est pas à voir sous l’écorce terrestre , mais dans le fond sub-matériel, inférieur, les enfers. La guerre et la sexualité ont une base viscérale identique. Mars et Vénus .

Rien à craindre des enfers. Suffit de ne pas accorder une importance exagérée à leur voix.

Et surtout tourner son regard vers le haut, ainsi tout enfer est sans effet.

Ceux, qui comme Orphée, jésus, etc. les ont franchi ont accompli leur travail salvateur.

L’humanité « ordinaire », non spécialisée, non initiée ou non informée n’a pas à y aller. Si elle y tombe, y succombe, atrocement, sans que ce soit de sa faute, elle sera toujours délivrée. Les humains normaux n’ont donc pas à s’en pré-occuper.

Il suffit qu’elle vive sur terre la loi d’amour.(ex: Jésus ) qu’elle respecte la loi humaine si elle ne contrarie pas la loi divine, (ex : Moïse), qu’elle vive l’Esprit de la Lettre des textes sacrés de partout.

Et connaisse le chant du Tohu-Bohu .C’est la voix de la Terre ; et si vous aimez la musique, il y a un chant aborigène d’australie qui fait « chanter » ce MOT à leur instrument ; comme quoi, il n’y a pas que chez les hébreux qu’est apparue la « notion de chaos « .

Le but ? C’est un bon début : tou-bou. Tout de boue… alors debout… par les deux bouts … « parle debout » …